IÎ
Dans le Digeste , ( Lex 5. cod. de Sepul. violan. ) il y a une peine qu’on infligcoit k tous ceux qui violoient les sépulcres avec leurs triclinium.
Après l’inscription que nous avons rapportée, et que nous avons été les premiers k publier, et ayant egard à la loi que nous venons de citer, peut-on encore douter que notre monument ne soit pas un sépulcre? Celui de Térentius ( voy: pag. 70 ) , offre encore un semblable triclinium , et comme nous avons été également les premiers à l’observer et à rapporter les inscriptions qu’il contenoit, nous espérons ne rencontrer aucune oppoiilion à tout ce que nous avons opiné sur ces triclinium 3 , contre les conjectures dénuées de fondement de Mazois , de Millin , de Romanelli , et de tous les écrivains sur Pompéi.
(aü) Les Se x ci ri Auguslales étoient des prêtres en l’honneur d’Auguste, dont le Collège conslituoil dans les Municipium un ordre distinct entre le peuple et les Décurions, comme celui des Chevaliers Romains. ( Pitis. lex. voc. si ugastales ).
( 29 ) Du bourg Augustus Félix.
(30) M. de Sainte-Croix, Recherches sur les Mystères du Paganisme T. 1. pag. 335.
(31) Voy. sa brochure sur les tortibeaux de Pompéi.
(32) Famille très- distinguée à Pompéi , peut-être originaire de Rome. <•
(33j Les Divinités protectrices des femmes étoient appelées Junont ; et Génies celles des hommes.
Singulis cnim et Genium et Junonem dederunt. ( Seueca , Epist. no. )
Ainsi Tyche se recommande à ses Mânes , ou Gcuies tutélaire'; mais sa qualité de Fenerea sur le sens de laquelle
NOTES
ou s’est beaucoup ((ébattus , ne scroit pas des plus décentes de nos jours.
(33) Cette notice nous a été participée par M. Paschal Scognamiglio , employé aux excavations de Pompéi pendant le coilrs de 65 auuées.
(34) Rapport de Pierre la Pega du 1 Janvier 1812, au Directeur Général M. le Ch. Arditi.
(35) L’ab. Choupy compte jusqu’à 24 maisons de campagne possédées par Cicéron. Ou comptoit parmi les plus fameuses celle de Pompéi. 11 arriva à faire des dettes pour l’orner dignement. ( Cicér. ép. 1 . liv. 2. ad Alt. ). Parmi les endroits dont parle Cicéron de cette Pilla, il y en a un dans l’ Epilre 5 , livre 7, dirigées à son ami M. Mari us qui étoit aussi dans sa maison de campagne à Pompéi.
La Pilla de Cicéron n’a pas encore été découverte. Celle que nous avons décrite lui a été capricieusement attribuée par l’Ab. Ilornanelli. ( Poyage à Pompéi ).
(36) Rapport des excavations de la Civita , par R. J. d? Alcubierre du i5 et du 18 Janvier 1749.
Journal des excavations , de Pompéi de François la Pega depuis le iy 63 jusqu’au ijy 8 .
(Zj) Rapports cités d’Alcubierre.
(38) Journal cité du 26 Avril 1763 et du 8 Mars 1764.
(3g) Rapp. d’Alcubierre du 1 Mars 1749.
(40) Journal cité du i5 et du 22 Septembre 1763.
(41) Mazois croit que cette tombe n’appartient pas à l’hémicycle de Mamrnia; mais un grand nombre d’iuscriplions antiques de tombeaux, où la formule Foc. D. JD. D. citm Sedibus est commune, l’assurent du contraire. ( Guarini sur la Campagne Tuurusine , p. 40. )
(42) Journal cité du 6 Juin 1770. )
redlsyXk
NOTES
( 43 ) Journal cité du 18 Mai au 18 Juin 1763.
(44) Journal cité du 2 au 7 Juillet >770.
( 45 ) Journal cité du 16 Mars 1764.
(46) Journal cité du 8 au »3 Août 1763.
(47) Voy. P'itruve sur les maisons grecques et romaines.
(48) Pétrone Salyr. C/iap. 7.
(49) Journal cité du 37 Décembre 1769 et du 23 Juillet 1770.
