Var. s'il est, sire, encor temps de vous en repentir
3. Vertu a ici le sens latin de, sentiments L'énéreux, tiers, i if
noble naissance. — Enfler le cœur iTun^ haute vertu B'explique donc par analogie avec les expressions admises dans le style soutenu; enfler le cœur d'orgueil, d'espérance, de
i. Votre i rgueil revêtu. Cf. la même image dans Molière: El '|ue i ar eux son sort de splendeur revêtu Faii gronder le n.érite et rougir la vertu.
(Misant h., I, 1.)
5. y était pour, si ce n'étoit est une expression vive et conci e qu> Voltaire a tort de condamner comme appartenant « au style le plus familier. » Corneille l'a plusieurs fois employée avec bonheur:"
.lo le trou vois en vous, n'eiitt été la !>as-es-=e Qui po r ce cher rival eonire moi s'intéresse.
(Sert. .IV. 2.)
6. Rien n'a pas ici le sens négatif, mais il est pris dans l'acception positive'de, une chose, quelque chose, la seule que reçût le mot dans la vieille langue : «La doulce rien qui lausse amie a nom.» (Chatel.de Coucyj.
El iens amoureux plein de joie, El tens où tule riens s'esgoie.
( r.oman de ta Rose.)
Quand ce peuple insolent qu'enferme Alexandrie Fit quitter au feu Pioy son ïrosne et sa Patrie, 290
Et que, jusque dans Rome, il alla du Sénat1 Implorer la pitié contre un tel attentat, Il nous mena tous deux pour toucher son courage2, Vous assez jeune en cor. moy déjà dans un âge Où ce peu de beauté que m'ont donné les Cieux 295
D'un assez vif éclat faisoit briller mes yeux 3. César en fut épris, et du moins j'eus la gloire* De le voir hautement donner lieu de le croire ; Mais, voyant contre luy B le Sénat irrité, Il fit agir Pompée et son authorité. 300
Ce dernier nous servit à sa seule prière, Qui de leur amitié fut la preuve dernière. Vous en sçaveï l'effet, et vous en jouissez0. Mais pour un tel Amant ce ne lut pas assez : Après avoir pour nous employé ce grand homme, 305
Qui nous gagna soudain toutes les voix de Rome, Son amour en voulut seconder les efforts7, Et, nous ouvrant son cœur, nous ouvrit ses trésors. Nous eusmes de ses feux, encore en leur naissance.