‹ Pompéi décrite (volume 3)Chapitre 26 sur 28 · PEINTURES · texte numérisé non relu

PEINTURES

Son style est une précieuse imitation de l'ancienrie e'cole grecque d'Egine (96).

Les helics et nombreuses statues qui dévoient orner le Forum , Je temple de Vénus et les autres monumcns , ou furent enlevées après la ruine de Pompéi , ou endommagées par le trem- Llement de terre ; elles furent transportées dans quelque atelier de Statuaire où il faut espérer de les retrouver un jour. Quel gain immense pour l'antiquité et pour les arts, si cette idée pouvoit une fois se réaliser !

Peintures.

Les peintures de Pompéi sont cà trempe, cl quelquefois , niais rarement à fresque. Le style esl presque toujours grec, pr.s au pluç haut sens du mot . Le dessin est souvent correct et d'une finesse inimitable ; le clair-obscur est Lien entendu ; la composition douce : le /2« , r expression, les habits, et les/? //.s d'une grâce et d'une franchise tout h fait propre des anciens, La perspective nest qu'indiquée.

Les païsages sont touchés avec habileté , mais pas si finis que ceux des modernes.

Les ornemens sont des arabesques , et les décorations , d'un goût séduisant , mais bizarre et périlleux. Mar: Z/Wt'//z^5 Romain, en fut l'inventeur au temps d'Auguste , c'est-à-dire il ans une époque nicmorablc pour la purcLc du goût, et

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pour la perfection des lettres et des arts. On y a représenté des palais que seulement une imagination en délire a pu inventer, et qui semblent avoir donné la vie aux monumens mystérieux et enchaniés des Maures. Architecture magique, dit Chateaubriand, comme les vieilles poésies des Troubadours , mais (jue les vents peuvent emporter , avec le Sible cpii leur servit de premier fondement.

Ici sont dépeints des animaux : plus là , des fruits. Aux uns, il ne manque que le souille j aux autres, le goût.

On y trouve des plantes sauvages, des poulets et deux perdrix, dont une est niorte. Rien n'est plus yrai que la perdrix morte. Le raisin, les figues, les asperges seniLIent venir d'être cueillis ; des oiseaux courent les Léqueîer.

On peut voir ces tableaux dans le Mnsée, ainsi que d'autres plus beaux encore. Arianne éveillée sur les rivages d'une île déserte , et le vaisseau de Thésée déjà bien loin. Phryxus sur le bélier, qui tend la main à Hellè^ tombée dans la merj liéUrope sur le taureau couronné de roses; P.V)/ché avec les aîlcs de papillon ; Marsia'i et Olympe ; les Muses avec Apollon, ( on les envoya à Paris en 1802 ) ; \\n Peintre peut-être la célèbre LaJa qui dépeint un Hermès de Baccbus avec la barbe , ft deux jeunes lilles qui s^arrétent sur l'issue et la contemplent; O reste reconnu par Iphigénie dans le Temple de Diane ;

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