LA CAMPANIE
Nous partîmes de Naples pour Pompéi à l’automne de l’année 1827. Nous nous reposâmes un instant à Résine pour franchir la montagne dans la direction du Sauveur, et pour observer le cratère du Volcan , la terreur et la merveille de la' Campanie heureuse. Le soleil s’élevoit majestueusement des montagnes d’Avelline et de Salerne. Quel horizon ! Quelle vue !
L’air pur embaumé de myrte et de thym ; le magique panorama de Naples et de son golfe; les bosquets de cèdres et d’oliviers, qui courou-
noient les rivages de la mer depuis le promontoire de Minerve jusqu’à ceux de Pausilipo et de Misène, et qui formoient de cette terre un immense jardin: tout cnGn augmeutoit les plaisirs de cette délicieuse journée.
Cependant les vastes plaines de la Campanie commençoient à se déployer à nos yeux. Nous découvrions au septentrion les magnifiques contrées du Samnium , des Ausoniens et de l’antique Latium; à l’orient, les monts Hirpiniens et les Lactariens ; au midi et à l’occident, Sorrente patrie du Tasse ; Capri maison royale da Tibère , les plages des Sirènes, la Tombe de Virgile, les sites de Lucullus et tant d’autres lieux éternellement célèbres , et que le pays renferme depuis Nisida jusqu’à i’île Oenaria.
Sur cette- terre, où tant d’événemens mémorables eurent lieu , et que l’histoire , la fable et la poésie ont à l’envi rendue immortelle , existent encore lesj mêmes noms , les monumens et tout le charme de 33 siècles de souvenirs et de gloire.
Voici y disions - nous , voici devant nous les champs Flégrèens , d’où les fils orgueilleux de la terre escaladèrent le ciel, et furent ensevelis sous des montagnes de pierres et de feu. Là, il y avoit jadis autant de Volcans, qu’il y a aujourd’hui de collines et de lacs. Voilà Pouzzole, qui conserve encore les ruines d’une seconde Rome ; et Misène qui semble encore s’avancer dans la mer pour offrir son port désert aux plus grandes flottes de
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l’univers 5 et Baïcs , qui nous rappelle la mort du ji une Marcellus , l’espoir de l’empire Romain ; et la malheureuse Agrippine, les trames de Néron , Anicète, le navire qui s’écroule sur Elle , le Lucri no } le Centurion, et enfin sa mort.
De ce côté-là , est le mont Gaurus , célèbre par les guerres des Samnites ; le Monte Nuovo vomi dans une nuit des entrailles de la terre par un Volcan ; les tombeaux des Champs-Elysées , leschamps des pleurs , ( lugentes cainpi , ) le Styx, le Phlégéton , l’Ayerne , la forêt avec l’arbre au rameau d’or, et le rivage où Dédale arrêta son vol, et consacra ses ailes au géuie des beaux-arts.
Plus loin, Cumes, le bois de Trivia , le temple ' aux cent portes , l’antre de la Sibylle et toute la terre de l’Ænéide sc présente à nos yeux. Dans ' la même direction, les forêts des Cimmériens et les royaumes des Lestrigons , et Lamos , et la fontaine Æ Artacia , où la fille du Roi Antiphate alloit puiser de Peau, quand Ulysse, le plus malheureux et en même -temps le plus résigné de tous les mortels, aborda sur ces rivages inconnus.
Ainsi la terre de YÆnéide confine -avec celle de Y Odyssée. Mais la poésie cède tout-à-coup la place à des souvenirs plus douloureux. Linterne , qui entendit les dernières paroles de Scipion ; Gaète qui fut témoin de l’assassinat de Cicéron ; et Minturne qui cacha dans ses marais le vainqueur des Cinabres, qui devoit encore dans
ses chaînes faire trembler le barbare destiné à
lui apporter la mort , sont là , l’une après l’autre , comme pour réunir dans une seule page la longue histoire de nos discordes et de nos malheurs ! Capoue , enfin , trop orgueilleuse d’avoir effeuille les lauriers du Trasimène et de Cannes, élève du sein de la Campanie sa tête superbe, voulant nous indiquer d’en avoir été un jour la Reine. La ville de la Sirène est située près d’elle, la charmante Parthénope qui semble descendre des collines pour contempler sur le rivage son golfe enchanteur, le Vésuve, le spectacle varié de la Nature, et la perspective immense qui se déploie autour d’elle. Après tant de siècles, elle semble inviter, comme auparavant, les étrangers, et les attirer par ses charmes et par sa beauté , sur une terre où l’on ne respire que l’oubli, la jouissance et l’amour.
