PEINTURES
une J^énus nue et superbe étendue sur une conque , sur les Ilots ; Pénélope , qui refuse le conseil à^ Earinome de s'embeliir avant de se montrer à ses amans ; Sophonisbe qui boit le poison ; une P^ictoire qui sacrifie à Minerve victorieuse de Pallante; des bambochades, des Amours, et partout les Grâces. Elles ne dcdaii,moient pas d'embellir même le domicile du pauvre.
Chaque boutique avoit au debors des échaniilloïis , où des Gc'nies invitoient les acbeteurs , en leur montrant les objets qu'où y vendoit.
DifFérens morocaux de peintures qui représentent un Forum avec de longs portiques ornés de colonnes, de festons et de statues, sont extraordinairement précieux. On y distingue les Curies des Magistrats avec des rideaux et des barreaux de bronze: sons les portiques, des hommes, des femmes et des enfans habillés diiTéremment , qui semblent écouter , ou parler , lire , vendre et acheter. On y observe des vendeurs de souliers , de draps, des alimens, et des fruits. Des maîtres d'école , et des écoliers punis • des artistes qui dessinent les statues mêmes du Fora n ; des artisans qui travaillent, et d'autres qui badinent, boivent et se promènent; des pauvres qui demandent Paumône ; des chevaux qu'on dresse el des jumeus qui ruent. Peintures intéressantes qui offrent de grandes lumières sur le Forum de Ponipéi et sur ses parties. On les détacha de riiabitaiion de Julie FéliXy celle qui,
PEINTURES. 2o5
comme nous Tavoiis vu, louoit 900 bouliqucs , et qui CLoit si dévouée à Isis , à Priap(> cL au Silence.
Enfin, des Nymphes ayporlauL des mois, des vases, une petite eorbcilîe couverte, et des ileurs. Un Centaure prend la fuite , stinuilc pur luic Bacchante qui le monte ; et à fjaelqiie distance on a représoMtc deux Centaures femelles ^ l'une surmontée d'une Nymphe; et une autre qui en embrassant un jeune homme , chante alternativement avec lui , au son des cymhalcs et de la lyre. Ces peintures enjhellissoicnt les murs d'une salle à mander, dans la maison de M. F ru glu fi ^ ( voyez pag. 67 ) et sont aujourd'hui au Musée. Les chants , les jeux et les danses succéduient aux soupers. On y voyoit encore dépeints les exeicices des Funainbules et quelques-unes de ces charmantes danseuses qui, enveloppiées dans drs robes léi^èrcs comme le crêpe , ou demi nues, au miUeu des parfums d'innombrables fleurs , s'abandounoient à la joie de mille tendres mou\emens, pendant que l'astre de Vénus leur prodiguo't, des sombres sommets du Vésuve, ses rayons amoureux.
Toutes les peintures étoient dépeintes sur les murs, et exécutées ordinairement par des artistes d'une classe secondaire , et quelquefois sur des originaux d'un ordre supérieur. On y observe beaucoup de degrés différens de mérite, ei parconséquent beaucoup de styles. Nous ne pourrions
2o6 PEINTURES
lemùaer col article , sans faire des vœux , alin que Jcs anisLes aiouernes^ en étudiant, mieux la peinture des anciens , aiteiijnent cette précieuse imagination, cette ingénuité, et ce goût par lequel nos ancêtres seront toujours nos maîtres dans tous les arts.
No^s
s aurions pu augmenter le nombre de ces N'o/gs à r infini, mais nous ne pouvions pas prévoir jusqu'à quel point nos lecteurs nous en auroienl été reconnais- '
sants. TSJ'o/re sjslè/)ie , qui nous a bien des fois sauvé des incursions de la pédanterie dans le cours de notre ouvrage, s(tnùle avoir rencontré V indulgence du public. L,E Jours. -tL, dus Deux-SiCiles du 22 Scptcnihre I02G, dans un article très- gracieux , en a été V interprète et nous lui en attestons vivement notre recnnnoi ssance . JVous croyons utile f après cela, défaire connaître, que les R:ipports et les Journaux diS dijjérens Directeurs de Pompéi , que nous citons si souvent, n'ont pas été publiés. C'est pourquoi il nous aurait été impôts ble de les consulter , s ins la, courtoisie et la généroisité vraiment héroïque du Surintendant d.-s excavations du Royaume, M. le Chev. Arditi^ qui s\'st donné la peine de nous fournir toutes les notices dont nous avions btsoin et dont il étoit lui seul le conservateur. Les hommes de lettres et le public piartageront avec nous les sentimens de notre admiration pour un désintéress nient si extraor linaire et citer int son nom parmi ceux qui par leurs vertus et par^ leurs éludes se sont rendus éminemment illustres el dignes de la littérature et de leur pays.
