C. CEJO li. F. MEN. li. LABEONI
ITER. D. V. I. D. QVINQ
MENOMACHVS li
On trouva dans ces environs, à une petite distance l'un de l'autre , 5 squelettes, parmi lesquels celui d'une femme d'une taille très - svelte. Ils avoient sur eux des monnoies d'argent et de bronze, et un paquet de clefs avec des passepartout y ce qui fait supposer qu'il y avoit parmi eux un voleur qui étoit resté dans la ville pour exercer son métier , et que le Vésuve avoit justement puni.
A\ ' -i'/t*-^<.^ ( irOf^iX
HISTORIQUE. /jg
Autel sépulcral défi deux Libella. /<5/'2.--Il est formé de pierres quadran^ulaires de travertin d'un travail très-fini et très-éléj,^ant. Il n'a pour orneniens que sa simplieité , ses belles proportions, et un roulement de palmes qui le recouvre.
Voici son inscription répétée aux deux côtés , afin que ceux qui passoient par les deux rues, au milieu desquelles il étoit , pussent la lire.
yî Marcus Allé jus Luc lu s Libella père , édile 5 duwnvîr ^ préfet et censeur j et à Marcus Alléjus Libella fds , décurion qui vécut ij ans (a^T). L^ emplacement du monument fut accordé par le peuple.
^lléja Décimilla, fille de Marcus , prétresse publique de Cérès , a pris soin de le faire élever à son époux et à son fils.
M. ALLEIO r.VCrO I.IBELLAE PADRÏ AEPILI II VIR. rilAEFECTO QVINQ. ET M ALLEIO lilBELIiAE F DECVRTONI VIXIT ANNIS XYU \ I.OCVS MONVMENTI
' PUBUCE DATVS EST. ALIiEJA M. F
j DECIM1I.LA .SADERDOS
PUBLICA CERERTS FACIVNDYM CVRAVIT YIRO ET FIT^rO.
La charge de Décurion fut accordée au jeune Libella dans un âge mineur à celui prescrit par
5o PRÉCIS
. ia loi, par une distinction qu*on voulut faire à sa famille. Les Pompéiens e'toient très-jaloux de cet honneur. Cicéron répondit à un de ses amis qui le prioit de lui faire obtenir une charge sem- Llable moyennant sa protection . qu'il ctoit beaucoup plus facile de devenir Sénateur à Rome, qîie Décurion à Ponipéi.
Deux sépulcres inconrius.-lh sont composés d' un beau travertin, mais ils n'offrent rien d^important. Ils semblent être restés au commencement de leur construction , ou bien qu'après avoir été renversés par le tremblement de terre de l'an 63 , on les reconstruisoit, quand ils furent ensevelis pour jamais. — Cette observation est commune à tous les autres monumens renversés, comme ceux-ci.
Chambre sépulcrale de Saturninus, et son tri- '^/^'^- cUniunu ( Découverte la première fois en 177^; la seconde, en i8i5 ).
En se détournant à droite , près de la maison de campai^ne de Diomède, on trouve une petite porte , qui donne l'entrée à un enclos muré en reticulatwn On y voit un triclinium. Il est formé par trois lits costruits en pierre, où en y plaçant des coussins et des tapis, les convives y dévoient être à leur aise.
C'est ici que se célébroit le banquet funèbre, ( silicernium ). D'abord cet usage ne consistoit qu'à s'asseoir autour des tombeaux, et à ne manger que les restes des victimes , après avoir terminé les sacrifices. M. Fauvel , Consul français à Athènes ,
HISTORIQUE. 5t
a trouvé autour d'au sépulcre qu'il croit être celui *S! Antlope , r Auiazoïic près du Pire'e , des os de chèvre et de bélier, des cornes de boeuf en partie consumées, des os de poulets et les autres restes du festin funèbre et du sacrifice. ( Mémoires de V Institut. An. 10.^
Mais la fervente piété des anciens et l'imagination poétique d'une religion mythologique altérèrent bientôt la simplicité de ces festins. On crut qu'on devoit les apprêter pour les morts, et Pon dressoit à cet effet des tables magnifî(|ues , en laissant au milieu des convives une place pour le défunt. Dans ce tricîinium on voit une petite colonne sur laquelle on plaçoit devant la table l'urne du défunt, couronnée de roses. On répandoit des fleurs; on faisoit des libations; et il arrivoit, qu'en remplissant souvent les coupes de vin du Vésuve, les convives oublioient qu'ils s'étoient réunis dans cet endroit pour y verser des Jarmes.
Au dehors , sur un marbre , on lisoit. Callistus affranchira Gnéus Vibrius Saturninus., fils de Quintus de la Tribu Falérina (27).
GN. VIBRIO Q. F. FAL
SATVRNINO
CAliLISTVS lilB
Tombe de Névolêia. i8i3. Sur un large piédestal formé par cinq ordres de longues pierres volcaniques , se trouvent deux degrés qui soutiennent
5a PRÉCIS
un aulel de marbre , orné de tout ce que l'architecture a pu imaginer de plus gracieux et de plus élégant. Le buste de Kévoléia s'élève au milieu des feuillages et des fleurs d'acanthe^ et semble se complaire à regarder le monument qui renferme les cendres de tant d'objet3 si chers à son cœur.
Au milieu de l'autel, et au-dessous du buste on lit rinscription suivante:
Névoléla Tyche , affranchie de Julie , à elle-même , et à Caius Munatius Faustus Augu-' stal (28) et Pagamts (29) , à qui les Décurions ■ du consentement du peuple ^ accordèrent le biseU lium pour ses mérites.
Néi^oléia Tyche, de son vivant, a élevé ce monwnent pour ses affranchis et affranchies ^ et pour ceux de C. Munatius Faustus.
NAEVOLEIA I. LIE. TYCIIE SIBI ET