Par che la terra, e l’onda e formi e spiri Dolcissimi d’amor sensi e sospiri.
‘ Tasso.
Après avoir ainsi contemplé, comme dans un .
tableau, les plus célèbres contrées de la Campanie à laquelle appartenoit la Ville, objet de nos voeux et de notre pèlerinage , nous reposâmes notre vue sur Pompéi.
Ses ruines sont au pied du Vésuve, sur une colline parsetnée de fleurs. Mais ces fleurs sont pâles et tristes, comme celles qui ornent les tombeaux. On les croiroit expressément semées pour
orner les monumens d’une Ville, dont la déplorable destinée a été jusqu’à nos jours sans exemple dans l’histoire des désastres humains.
Nous descendîmes la Montagne pour retourner à Résine ; et après avoir passé rapidement par la rouie transversale du ccmcello , nous arrivâmes au
Bourg Auguste - Félix.
Rue des Tombeaux.
Pompèi est à 11 milles de Naples, et à 5 du sommet du Vésuve. On y entre par un de ses faubourgs appelé Auguste - Félix. Ce village , découvert en grande partie depuis 1812 jusqu’en 1814, et qui, depuis la porte et les murs de Pompéi, s’étendoit assez loin le long de l’ancienne grande route d’ Herculanum , fut fondé par les Colonies de Silla et d’ Auguste , dont il retint la dénomination. On pourroit maintenant l’appeler le faubourg des morts , par la grande quantité de tombeaux dont il est couvert. On n’y voit qu’une seule maison de campagne entièrement déterrée. Mais sur le penchant de la colline, on observe des monumens de toute espèce recouverts en forme de petites élévations verdoyantes. Là , les citoyens les plus distingués par leurs emplois sacrés, politiques ou militaires , établirent leurs domiciles, et y obtinrent les tombeaux publics et honorés. Les uns et les autres çonfinenl entr’eux
et sbnt lies ensemble. C’est pourquoi l’on diroit que les anciens, en quittant la vie , ne faisoient que changer simplement de demeure (i6j. Les ombres des morts erroient silencieusement autour de leurs anciennes habitations ; elles partogeoient à chaque instant les mêmes sentimens , les mêmes pensées , jusqu’aux mêmes larmes, avec leurs familles survivantes. Dans le profond silence d’une nuit orageuse et couverte de ténèbres, elles assistoient aux autels domestiques, où elles ctoient invoquées sous le nom dé Lares; et recevoient au pied des sépulcres , qui furent los premiers temples de toutes les nations, le sacrifice et les vœux de leurs enfans.
Dès qu’on est entré dans le bourg yiuguste-Felix , on peut voir d’un seul coup-d’œil, tout le cours de la rue ancienne découverte jüsqu’à présent, et des tombeaux qui l’embellissent des deux côtés jusqu’à l’entrée de la ville. Quelle élégante magnificence! Combien de formes inconnues à l’architecture et aux arts!
Ces sépulcres, dressés sur de superbes piédestal, sont couronnés de fleurs et d’arbustes d’une verdure éternelle. Là, des familles entières reposent ensemble dans leurs foyers , comme si elles viyoient encore ; la mère repose à côté du père ; et les enfans , selon leur âge , à côté de la mère. Les inscriptions sont simples, et d’un style noble et affectueux. •
Des cénotaphes qui terminent leur extrémité en entrelacemeus gracieux de palmes ou de lau-
HISTORIQUE. 3g
fiers ; d’autres qui nous présentent les formes gracieuses de lectistemea et de temples, ont été élevés à la mémoire des citoyens qui s’en étoient rendus dignes , et qui étoient morts loin de leur patrie , et embellissent par la beauté de leurs marbres ces champs du silence. — On les prendroit pour autant d’auteîs élevés par le Génie des arts, aux Génies taciturnes du mystère et de la mort !