Voici , en attendant , les noms de ceu.v qui ont dirigé les excavations de Pompéi depuis ty4S jusqu^én /é^2<Ç. '7VJ
L,e Colonnel Roc Joachini d'A.lcubicrre et te Capiluine Cliarlos Weber, tous deux du corps des Mineurs. Le Brigadier François La Vcga , sous lequel les tno/iu?nens
2o$ NOTES.
de Pompéi revimit pour la seconde fuis le jour, ayant fait cesser le système barbare de les déterrer par le moyen des fossés et de Its couvrir de nouveau après en avoir extrait les mosaïques , les peintures , et les menus objets. Pierre la Vega son frère et son adjudant ; et les Archi-^ tcctes Antoine Bonucci et ISiccola d'Apuzzo.
Parmi les notices plus singulières que nous avons prises des papiers des premiers , il faut cter la rlccouverte des tombeaux le long de la grande route de Salerne, vers V actuelle Taverna de! Lapillo, c'est-à-dire vers le rivage ancien de la mer. Les plus remarquables inscriptions des ces tombes sont les suivantes.
An. 1^55. — Mesoniae i . ï^eneriae. — Naiiis ( sic ) Mcig. Aug.
\'y5G. autres de Q. Cornélius et de la famille Tere?ida Prisca.
En. l']63. — Dans un autre endroit — ... Fablo Secundo Mnrcia Aucta uxor fecii sibi , et Fabiae , ce ( sic ) Cratinae fdiae.
/770. Ailleurs = Melissœœ Amyces Junoni. — Melissœœ Jp. F. Asiaticae vix. annis XP^III. — For^ tunatus vix. ann. Jl.
(1) M. Carminé Modestino , jfune homme plein de talens et de connoissances pour ce qui regarde les m numens de noire antique gloire, a Lien vrulu travnilKu avec moi à l'extension de ces pensées préliminaires. Je saisis une telle occasion pour lui en témoigner ma rcconuoissance. ''
Voyez la belle ode de Schiller sur Pompëî, cl celle de l'Anglois Hughes, qui commence ainsi;
Je cannois aussi la belle Parlhénope.
N O T E S. aog
(2) Son ouvrage fut publié par le Chev. Félix Nicolas, déjà connu par la découverte itnportanle de la Rue des Tombeaux à Pcstum.
(3) Mongeslern. Douze jours à Naples et dans les environs. LéipsicJc l8i2, chez K animer.
(4) Disserlalio Isagogica p. 1. Cap. '6. §. 'j.
(5) Le Cliev. JlJonticelli , dont les talens en géologie Sont justement appréciés, a reconnu trois laves volcaniques dans les parties souterraines de Pompéi. Une d'elles à gros et blancs amphigènes éloit employée à former les moulins à grains et a huile ; l'autre beaucoup plus compacte , et plutôt à petits ampliigèncs , est sous le petit théâtre; la troisième qui est sous le temple étrusque ruine consiste en un amas de matières rouges mêlées d'amphigènes blancs et de couleur rose. — Outre celles-là, j'ai trouvé sous la //Zufwo/z dite de Joseph II une quatrième lave basaitine compacte qu'on peut appeler porpliyroïde à cause de ses beaux cristaux de pyroxène noir, qu'elle enveloppe presque intact-s avec quelque grain de péridot jaune.
On ne peut pas, après cela, mettre en doute que la I colline de Pompéi ait été un Volcan dont les flammes étoient à peine éteintes à l'arrivée des colonies orieulales.