( 5 0) Les anciens connoissoient cinq espèces de cours-, ou Atrium. Le thuscanicum dont le toit étoit forme par quatre poutres qui se croisoient eu angles droits, laissant une ouverture dans le milieu. Le letrastylum dont la voûte s’appuyoit sur quatre colonnes à l’endroit où les solives se rcncontroicnt. Le corinthien environné d’un péristyle Le testuclinatum c’est-à-dire couvert. Et le displuviaturn qui versoit ses eaux dans la rue.
( 5 1) Voy. Ovide, Met. III, v. 172, sur la toilette d’uue dame romaine ; ainsi que Juvénal , Sut. IV, 490 , et Sat. VI, 476; Lucien , Anwr. 3 g; outre de Pétrone, de Sénèrjue et de Tércnce. Comme aussi Pignor. de Servis , pag. 392; Macrobe, Saturn. II; Terlullien, de. hab: mulier. et la Sabine du savant Boetliger; etc.
Le luxe et les richesses étoient arrivées à un tel degré dans cette époque mémorable, qu’on vit payer à des prix énormes des miroirs de Brundusium ; et la dote, que le Sénat accorda à la fille de Scipion, et l’or que les Romains offrirent à Breunus pour le salut de la Ville éternelle, n’auroicut pu payer un seul ornement d’uue esclave de JAvie.
( 5 2) Journal cité du 16 Avril 1771.
l’armi ces iustrumeus de chirurgie il y en a de ceux qui ressemblent beaucoup aux modernes, comme des élc-
vatoircs pour l'opération du trépan, des lancettes, de* spatules , des liges et des boutons de for pour Inapplication du feu ( le cautère actuel ), etc. Voyez De locis J'ompeianis ad rem medicam facientibus : dissertai, de Louis Choulunt. Léipsick,
(53) Voyez là-dessus le récent et important Mémoire du très-savant Chevalier Lucas de SumueLe Çagncizzi qui lut lu dans notre Académie R yale des Sciences, sur lu valeur des mesures el des poids des anciens Romains, tirés des originaux qui existent dans le Musée Royal Bourbon de Naples. Naples t8üô.
(54) Vline, Histoire nalur. liv. 3i , ch. 8.
(55) Mazois croit que ce gynecée soit un p'enereum.
(56) Rapport de Pierre la P'ega au Chev. Arditi du 11 Novembre 1809.
( 57 ) Vi trace, lib. g. Dêtambre sur la Gnomonique des anciens.
(58) La belle description que fait le Chev. Arditi de ce bas-rcîicf dan* son petit ouvrage intitulé, le Fascino e l'amulelo conlro del fascina ptvsso gli antichi « est digne de >1 louanges, ( dit l’illustre Zannuni , N. a* du Journal « V Anthologie , ) laut par le jugement sain que par la a doctrine qui y est très - abondante. Pline dans son >> histoire naturelle , et Mamertin dans le panégyrique » de Maximicn se servent de la parole Félicitas pour » démontrer l’abondance des blés. Ces argumens appuyés » sur celui que le passage de Simmaque nous fournil, » ne ullo fascina Félicitas mordeatur , conseillent au » Chevalier de croire que le Boulanger de Pompéi avoit » mis ce symbole et cette inscription pour éviter* les n maléfice des yeux, ce qui auroit porte préjudice à » son négoce . » Le chev. Arditi termine son onvrage
NOTES
en faisant, suivant son style , des observations utiles et en donnant de nouveaux éclaircissemeus sur des ntonumens analogues à celui qu’il a illustre’.
(5q) Anacréon, Ode 6.
(60) Voy. Millin, Voyage au midi de la France t. 2. 3 j. n. 1.
(61) M. Guarini a interprété ainsi cette inscription.
Il a publié pour son appui et à notre demande , une dissertation savante.
Pour preuve de cela nous ajouterons, outre la mosaïque ' et les peintures que nous avons décrites dans cette maison, et qui se rapportent si bien à un Poêle dramatique , la tête de Bacchus protecteur des acteurs et des poètes scéniques, représentée sur le fragment de mosaïque tombé de l’appartement supérieur.