Comme le séjour des défunts devoit offrir à l’entrée de Pompéi cet ombrage et cet air frais qu’on y cherchoit contre l’ardeur du soleil, aussi ce bourg étoit devenu un lieu de réunion et de promenade. Le Pompéien s’y reposoit au pied des cyprès , et s’asseïoit sur la pierre des monumens.
Les jeux, les divertissemens et l’allégresse des gens oisifs y formoient un singulier contraste avec le calme et le silence qui réguoit sur la terre, où dormoient les morts.
L’esprit occupé de ces images , je croyois revivre dans les temps où respiroient ceux dont je visitois les habitations éternelles; et assister aux fêtes des morts , qui se célébroient avec tant de larmes et d’offrandes , dans les faubourgs des anciennes villes le ai Février.
On devoit voir alors des Pompéiens occupés de leurs prières ; des femmes , qui étoient mères sans doute , brûlant des parfums au pied de la tombe de leurs filles ; d’autres arrosant de leurs propres mains les pavots plantés sur les tombeaux de leurs amans; d’autres, enfin, indiquant à leurs
enfans le lieu où reposoient les cendres d’un père , qui avoit été leur soutien. Tous etoient dans le recueillement de la tristesse et du regret. Tristesse profonde , qui ne fait pas gloire d’une vaine pompe , et que rien ne peut troubler 1
Maison de Diomède , peut - être d’Au- FfDius (17), découverte depuis 1771 jusqu’en 1774.
Elle est divisée en deux étages disposés en amphithéâtre, dont Je plus élevé se trouve presque au niveau de la rue publique. Elle en avoit un troisième, au-dessus de c.e dernier ; ainsi cette habitation pouvoit s’appeler tristega , ou à trois étages. Elle n’a pas d’égale dans Pompéi pour l’élégance et pour la grandeur. Elle appartenoit sans doute à un de ses plus riches habitans, qui la fit construire à une époque très- heureuse pour les arts, et célèbre pour le faste de la vie privée, et pour la perfection des plaisirs sociaux.
En montant quelques degrés, on entre par une petite porte dans une cour découverte environnée de 14 colonnes revêtues de stuc et de couleurs brillantes.
L’architecture des maisons du faubourg avoit , selon Fitruve (18) , fixé ce péristyle dans le centre des appartemens, d’où l’on prenoit la distribution des chambres latérales, et d’où l’on rcco-
voit le jour. On croiroit, en s’y promenant, se trouver dans un cloître de nos convens. Un jardin de fleurs étoit au milieu, et un petit canal recevoit l’eau des portiques, et la communiquoit à deux citernes. On observe leurs bouches putealia de pierre volcanique , d’où l’on puisoit l’eau , avec les cavités faites exprès pour la corde. — Un travail en mosaïque avec du signinum en orne le pavé.
A droite du péristyle sont les chambres où demeuroient les hommes, et où les étrangers reccvoient l’hospitalité. Ainsi s’expliquent facilement les phrases d’Homère , quand il dit , que les lits des hôtes étoient situés sous les loges des palais royaux, pendant ces nuits d’été, souvent aussi insupportables que le jour, dans le climat brûlant de la Grèce.
Là , dans une niche , étoit une petite statue de Minerve.
A gauche est l’appartement des bains. Dans la première, on voit un bassin pour le bain froid, couronné d’une jolie petite entre-colonne avec des colonnes octogones, au fond duquel est un fourneau , où l’on trouva un gril et deux poêles encore noircis par la fumée.
A côté est la chambre où l’on se déshabilloit, et dans celle qui la suit la fournaise où les eaux prenoient la température que l’on désiroit. — Ces chambres étoient ordinairement décorées de stuc et d’arabesques d’ un goût très-délicat. —
Au-dessus du bain et entre les portiques, étoient peints des arbres chargés de fruits, et des poissons de toute espèce , qui sembloient nager au fond des eaux.