(6) Dissert. Isagog. P. 1. Cap. 3. ^. 9. Nous espérons que cette étymologie ne sera pas prise pour un délire , si l'on veut bien considérer que le mot oriental Ilercul c'est-à-dire mont-brûlé, qu'on rencontre à chaque pas depuis le promontoire de Mysène jusqu'à celui de Sorrehte j d'où dériva aussi le nom à^ Herculanum , nous indique évidemment l'histoire des dévastations volcaniques , auxquelles cette contrée a ét<; sujette depuis les temps les plus reculés. Dans les époques surressivcs, les rrroos ç{
2!o NOTES.
les Italiens si poétiques dans leurs idc'es et clans leurs sensations attribuèrent aux entreprises à^ Hercule les effets extraordinaires de la nature et élevèrent des temples au demi-Dieu sur les lieux, oîi n'existoieat que les traces du feu.
(7) Pompejos tenuerunt oUmOsci, deinde Etrusci ac Pelasgi, post hoc Samniiae ^ qui et ipsi inde sunt expulsi. Strab. lib. 5.
(8) roy. Tite-Live.
(9) Gori 3 Symboles romaines, t. 2.
(10) AL Aiir. PeUiccla dans ses RechercJies pJiilosofiques et historiques sur l'état ancien de la dernière branche de V Apennin qui termine vis-à-vis dQ Vile de Capri.
On en a les preuves par les couches de tuf et d'autres matières volcaniques situées sur des lits de sable remplis de coquillages qu'on y a trouves dans différentes excavations. Bien plus il y en a qui croient que la mer étoit autrefois arrivée à Nola, jusqu'à l'endroit oii l'eu montre quelques colonnes.
(11) lovi Vcsuvio sac. D. D. ( Inscrip. trouvée à Capoue , et rapportée par Pellegrino. )
lovi. O. M. Summano exsuperantissimo. ( Martor. Colon, des Plièniciens.-Reines. cl: 1. N.° 244. )
(12) Ignarra et autres, suivis par L>aporte-DuiJieil , dans un mémoire inséré dans le Magasin Encyclopédique, ont voulu démontrer que l'éruption décrite par Pline ne détruisit pas entièrement Pompéi. On voit cette villc; disent-ils , se relever de ses ruines, sous le règne nicmc de Titus, avoir un reste de splendeur sous Adrien cl Antonin , et ctrc encore sur pied dans le monument géographique appelé la Carte de Peulinger , qui est pos- j
iSOTES. 211
térieurc au règne de Constantin. IMais dans Viiinéraii\'. a[>pelé improprement d'Antonin , ou ne fait plus mention de Pompc'i. C'est pourquoi ils concluent que l'cruption qui l'a entièrement ensevelie est celle de 471, dont jlfarcellin a décrit les dévastions. Cependant on n'a trouve dans Pompéi aucune monnoie jusqu'à présent, ni inscription , ni monument quelconque qu'on puisse croire postérieur à l'an 7g. Notre opinion, qu'un nouveau village se soit élevé aux environs, pourroit concilier les deux partis. Le Sanfelice raconte , que les villes ensevelies par cette catastrophe se convertirent en villages, versa sunt in vicos.
C'est pourquoi que quelques ruines déterrées sous Charles III entre Bosco reaîe et Bosco trs case , nous font croire que la nouvelle Pompéi y étoit située, à peu de distance de la première. On y découvrit des candélabres de bronze, et beaucoup d'autres objets curieux* mais Vctrcliiteclure et les peintures des nmrs étoient d'un goût très-dégénéré, quoique la distribution des atrium et des chambres fut tout -à-fait semblable à celle de l'autre. Ce qui indique une époque contemporaine ou postérieure à Constantin; elle pourroit ainsi redescendre jusqu'à l'éruption de l'an 471, après quoi le nom de Pompéi resta tout-à-fait dans l'oubli.
\\7i) TVinchelmann ^ Nouvelles découvertes faites à ïlerculanwn , Pompéi, etc. à M. le Com. de Bninn. P. Si.
