‹ PompéeChapitre 68 sur 203 · Var. De mon trosne dans l'âme elle prend la ma I · texte numérisé non relu

Var. De mon trosne dans l'âme elle prend la ma I

A la scène suivante Corneille exp.i ts auxquels 1 I

ici allusion.

2. Fumées, dans le sens de, transport qui agite le cœur, le cerveau, est une expression tiuurée qui a passé dans la langue courante. Mais la métaphore devient défectueuse en se prolongeant, "en se précisant trop, en introduisant, dans une id- e moral'-, un fait tout matériel (poussent déjà dans l'air). Une image analogue, dans Nicomède (II. 3), prête à la même critique :

I aissez moins de fumée a vos feux militaires, ht vous pourrez avoir des vidons plus claires.

3. Ptolomée, avec cette lâcheté hypocrite que mus avons déjà chez ce personnage, a dissimule devant Achillas et Septime le •

motif de sa haine contre Pompée; il désire sa mcrt dans un calcul d'ambition personnel e, qu'il laisse deviner à Bon confident Photin ; il n'ose

aller au bout de sa pensée, mais il amené adroitement Photin a en tuer la conséquence logique.

i. Lu feu roy vostre père. Voltaire remarque avec raison que 1 expression est « trop prosaïque ».

o. T'a)-. Son hoste et son ami qui l'en vonloit saisir.

— Saisir quelqu'un de, est une locution empruntée à la langue de la jurisprudence, plusieurs fois employée par Corneille, qui a peut-être des réminiscences île sa profession d'avocat.

6. Déplaisir au xvn« siècle avait une signification beaucoup plus forte qu'aujourd'hui (Voy. plus loin, v. 1 163). Cf. C< rneille, Examen d'Horace : « Pour émouvoir puissamment (au théâtre), il faut de grands déplaisirs, des blessures et des morts en spectacle. » Racine, Andromaque (I, 1 ..

Parmi les déplaisirs cù nun âme se noie.

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