De là , on monte à l'étuve située sur la fournaise, dont elle recevoit la chaleur ; on y entre après avoir traversé une autre chambre, dans laquelle on laissoit les habillemens, et le tepidarium où on se levoit la sueur avec les strigiles , et ensuite on se oignoit. Il y avoit dans cette dernière, des sièges de bois ; au-dessous , sur le sol , la forme d’un panier; et sur la fenêtre un châssis avec quatre vitres semblables aux nôtres.
L’ étuve contient d’un côté la baignoire pour l’eau chaude, et de l’autre une niche en forme de conque avec deux fenêtres. On voit sur la surface du mur l’espace par où passoit la chaleur des flammes du dessous , et qui formoit de cette chambre, et surtout de la niche, une vraie fournaise. Au moyen d'un large trou pratiqué dans le mur, la chaleur passoit et échauffoit le tepidarium voisin d’une vitre y tempéroit cette vapeur.
Eu descendant on passe par un des portiques du péristyle dans la dépende , où l’on trouva par terre des vases de cuisine autour d’une table de marbre soutenue par la statue d’Hébé ; plus loin , sont les chambres à coucher, autrefois riches en peintures d’oiseaux , en mosaïques , et en marbres. Au milieu de ces chambres , il y en a une en forme de dcmi-ccrclc , destinée pour
Je dîner. . On peut très-bien distinguer la place où étoit la table ; è côté l’on voit une garderobe : on y a trouvé des petits vases en verre, en bronze , des moules à pâtisserie , deux trépieds avec des conques , un bassin , un candélabre et deux couteaux à manches d’os. Des poissons étoient peints sur les murs. Trois larges fenêtres , qui regardoient sur la campagne, Tembellissoicnt gracieusement du levant au midi , en recevant le soleil à toutes les heures du jour, et introduisoient dans la chambre le parfum des fleurs, et des roses dont on reconnut les plantes dans le champ au-dessous.
, En face , se présente un autre appartement composé d’une salle de compagnie ( Exedra ) , d’une galerie , et de quelques loges découvertes, qui dominoient sur le jardin domestique et sur la mer ; ce qui devoit rendre ce petit quartier le plus riant de toute 1’ habitation.
En tournant ses regards de, dessus les loges sur la rue , on observe les habitations des esclaves et des domestiques ; c’est maintenant le logement des Vétérans , qui gardent le faubourg. ; -
Sur le côté gauche des loges , on découvre un cinquième appartement plus secret. G’étoit celui des femmes.
Les fragmens d’un grand vase d’argent ciselé, un vase de cuisine en bronze , une quantité de monnoics , et de morceaux d’ivoire , restes d’une petite statue qui servoit d’ornement à un meuble , fu-
rent trouvas dans les cendres, ils étoient lombes
de l’étage supérieur.
Par une petite échelle intérieure , on descend enfin dans les appartenons d’été. Les chambres qui appuyent contre la colline , sont les plus grandes de toute la maison et les mieux ornées de peintures , et de pavés en mosaïque.
Dans celle à dîner, on trouva sur le pavé les restes d’un tapis (19).
Il y a une petite fontaine, qui semble avoir cessé de couler depuis quelques instans. Au même niveau on voit le jardin entouré d’une colonnade carrée de 49 pieds sur les 4 côtés. Les anciens s’y promenoient dans la saison des pluies, et y étoient mollement portés par leurs esclaves sur une chaise, ou dans une litière. Les femmes y descendaient de leurs appartemeùs, et y reposoient délicieusement, à l’ombre de ces portiques , pendant les heures brûlantes du jour.