(14) Milizia , ( Mémoires des ^Architectes antique y, cl modernes ; Vie du Foniana, )
(i5) Sur l'observation de l'intérieur de l'aqueduc qui î'asàc par le Temple d'isis, où l'on voit les traces de l'ouvrage fait à reticulalum, il paroiit évident que la pli;;
gramie partie du canal de Comte appariicnne à l'ancien acqucduc de Pompéi , où on dut le rencontrer.
(16) C. Nepos dans la mort diAttique.
(17) Dupaiy ^ letl. ^2.
(18) Filruve, Liv. VI.
(19) Journal de M. François la Vega du 18 Juin 1774^
(20) Pline. Liv. 14, ch. 6.
(21) Journal des excavations de Pompéi de François la Vega du // Décembre ^775,
Dissert. Isag. P. 1. cap. 2. ^ 27.
(22) Lhie fut ainsi appelée après la mort d'Auguste. Diomèdès et les deux Tyclie, ensevelies dans cet endroit, étoient affranchies de cette Impe'ratrice. Leurs noms et l'architecture des habitations de ce faubourg est grec ; c'est pourquoi l'on peut conjecturer qu'ils e'toicnt compatriotes.
(23) C'étoiî une charge propre aux villages de la Campanie, Ji laquelle éioit confié le gouvernement de l'endroit; c'est pourquoi Ls Romains qui y habitoient ne dépendoient aucunement des Duumvirs qui gouvernoient Pompéi. ( Pitis. lexic: voc. JlJagister. — Mazzocclii , de amphit. Camp. c. Vlll , ^ 1. )
(^4) Une des dernières tribus rustiques.
(25) Les Dunmvirs étoient les deux Consuls de la colonie ; le Quinquennalis étoit le Censeu?: ( Gori, Symb: Rom. T. I. p. i6i.--Cat;. Ardili de la loi Petronia. )
(26) Chez les Romains , on ne pouvoit être Dérurion dans un âge mineur de 25 ans, ou majeur de 55. ( Digeste , de Decurion : lib. 2, texte de Callimaque. ) On dérogcoit cependant à cette loi pour un privilège accorde à quelque famille qui s'en étoit rendue digne.
l a j) Relation de François la Vega du é2 Janvier yyj^-
NOTES. 2i5
Dans le Digeste , ( L,ex 5. cocl. de Sepiil. violan. ) il y a une peine qu'on infligeoit à tous ceux qui violoieiit les sépulcres avec leurs tricUniuni.
Après l'inscription que nous avons rapporlco, et que nous avons clé les premiers à publier , et ayant égard à la loi que nous venons de citer, peut-un encore douter que notre ujonument ne soit pas un sépulcre? Celui de Téœntius ( voy; pag. 70 ), offre encore un semblable tricliniitm ^ et comme nous avons été également les premiers à l'observer et à rapporter les inscriptions qu'il contenoit , nous espérons ne rcnconlrer aucune opposition à tout ce que nous avons opiné sur ces tricluiiuins^ contre les conjectures dénuées de ionrlemcnt de Mazois , de Millin , de Romanclli , et de tous les écrivains sur Pompéi.
(28) Les SexQÏri Augustales étoient des prêtres en l'honneur d'Auguste, dont le Collège conslituoit dans les Municipium un ordre distinct entre le peuple et les Décurions, comme celui des Chevaliers Romains. ( Pitis. lex. voc. Augaslcdes ).
(211) Du bourg uéugustus Pelix.
(3o) M. Aq Sainte-Croix, Rechefvhes sur les Mystères du Paganisme ï. I. pag. 335.
(3i) Voy. sa brochure sur les tombeaux de Pompée. (32) Famille très-distmguée à Pompéi, peut-être originaire de Rome.
(33} Les Divinités protectrices des femmes étoient appelées Jiniawi ; et Génies celles des liommes.
Singulis enim et Genium c\. Junoneni dederunt. ( Seneca , Epist. 1 10. )
Ainsi Tycbe se recommande à ses Mânes , ou Génies lutJlaires-j mais sa qualité de P^enerea sur le sens de laquelle
ai4 NOTES.
ou s'est beaucoup débattus , ue seroit pas des plus dotontca de nos jours.
