ACTE II, SC -NE I
Et si sa diligence à ses feux esl égale,
Ou plùtost si la mer ne s'oppose a sos feux1,
L'Egypte Je va voir me présenter ses vœux.
11 vient, ma Charmion, jusque dans nos muraill • 403
Chercher auprès de moy le prix «le ses batailles,
M'offrir toute sa gloire, el soumettre à mes loix2
Ce cœur ot cette main qui <• unmandent aux Rois3,
Et ma rigueur, mcslée aux faveurs de la gui
Fcroit un malheureux du maislre de la Terre. 410
C H ARMIO X .
J'oserois bien jurer que vos charmans appas4
Se vantenl d'un pouvoir donl ils n'useront pas,
Et que Le grand Césarn'a rien qui l'importune,
Si vos seu es rigueurs ont droil sur sa fortune.
Mais quelle esl vostre attente el >\ur prétendez-vous, 415
Puisque d'uni' autre femme il esl déjà l'époux,
Et qu'avec Calphurnie8 un paisible Hyménéi
Par des liens sacrez Lienl son .une enchaisnéc?
CLE OP \TP.K. f \JV
Le divorce0, aujourd'huy si commun aux Ko:n lin^s
!. Faut-il voir dans l'opposit'on de es deux mots/l^r, feux] une pointe analogue à «elle que Corneille prête plaisamment ail fcofl
Souvent l'omle irrite la flamme?
2. C'est en effet le langage que tiendra Cé«;ar, « le galant chauve » au IVe acte, scène 3.