Du jardin , on pénètre dans une galerie souterraine, très-bien éclairée, pour s’y promener 1 ’ été. On y voit des amphores , où l’on conservoit le vin du Vésuve , et celui de Pompéi également fameux (ao). On trouva dans ce souterrain ao squelettes l’un près de l’autre , parmi lesquels deux étoient d’enfans ; h côté de ces squelettes on trouva , en or , deux colliers dont l’un étoit orné de pierres hleues , et 4 anneaux avec des pierres gravées ; en argent , deux anneaux , une grosse épingle , un pied de meuble , et 3 i
monnoies; en bronze, un candélabre, un vase, 44 monnoies , et un paquet de clefs (ai). Çe 9 objets pouvoient appartenir à ceux de la famille d ’ AufidiuS) qui avoient cherché leur salut dans cet endroit, mais ils y furent couverts de cendres et d’eau , qui , formant une espèce de limon environnèrent leurs corps, et en prirent exactement les formes. On peut voir dans le Musée Royal de Naples plusieurs fragmens de cette cendre consolidée. L’un conserve les formes d’un superbe sein ; l’autre le contour d’un bras et de ses ornemens ; l’autre une partie des épaules et de la taille ; tous nous annoncent, que ces femmes étoient jeunes, grandes, bien formées, mais qu’elles ne se sauvèrent pas presque nues, comme Dupaty le prétend, car nonseulement l’empreinte de leurs chemises reste visiblement imprimée sur la cendre, mais encore celle de leurs vêtemens. On y conserve aussi le crâne d’une de ces filles avec des restes de cheveux blonds , ses dents molaires, et l’os d’un bras.
Le squelette d’un fugitif, qui avoit une clef dans une main , un anneau ,' et un rouleau de 10 monnoies d’or et 88 d’argent dans l’autre, fut découvert vers la - porte qui donnoit sur la marine; à quelques pas et sous les portiques on en découvrit deux autres. Hors de la villa , on en trouva 9 de différentes conditions , à en juger à la qualité de leurs ornemens ; ils pourroient appartenir à la même famille. Ils avoient tâché de sauver quelque chose ; mais ils le firent avec
tant de précipitation que , parmi d’autres objets, on retrouva une petite cuiller d’ivoire , qu’ils avoient perdue dans cet extrême embarras près de la porte supérieure de cette habitation.
Il y a dans le centre du jardin un vivier assez considérable avec une fontaine jadis ornée de statues, comme les Plongeurs et les petits Génies de bronze trouvés autour des étangs dans quelques maisons d’Herculanum. On observe, dans les angles, deux chambrettes pour y mettre du blé , ou des ustensiles de campagne.
Cette maison étoit environnée au dehors de différons autres jardins, et d’un champ dont on trouva le terrain labouré à sillons, et la grange pour y battre le blé.
En retournant sur la rue on a en face
Les Sépulcres de la Famille Arma An. 1774.
Sur la hauteur d’un mur , qui sert de base à ces tombes , s’élève majestueusement le tombeau do Marcus ‘Arrius Diomedès, qui semble encore présider à cett,e famille de morts. Il consiste en un frontispice avec des pilastres corinthiens aux côtés , et avec cette inscription au milieu :
M. ARRIVS T. L. DIOMEDES , SIBI SVIS MEMORIAE
. MAGI3TER PAG. AVG. FELlC. 3VB VRB
Marcus Arrius Diomedès, affranchi de Julie (22) , Maître ( 23 ) du bourg Auguste-Felix près de la Ville , à sa mémoire , et 0 celle des siens.
A gauche , on voit deux petits cippes de marbre avec des inscriptions qui représentent en contour le buste de M. Arrius Primigenius , et celui (TArria, la neuvième fille de Marcus affranchi. Au milieu d’eux, on trouva par terre un vase de verre recouvert d’un autre de plomb avec de la cendre et des os.
Une inscription , qui sert de mémoire sépulcral à une autre Arria fille de V affranchi M. Diomedès , et à ceux de sa famille , se trouve dans le mur qui est au-dessous.
Tombeaux des enfans Gratus, et Salvius. An.
t 8 ta. — Une épitaphe indique le lieu où repose l’urne de N. Velasius Gratus , qui vécut douze ans.
N. VEIi ASIO GRATO VIX. ANN. Xir.
Après, vient la tombe du petit Salvius, en forme de petite niche. Elle avoit cette inscription ( maintenant au Musée ): . -