(33) Celte notice nous a été participée par M. Paschal Scognamiglio ^ employé aux excavations de Pompéi pendant le cours de 65 années.
(34) Rapport de Pierre la Vega du 1 Janvier 1812, au Directeur Général M. le Ch. Arditi.
(35) L'ab. Choupy compte jusqu'à 24 maisons de campagne possédées par Cicéron. On comptoit parmi les plus fameuses celle de Pompéi. 11 arriva à faire des dettes pour l'orner dignement. ( Cicér. ép. 1. liv. 2. ad AU. ). Parmi les endroits dont parle Cicéron de cette Tailla, il y en a un^ dans V Epitre 3, livre 7, dirigées à son ami M. Marias qui étoit aussi dans sa maison de campagne à Pompéi.
La J^illa de Cicéron n'a pas encore été découverte. Celle que nous avons décrite lui a clé capricieusement attribuée par l'Ab. Romanelli, ( P^oyage à Pompéi ).
(36) Rapport des excavations de la Civita, par R. I. d^ Alcuhierre du i5 et du 18 Janvier 1749.
>- , .. Journal des excavations , de Pompéi de François la
F'ega depuis le iy63 jasqivau i'jjo.
(37) Rapports cités d' Alcuhierre.
(38) Journal cité du 26 Avril 1763 et du 8 Mars 1764.
(39) Rapp. d' Alcuhierre du 1 Mars 1749.
(40) Journal cité an \5 et du 22 Septembre 1763.
(41) Mazois croit que cette tombe n'appartient pas à l'hémicycle de Mammia; mais un grand nombre d'inscriptions antiques de tombeaux. , oîi la formule Eoc. D. D. D. cum Sedihus est commune, l'assurent du contraii'c.( Guarlni sur la Campagne Taurasine j p. 40. )
(42) Journal cité du 6 Juin 1770. ~)
/uM^'i-i M d^îiL.'L . Clic: . y^i . Ia'i-'^ja
NOTES. 2i5
(43) Journal cité du 18 Mai au 18 Juin 1763. ' (44) Journal cité du 2 au 7 Juillet 1770. *
(45) Journal cilé du 16 Mars 1764.
(46) Journal cité du 8 au i3 Août 1763.
(47) Voy. P'itruve sur les maisons grecques et romaines.
(48) Pétrone Satyr. Chap. y.
(49) Journal cité du 27 Décembre 1769 et du aS Juillet 1770. "^^
{56) Les anciens eonnoissoîent cinq espèces de cours, ou Atrium. Le thuscanicum dont le toit cioit formé par quatre poutres qui se croisoient en angles droits, laissant une ouverture dans le milieu. Le tetrastyhmi dont la voûte s'appuyoit sur quatre colonnes h l'endroit oii, les solives se rencontroient. Le corinthien environné d'un péristyle^ Le testudinaluni c'est-à-dire couvert. Et le displuviatuni qui versoit ses eaux dans la rue.
(5i) Voy. Op/c/(?, Met, III, v. 172, sur la toilette d'une dame romaine j ainsi que Juvénal, Sat. IV, 490 , et Sat. VI,47G5 JL,ucien , Amor. 39; outre de Pétrone ^ de Sénèrjiie et de Térence. Comme aussi Pig?ior. de Servis , pag. 392J Macroùe, Saturn. IIj Tertullien^ de hah: mulier. et la Sabine du savant Boettiger; etc.
Le luxe et les richesses ctoient arrivées à un tel degré dans cette époque mémorable, qu'on vit payer à des prix énormes des miroirs de Brundusium ; et la dote, que le Sénat accorda à la fille de Scipion, et l'or que les Romains offrirent à Brenuus pour le salut de la Ville éternelle, n'auroicnt pu payer uu seul oracmcut d'une esclave de J^ivie,
(62) Journal cité du 16 Avril 1771.
