CLÉOPÂTRE, LAONICE
Cléopâtre.
y i h n n e n t-i l s , nos amans ?
Laonice.
Ils approchent , Madame On lit dessus leur front l’alégresse de l'ame :
L’amour s’y fait paroître avec la majesté ;
Et, suivant le vieil ordre en Syrie usité ,
D’une grâce en tous deux toute auguste et royale,
Ils viennent prendre ici la coupe nuptiale.
Pour s’en aller au temple , au sortir du palais ,
Par les mains du grand - prêtre être unis à jamais : C’est-là qu’il les attend pour bénir l’alliance.
Le peuple tout ravi par ses vœux le devance.
Et pour eux à grands cris demande aux Immortels Tout ce qu’on leur souhaite aux pieds de leurs autels. Impatient pour eux que la cérémonie Ne commence bientôt, ne soit bientôt finie.
Les Parthcs à la foule aux Syriens mêlés ,
Tous nos vieux différens de leur ame exilés ,
Pont leur suite assez grosse, etd’une voix commune Bénissent à l’envi le Prince et Rodogune....
Mais je les vois déjà; Madame, c’est à vous A commencer ici des spectacles si doux.