‹ PompéeChapitre 90 sur 203 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

CLEOPATRE, ACHORÉE3, CIIARMIOX

CLEOPATRK.

En est-ce déjà fait, et nos bords m ilheureux

Sont-ils déjà souillez d'un sang si généreux4?

\i. HORÉÉ.

Madame, j'ay couru par vostre ordre au riv. -

J'ay veu la trahison, j'ay yen toute sa rage8, 450

i. Manie (du grec ^.avia), sens primitif de, folie, égarement d'esprit. Cf. Corneille:

Maudite ambition, détestable manie.

J.-B. Rousseau :

Tel aux premiers aecis d'une sainte manie. Mon esprit alarmé redoute du génie L'assaut victorieux.

(Cid, II. 3

(Od.. III. 1.)

2. Voltaire: «Il semble par la phrase qu'il s'airisse d<* la vertu séduite de Pompée; et c'est de la vertu séduite de Cléopâtre. » Cette interprétation ne peut se soutenir; c'est a Pompée qu' 1 l'au' rapporter ces mot . séduite. Que signifient-ilsl «Ni us iioyons, dit Palis^ot, que Corneille s'est mal expliqué, mais qu'il a voulu dire, sa contianee a laquelle on tend un piège. En effet, l'ompee tombe dans le piège que lui tend la perfidie de Ptolomée: sa bonne foi séduite ne rencontre que des assassins où il se flattait de trouver un asile.»

3. Achorée, dont Corneille fait un ècuj-er de Cléopâtre, e<t dans Lucain un des Conseillers de Ptolomée. C'est un prêtre vertueux du Dieu Apis, qui prend en main la défense de Pompée :

Consilii vox prima fuit; meritumqne nMemque, Sacraque defuncti jactavit pignora patris.

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