Parmi ces instrumens de chirurgie il y en a de ceux qui ressemblent beaucoup aux modernes, comme des élé-
1^ ji-tuL^ J-ry-t-i ~^i~»U. a-fi- -^Ia^-j*--
aie NOTES.
valoircs pour l'opcralion du trépan , des lancettes, des spatules , des liges et des boutons de fer pour l'applitalion du feu ( le cautère actuel ), etc. Voyez De locis J'ompeianis ad rem mecUcam facientibus : dissertât, de Louis Choulaitt. LéipsicJc, 1828.
(53) Voyez là-dessus le récent et important Mémoire du très-savant Chevalier Lucas de Samuele Ccignazzi qui lut lu dans notre Académie R yalc des Sciences , s«a- Aj: valeur des mesures et des poids des anciens Romains, tirés des originaux qui existent dans le, Musée Royal Bourhou de Naples. Naples 1826.
(54) Pline, Histoire nalur.Ux. 3i,cli. 8.
(55) Mcizois croit que ce gynécée soit un p'enereum.
(56) Rapport de Pierre la Fega au Clicv. Ardili du 11 INovembre 1809.
(57) Vitruve^ lib. <^. Délamhre sur la Gnomonique des anciens.
(58) La belle description que fait le Chev. Arditl de ce
bas-relief dans son petit ouvrage intitulé^ le Fasciuo e l'a-
inulelo contra ciel fascina pressa gli anticJii « est digne de
)) louanges, ( dit V\\\-ai\\e Zanhoni , ]N. 24. du Journal
)) V Anthologie , ) tant par le jugement sain que par la
)) doctrine qui y est très - abondante. Pline dans son.
n histoire naturelle , et Mamertin dans le panégyrique
)) de Maximien se servent de la parole Félicitas pour
» démontrer l'abondance des blés. Ces argumens appuj^és
» sur celui que le passage de Simmaque nous fournil,
)) «e ullo fascino Félicitas morJeatnr , conseillent au
)) Chtvalier de croire que le Boulanger de Pompéi avoit
» nùs ce symbole et cette inscription pour éviter les
» maléfice des yeux, ce qui auroit porté préjudice à
j) son négoce . » Le chev. Jrdiù termine son onvr^gf;
tMi faisant, suivant son style , des observations utiles et cil dounant de nouveaux cclaircissemcns sur des nionuiiicns analogues à celui qu'il a iJlusUc. (69) Anaci'éon, Ode 6.
(60) Voy. Millin, Voyage au midi de la France t. u. 07. u. j.
(61) 31. Guarini a inlerprété ainsi cette inscription. îl a publié pour son appui et à notre demande , une <lis5crtalion savante.
Pour preuve de cela nous ajouterons, outre la mosaïque et \cs peintures (Ydc nous avons décrites dans cette maison, et qui se rapportent si bien à un Poêle dramatique , I.1 tète de Bacchiis protecteur des acteurs et des poètes secniques, représentée sur le i'ragmeat de mosaïque tombé de l'apparlemeut supérieur.
Le petit simulacre de Faune peut faire allusion aux représentations satyriques dont il étoit l'emblème. ( Voyez le très-savant petit ouvrage du Dio Fauno e de' suoi seguaci d^ Odoardo Gerhard. )
(62) Rapports de M. Antoine Bonucci au Chev. Ardai du 25. Juillet et du 7 Août 1824.
(63) Plin. Hist, ISat. liv. 35, cap. 17.
(64) Journal des excavations de Fompéi de M. Isieolas d^ Jpuzzo àxi i3 Novembre 182G.
L'opinion des Noces de Zéphyr et de Flore est du savant Jaiintlli et a été adoptée par notre Académie Jioyale d'archéologie.
M. Joseph Sctrichez y un des nos écrivains les plus infatigables croit que la jeune fille endormie sur les genoux du Dieu du sommeil cai Ariadiie abandonnée par 'i'hè&ée y et que le Dieu ailé est liacchus. U a pour lui le monument rapnorté par P^ibconli ( Mus. Pio-Cl'ni.
ai8 NOTES.
(65) Ces pajticularilés et celles qui suivent sont prises à' Horace t de Martial, et d'une cpigramme de V Anthologie grecque.
(66) Antiquités d' Herculanum , vol. 3, pag. 20().