Le petit simulaore de Faune peut faire allusion aux représentations satyriques dont il ctoit l’emblème. ( Voyez le très-savant petit ouvrage du Dio Fauno e de’ suoi seguaci cPOdoardo Gerhard. )
(62) Rapports de M. Antoine Ronucci an Chev. Arditi du a5 Juillet et du 7 Août 1824.
. (63) Plin. Hist. Nat. liv. 35, cap. 17.
(64) Journal des excavations de Pompéi de M.. Nicolas <J .-tpuzzo du i3 Novembre 1826.
L’opinion des Noces de Zéphyr et de Flore est du savant Jannelli et a été adoptée par notre Académie Royale d’ archéologie.
M. Joseph Sanchex, un des nos écrivains les plus infatigables croit que la jeune fille endormie sur les genoux du Dieu du sommeil est Ariadne abandonnée par Thésée , et que le Dieu ailé est Bacchus. 11 a pour lui le monument rapporté par Fisconti ( Mus. Pio-Clcm. J', 8.)
2lS
NOTES
( 65 ) Ces particularités et celles qui suivent sont prises à’ Horace, de Martial, et d’une épigramme de Y Anthologie grecque.
(66) Antiquités d’ Herculanum , vol. 3 , pag. 209.
(67) M. Cagnaxsi est de l’opinion , que ces vases servoient à contenir les mesures de métal des arides et des liquides. 11 nous a adressé un Mémoire qui démontre également que la cavité plus grande conlenoit Yamphora; la seconde, le semicadus ou semi-metretes , c’est-à-dire les trois-quarts de Yamphora ; la troisième, Yurna , ou la moitié de Yamphora ; la quatrième, le modius, la troisième partie de Yamphora ; la cinquième, le semodius. Celles-ci servoient à mesurer les arides.
Parmi les petites cavités situées aux angles, et qui servoient pour les liquides , les deux plus vastes contenoient chacune la mesure du sextariu * qui étoit la sixième partie du congius et en même- temps la 48.“* de Yamphora; les deux plus petites contenoient chacuue la mesure de Yhemina ou coti/a, la moitié du sextarius.
Toutes ces mesures sont formées dans un morceau rectangulaire de travertin, et sont actuellement dans le Musée. Le nom des Magistrats qui présidèrent à leur formation , y est gravé :
A. Clodius A.F.N. Arcaeus N.F. ArellianusCaledus.
D.F.l.D. mensuras exaequandas ex Decur. decrelo.
(68 ) Voy. Les Fêtes et les Courtisanes de la Grèce.
(69) Encyclop. à la parole Basilique. Adam , Antiq. romaines sur les Curies. Nardini et Nibby , Rome antique, sur la Basilique Æmi/ia.
(70) L’architecte Gandy dans sa description des vues du Chev. Gell. ( Voyez sur la signification d’ Adonis, Natale Comité , liv. 5 . chap. 16. Fr. Noël , Uict. de la fable. Dupuis , Origine de tous les cultes. )
HOTES
(71) Antiquités <T Herculanum, vol. 3 . pag. 310.
(72) ffygin. fab. 184. Auson. , periocha a3 Odys*.
Nous avions trouvé, avant l'inscription pompéienne, le mot chalcidicttm dans le monument Anciranns et sur un inarbre d’Herculanum. Nonosbstant l’opinion à'Ifygine et à’Ausone que nous venons de citer, Fitruvé, Festus, Ar~ nobe et Isidore avoient déjà parlé du ckilcidicum. Mais quoi! Après l’autorité de ces écrivains, et après ce qu’en avoient dit le Reinese, le Salmase, le Philander et autres savaos sur Dion , etc. nous sommes dans la nécessité do conclure avec Té rente. Fecisti probe ! lneertior sum mu/to quant dudum.
Le petit ouvrage de hi. Bechi sur le chalcidiqae et sur la Crypte d'Eumachie n’a pu éloigner nos doutes sur la nature de cette partie des anciens monumens. Nous avons cependant suivi son opinion qui est la plus probable, et jusqu’à présent presque la plus évidente.
(73) Voyez la dissertation récente du professeur Ctumpi sur les prêtres Fullones.
(74) Pitisc . , Lex.
(75) Horace. Ode 4, liv. 4.
(76) Plutar. Fie de Thésée .
