C. EGNATIVS rOSTHVMVS D. V. 1. D. TER
EX D. D. IVS LVMINVM
OBSTRVENDORVM HS. CC OC oo
REDEMERVNT PxlRIETEMQVE
rRIVATVM COL. VEN. COR.
VSQVE AD TEGVLAS
FACIVND. CVRARVNT.
l\l. Holconius Ru fus, duumvïr de justice pour la Iroisiènie fois , et C. Egnatius Poythuinus , duwnvir de justice pour la seconde fois , par le Décret des Dédirions , ont acheté le droit de fermer les fenêtres pour 3ooo sesterces y et ont eu soin d'élever jusqu'où toit le mur particulier du Collège des Véncréi corporés.
L'arcb,itecture de ce monument est inférieure à celle du Trésor public et à celle du Temple grec aujourd'hui presque détruit. Il a 48 colonnes de tuf, rcvélues de stuc , d'ordre coriu
ibien , et de mauvaise proportion , qui formaient 4 poriiques, décores de statues, d'hermès et de saperbes peintures. On en distinguait de très-singulières. Quelques-unes représentaient Hector traîné autour des murs de Troie ; Achile qui tire le glaive contre Agamcmnon , mais Pallas le relient par le bras ; et Priam aux i;enoux de ce bércs baisant la n*ain qui lui avait tué son fils. D'autres nous rappellent quelques scènes des batailles des Pigmées contre les grues : contraste comique, par lequel le Peintre a voulu a ce qu'il paraît , nous traduire en un autre langage l'ironie avec, laquelle Homère contemplait les exploits des souris et des grenouilles.
Au milieu de la cour, s'élève un autel devant un sanctuaire isolé. Une belle colonnade environnait ce dernier. — On trouva dans la cour la statue de ^ énus, et celle de son fils Hermaphrodite avec des oreilles de Faune, toutes les deux d'un travail parfait. — Un jeune Bacchus , qui repose au son de la lyre de Silène, est peint dans une chambre secrèie.
On lit sur l'autel dont nous venons de parler l'inscription suivante qui nous fait connaître les noms des 4 magistrats qui le firent construire :
N. PORCIVS. M. F. L. SEXTILIVS. L, F. C>". CORX£LIVS es. F. A, COR.VELIVS, A. F. IIII VIR. D. D. S. F. LOC.
On lit sur une colonne de marbre cipoîlin au milieu d'une petite plaque carrée :
I;. sEPVNivs li. r
SANDILIANVS
M. HERENIVS A. F
EPIDIANVS
DYO VIR. I. D
Sur cette colonne il devait y avoir un cadran solaire qu'on plaçait ordinairement sur les monumens et dans les rues publiques, où on les a irès-fre'quemment trouve's. Ces deux magistrats qui avaient fait e'iever cette colonne avec son cadran , firent aussi construire , comme nous le verrons, au milieu de la grande place du Théâtre, un héuîicycle pour se reposer, surmonté d'une semblable horloge.
Basilique. 181 3 et suiv. — C'est un édifice majestueux qu'une petite rue seule sépare du temple de Vénus. Là se rassemblaient les négocians , et on y administrait aussi la justice.
On recueillit à son entrée les fragmens d'une statue équestre de bronze doré j celles qu'on a trouvées sur la façade de la Basilique d' Herculanuiîi étaient de marbre, ( les statues équestres des Nonniiis. )
Çpmmc les anciennes églises des Chrétiens é-
Ï72 taienl aussi des liiLuiiaux (^ de pénitence ), c est de là qu'elles prirent la forme et le nom de ces monumcns.
La .Basilique a une nef découverte au milieu, et deux autres formées par des portiques couverts sur les côtés. Ces dernières sont composées de deux rangs de colonnes, l'un ionique^ et Pautre corinthien, qui formait un second étage ouvert &ur la nef du milieu , d'où l'on pouvait observer les magistrats dans tous les points de la Basilique. Des juges inférieurs y terminaient les causes de moindre intiporlance j les avocats y donnaient leurs conseils , et les jeunes orateurs s'y exerçaient quelquefois à déclamer. Ces colonnes sont de briques dépouillées de stuc , et d'une construction si récente, qu'on ne croirait pas qu''eilcs appartiennent à un édifice antique.
Dans le fond ^ s'élève à 7 pieds de hauteur , la tribune où siégeaient les magistrats. Une statue équestre était placée au-devant sur un haut piédestal. L'intérieur de la tribune formait une petite chambre garnie de petites fenêtres avec des barreaux, dans laquelle on mettait les coupables pour y être interrogés lors du jugement qu'on rendait publiquement: on voit sur le pavé de la tribune les ouvertures par où l'on entendait leur voix , comme on le croit.
L:^s portiques étaient ornés de statues de mar- ]>rc , et d'hermcs de bronze; parmi les premiè-
res quelques-unes ëtatent d'une taille gigantesque; on de'couvrit des frai^nnens des unes et des autres. Il y avait encore des bassins et des fontaines.
Les murs, recouverts de stuc , ont l'apparence de grandes pierres carrées de différentes couleurs. Sur les parties extérieures , oii l'on avait peint des repre'sentalions capricieuses d'architecture , on lisait beaucoup d'inscriptions , faites par amusement , avec le pinceau ou avec un poinçon de fer , et qui annonçaient la condition et l'ignorance de ceux qui les avaient tracées.
En voici quelques-unes des moins indiscrètes et avec la même orthographe.
Non est ex albo judex , pâtre aegyptio.
Il n'y a point de Juge qui soil né d'un Egypt'en.
Damas , audi ( sic. ) Ecoute haranguer, o Dama*.
SûAVIS VÏNARIA SITIT ; ROGO "VOS VALDK SITIT ( SIC. )
tJuave marchande de vin a soif^ je vous prie , faile» qu'elle en ail d'avantage.
LucRio et salus hic fuérunt»
Le* amis du gain et du bon temps ont été ici.
C. PUMIDIUS DIPILtrs IIETC FUIT AD NO VAS OCTOBRETS. M. tEPID. Q. CATUL, COS.