Var. A quel choix vos conseils me doivent disposer
En corrigeant ce vers dans l'édition de 1682, Corneille s'est écarté d'un usage, à peu près trénéral au xvne siècle ; lorsqu un pronom personnel était complément d'un infini. if dépendant d'un autre verbe, ce pronom se plaçait avant ce verbe, et non pas, comme aujourd'hui, immédiatement devant l'infinitif. C'est la construction que Vaugelas préfère « comme plus usitée ».
5. Rigoureusement il faudrait répéter de avant troubler. Mais cette ellipse n'a rien de choquant ; on la retrouve même en prose chez Corneille (V. Lettre à M. l'abbé de Pure, 25 ;:oût 1660).
Voltaire pense que troubler n'est pas le mot propre. Il l'emploie cependant lui-même dans une acception analogue :
Un vieillard, qui succombe au poidsde ses années, Peut-il troubler ici vos belles destinées?
(Zaïre, III, 6.)
• 6. Var. Et jamais potentat n'a vu sous le soleil
Matière plus illustre agiter son conseil.
7. « L'usage veut aujourd'hui que délibérer soit suivi de sur, mais le de est aussi permis ; ... je crois que la règle est de pouvoir employer de quand on spécifia les intérêts dont on parle. > (Volti. — Cf. Pascal : « C'est une chose déplorable de voir tous les hommes ne délibérer que des moyens et point de la fin. >