(67) M. Cagnazzi est de l'opinion, que ces vases scrvoienl à contenir les mesures de métal des arides et des liquides. Il nous a adressé un Mémoire qui de'moiitic également que la cavité plus grande contenoit Vamp/ioia; la seconde, le semlcndus ou semi-metretes, c'est-à-dire les trois-quarts de Vamphora ; la troisième, Vurna , ou la moitié de Vamphora; la quatrième, le mor/ius, lai troisième partie de VafnpJiora ; la cinquième, le semodius. Celles-ci servoient à mesurer les arides.
Parmi les petites cavités situées aux angles, et qui servoient pour les liquides, les deux plus vastes contenoient chacune la mesure du sextariua qui étoit la sixième partie du co«^'«s et en même- temps la 48.™" de Vamphora; les deux plus petites contenoient chacune la mesure de Vhemina ou cotita, la moitié du sextarius.
Toutes ces mesures sont formées dans un morceau rectangulaire de travertin, et sont actuellement dans le Musée. Le nom des Magistrats qui présidèrent à leur formation , y est gravé :
^i. Clodius yt.F.N. Arcaeus N-F. ArellianusCaledus.
X).V .I.D. mensuras exaequandas ex Decur. decreto.
(68) Voy. Les Fêtes et les Courtisanes delà Grèce.
(6g) Encyclop. à la parole Basilique. Adam, Aniiq. romaines sur les Curies. Nardini et Nil>hy , Rome antique, sur la Basilique j^milia.
(70) L'architecte Gandy dstXiS sa description des vues du Chev. Ge//. ( Voyez sur la signification à^ Adonis, Natale Comité , liv. 5. chap. 16. Fr. ]Sloel , Dict. de la fulilt. Dupuis , Origine de tous les cultes. )
(71) Anliquités cVUercidanum, vol. 3. pag^ 210.
{ju) Hygin. lab. 184. Auson. , pciincli.i 23 Odyss. Nous avions trouvé, avant l'inscription pompéienne, Je mot chalcùUcum dans le monument Anciranus et sur u:i marbre d'Hcrculnnum. Nonosbstant l'opinion â^ IJygine et d'.^w5o/ze que nous venons de citer, T'itruve, Festus, Ar~ nohe et Isidore avoient déjà parlé du chalcidicutn. Mais quoi! Après l'autorité de ces écrivains, et après ce qu'on avoient dit le Jieinese, le Sabnase, le Pldlander et autres savans sur Dion , etc. nous sommes dans la nécessité de conclure avec Térence, Fecistî probe ! Jncertior sinn nuilto quam dadum.
Le petit ouvrage de M. Bechl sur le chalcidique et sur la Ciypte d'Eumachie n'a pu éloigner nos doulcs sur la nature de cette partie des anciens monumens. iS^ous avons cependant suivi snn opinion qui est la plus probable, et jusqu'à présent presque la plus évidente.
(70) Voyez la dissertation récente du professeur Ciumpi sur les prêtres Fidlones.
(74) Pitisc. , Lex.
(75) Horace. Ode 4, liv. 4.
(76) Plutar. Vie de Thésée.
(77) Pélron. Salyr. cap. i5. jJlJieii. cap. 3. lib. 14.
(78) M. le Chev. F. AvelUno a lu dans notre Académie Royale d^archéologie, un discours oii il est le promit;!- :i opiner que cet édifice éloit un ylugustœwn. Nous avons joint nos observations aux siennes, et nous croyons que désormais cette conjecture est suirisammcnl prouvée. Nous devons nous étonner ensuite que dans un des derniers numéros du Jvuriial des excavations de Pompéi, qui fait partie de ].i description du Royal Musée Bourbon^ on nous annonce d'un ton absolu que ce temple étoit un hnrdla' sacré , un SerajAxum.
(79) Raif7i\ Guatini. In sacra Potnpejoriim nonnuUa Gommenlaria.
(80) M. de Sainte-Croix , ouvr. cité T. U.
(81) Fabbj-etti ,{ Iscript. domest. pag. 684 N.° 80. ) rapporte que Sextus , et C. Pelicius Firmus, horologium cum secUbus paganis Luebaclibus dederunt.
Voy. Vilnive sur le Portique joint au Théâtre.
