ACTE I, SCÈNE II
Sçachant que de mon père il a le testament, 215
Elle ne doute point de son couronnement, Elle se croit déjà souveraine maîtresse D'un sceptre partagé que sa bonté lu y lais! e,
Et, se promettant tout de leur vieille amitié,
De mon trosne en son ame elle prend la moitié ', 220
Où de son vain orgueil les cendres rallumées.
Poussent déjà dans l'air de nouvelles fumées 2.
PHOTIN
Seigneur, c'est un motif que je ne disois pas3
Qui devoit de Pompée avancer le trépas.
Sans doute il jugeroit de la sœur et du frère 225
Suivant le testament du feu Roy vostre père4,
Son hoste et son amy, qui l'en daigna saisir5 :
Jugez après cela de voslre déplaisir 6.
Ce n'est pas que je veuille, en vous parlant contre elle \
Rompre les sacrez nœuds d'une amour fraternelle8 : 230