II O D O G U N E
Pour m’exposer à tout, achevons l’hyménce...
Cher frere , c’est pour moi le chemin du trépas -,
La main qui t’a percé ne m’épargnera pas , je cherche à te rejoindre , et non à m’en défendre , Et lui veux bien donner tout lieu de me surprendre. Heureux , si sa fureur qui me prive de toi Se fait bientôt connoître en achevant sur moi >
Et si du Ciel , trop lent à la réduire en poudre.
Son crime redoublé peut arracher la foudre....
Donnez-moi...
R O D o G UNI, l'empêchant de prendre la coupe.
Quoi! Seigneur!
Antiochu s.
Vous m’artStez en vain.
Donnez.. •
RoDOGVNI.
Ah ! gardez-vous de l’une et l’autre main i Cette coupe est suspecte > elle vient de la Reine î Craignez de toutes deux quelque secrete haine. Cléopâtre.
Qui m’épargnoit tantôt ose enfin m’accuser !
RODOGUNE
De toutes deux , Madame , il doit tout refuser.
Je n’accuse personne et vous tiens innocente »
Mais il en faut sur l’heure une preuve évidente.
Je veux bien à mon tout subir les mêmes loix ï O n ne peut craindre trop pour le salut des Rois ; Donnez donc cette preuve , et pour toute réplique ,
Faites faire un essai par quelque domestique.