(77) Pêtron. Satyr. cap. i5. Athen. cap. 3. lib. 14.
(78) M. le Chev. F. Avelllna a lu dans notre Académie Royale d’archéologie, un discours où il est le premier à opiner que cet édifice étoit un Augustœum. Nous avons joint nos observations aux siennes, et nous croyons que désormais celle conjecture est suffisamment prouvée. Nous devons nous étonner ensuite que dans un des derniers numéros du Journal des excavations de Pompéi, qui fait partie de la description du Royal Musée Bourbon, on nous annonce d’un ton absolu que ce temple étoit un hôpital
sacré , un Serajiœum. y
NOTES
(79) Jl'iim-, Cuarini. In sacra Pampejorum nonnulla comme maria.
(80) M. de Sainte- Croix , ouvr. cité T. II.
(81) Fabbretti , ( Iscript. domest. pag. 684 N.” 80. ) rapporte que Scxtus , et C. Pelicius Firrnus, horologium cum sedibus paganis Laebactibus dederunt.
Voy. Vilruve sur le Portique joint au Théâtre.
(82) Rapport de F. la Vega du 19 Août 1797 à M. le Marquis Charles de Marco.
(83) M. Champollion le jeune interprète ainsi ce fragment qui primitivement n’appartenoit pas à ce temple, et qui fut mis là sans raison.
Sous les figures de 14 personnages, qui adorent le Dieu Uoum on voit écrit sur 20 lignes de hiéroglyphes, u C’est une commémoration publique des prêtres d ’Horus et des autres Divinités des différentes contrées de l’Egypte. Ils supplient le Dieu A’ouni, comme souverain des régions dieu haut et d’en bas, modérateur de la lumière, qui illumine le monde, auguste , gracieux etc. » Sur cette table on ne fait pas mention d’ Jsis, mais bien d’Osiris, sous'lc nom de Roi Sennaa/ra , c’est-à-dire celui qui ouvre.
(84) M. le Chev. Carelli s’occupe depuis long-temps de la description de ce temple. Son ouvrage qui formera ia continuation des volumes des Antiquités d‘ Ilerculanum est sous presse.
Les peintures du temple d’Isis sont aussi gravées et estampées dans notre typographie Royale , mais elles ne sont pas publiées , par ce qu’il y manque les explications des Académiciens.
(85) Maintenant au Musée de Naples, Collcct. Egypt. N. 11.
(86) Voyez sur le reste Porphyr, Epist, ad Janebonem.
(87) Iablonski , Panthéon Ægypt.
NOTES
aai
(88) M. de Sainte-Croix , ouvr. cité, t. a , p. 167.
(89) Doctrine de P Erèbe chez les Égyptiens , et les mystères (P /sis expliqués d'après les peintur e qui ornent quelques momies de P Impérial cabinet des antiquités à tienne , Dissertation de M. Joseph de Hammer -, conseiller etc.
(90) Cette inscription a excité depuis long-temps de grandes guerres. Les années de Popidius y sont indiquées de cette manière , «Sears. Les antiquaires se sont divisés sous trois drapeaux, et chacun a combattu pour une de ces opinions , pour Sex , pour Sexsdecim et pour Sexsaginta. La première idée a eu vraiment de forts champions, mais je me suis inscrit comme volontaire parmi les défenseurs de la dernière. Je me flatte de sortir de la bataille, sans autre perte que celle d’avoir été étourdi par les argumens £l par lus impertinences de mes adversaires.
(91) Diss. Isag. par. 1. cap. 1. §. 6.
(9a) Romanelli , ouvr. cité, pag. 263.
(g3) M. le Chev. Arditi , dans sa Loi Pétronia illustrée, opine sagement que l’inscription et la statue du Préfet Cuspius Pansa ont été mises dans l’amphithéâtre avant le tremblement de terre de Pan 63 et meme avant la suspension des spectacles ordonnée l’an 5g.
(94) M. Macri a combattu l’opinion de Lippi par un Mémoire qui fut lu dans notre Acad. Royale des Sciences.
(g5) Rapport de M. IVeber du 12 Juillet 1762.
(96) Quatremère de Quincy sur le Jupiter Olympien. J Vin ciel mann , Hist. des Arts. T. 1, pag. 3 1.