‹ Pompee, tragedie de P. CorneilleChapitre 35 sur 122 · C.LÉO PATRE · texte numérisé non relu

C.LÉO PATRE

Hélas î sur son visage ,

Rien ne s’offre à mes yeux que de mauvais présage!... Ne nous déguisez rien , parlez sans me flatter : Qu’ai-jc à craindre , Achorée , ou qu’ai-je à regretter ?

Achorée.

. Aussi-tôt que César eut su la perfidie, , ,

Cléopâtre.

Ce ne sont pas ces soins que je veux qu’on me die.

Je sais qu’il fit trancher et clorre ce conduit ,

Par où ce grand secours devoit Être introduit.

Qu’il manda tous les siens pour s’assurer la place Où Photin a reçu le prix de son audace ,

Que d’un si prompt supplice Achillas étonné ,

S’est aisément saisi du port abandonné ,

Que le Roi l’a suivi , qu’ Antoine a mis à terre Ce qui dans ses vaisseaux restoit de gens de guerre.

Que César l’a rejoint ; et je ne doute pas Qu’il n’ait su vaincre encore et punir Achillas.

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