(82) Rapport de F. la P'egu du 19 Août 1797 à M. le Marquis Charles de Marco.
(83), 31. Champollion le jeune interprète aiusi ce fragment qui primitivement n'apparlenoit pas à ce temple^ et qui fut mis là sans raison.
Sous les figures de 14 personnages, qui adorent le Dieu JSou/n on voit écrit sur 20 lignes de hiéroglyphes. « C'est une commémoration publique des prêtres d'Horus et des autres Divinités des différentes contrées de l'Egypte. J/s supplient le Dieu Nouin, comme sauve j-ain des régions d^en haut et d^en bas, modérateur de la lumière, qui illumine le monde, auguste , gracieux etc. » Sur cette table on ne fait pas mention d'Jsis, mais bien d' Osiris, sous le nom de Roi Sennaajra , c'est-à-dire celui qui ouvre.
(84) M. le Chev. Ccirelli s'occupe depuis long-temps de la description de ce temple. Son ouvrage qui formera la continuation des volumes dts Antiquités d' Herculan uni est sous presse.
Les peintures du temple d'Isis sont aussi gravées et estampées dans notre typographie Royale , mais elles ne sont pas publiées, par ce qu'il y manque les explications des Académiciens.
(85) Maintenant au Musée de Naples, Collect. Egypt. N. 11.
(86) Voyez sur le reste Porphyr, Episl. ad Janebonein .
(87) lablonsJci, Paulbeou iEgypt-
NOTES. aai
(SS) 31. de Sain te- Croix , ouvr. ciié, t. 2 , p. 1G7.
(8g) Doctrine de V Erèbe chez les K^yptiens , et les mystères d'2sis expliqués d'après les peintures qui ornent quelques momies de P Impérial cabinet des antiquités à f^ienne , Dissertation de ]\I. Joseph de Hainnier, conseiller etc.
(90) Celte inscription a excite depuis long-temps de grandes guerres. Les années de Popidius y sont indiquées de cette manière , Sexs. Les antiquaires se sont divisés sous trois drapeaux, et chacun a combattu pour une de ces opinions , pour Sex , pour Sexsdecim et pour Sexsaginta. La première idée a eu vraiment de forts champions, mais je me suis inscrit comme volontaire parmi les défenseurs de la deroièie. Je me flatte de sortir de la bataille, sans autre perte que celle d'avoir été étourdi par les argumcns et par les impertinences de mes adversaires.
(gi) DiàS. Isag. par. 1. cap. 1. §.6.
(92) Romanelli 3 ouvr. cité, pag. 263.
(90) M. le Chev. Arditi , dans sa Loi Pélronia illuitiée, opine sagement que l'inscription et la statue du Préfet Cuspius Pansa ont élé mises dans l'amphithéâtre avant le tremblement de terre de l'an 63 et même avant la suspension des spectacles ordonnée l'an 5g.
(94) AT. Macri a combattu l'opinion de Lippi par un mémoire qui fut lu dans notre Acad. Royale des Sciences.
{g5) Rapport de M. TT'eber du t2 Juillet 1762.
(9^) Qitatremère de Quincy sur le Jupiter Olympien. rrinclcelmann , Hist. des Arts. T. i, pag. 3i.
3 SI 3) !S s.
Av LECTEUR î P<^S' V
Auteurs ; xiii
Précis historique ij
Continuation. Le Vésuve 2^
La Campanie 33
Bourg Augustus Félix — Rue des tombeaux . . Sy
Maison dite de Diomcde 4*^
Sépulcres de la famille Arria 4^
— Des cnfans Gratus et Salvius 4/
— De Scrvilia à son ami 4^
— De Céjus et Lahcon id,
— Des deux Libella 49
Chambre sépulcrale de S aturninus et sontricliniuui. 5o
— De Néi^oleja 5i
— Des Nistacidius * 55
— De Cahentius 5G
Tombeau souterrain 58
Autre rond 59
Autre dit de Scaurus Go
— De Tjche l'cncrea G2
Inconnu id.
Hôtelleries] de campagne idm
Scpulcrctum étrusque 63
î^ichc avec un, siège id.