‹ Pompéi (volume 2)Chapitre 17 sur 33 · LA PALESTRE. — L'AMPHITHÉÂTRE · texte numérisé non relu

LA PALESTRE. — L'AMPHITHÉÂTRE

La palestre (II, 7, 29 et a. fig. 50. p. 92). — La première porte que Ton rencontre à gauche en entrant sous le portique du Forum triangulaire par la porte II, 7. 30, est celle d'une palestre construite pour la jeunesse par le questeur Vibius Vinicius avec une somme qu'a léguée à cet effet Vibius Adiramus. Ce monument est donc préromain ; à défaut de l'inscription son style le dirait assez. Sauf du côté est, mitoyen du temple d'Isis, son aréa, de 24 mètres environ sur 17, est entourée d'un portique soutenu par d'élégantes colonnes doriques, cannelées du haut en bas et autrefois recouvertes de stuc (fig. 50, p. 92;.

Trois petites chambres, appu3-ées au revers du mur qui longe le Forum, servaient aux jeunes gens pour se préparer aux exercices et se laver ensuite. LTne fontaine leur versait l'eau, sans doute dans une vasque, par un tuyau c[ui passait dans l'intérieur d'une des colonnes. A mihauteur du portique, contre les colonnes de droite, se dresse, entre un autel et un escalier de six degrés, une base de statue (fig. 50, p. 92^. Aucune inscription ne donne le nom de la divinité dont la statue n'e.xiste plus C'était sans doute Hermès, le dieu qui présidait aux palestres. En gravissant les six degrés, le vainqueur s'élevait à la hauteur du piédestal pour déposer sa couronne sur la tète du dieu.

Une belle statue trouvée dans la palestre en 1797, la plus complète réplique du Doriphore de Polyclète c^ue nous connaissions, fait aujourd'hui partie des collections du musée de Naples. Il est assez naturel en effet que le Doriphore ait trouvé place dans une palestre grecque comme type de force et de beauté.

Il existe dans la deuxième région (II, 2, 23} une autre palestre due

POMPKI

probablement à l'initiative privée ; elle mérite d'être mentionnée. Dès le corridor d'entrée, l'attention est attirée par une mosaïque représentant, en noir sur fond blanc, deux lutteurs. Le corridor conduit dans une vaste cour à l'angle de laquelle l'emplacement de la palestre proprement dite, circonscrit de deux côtés par le mur, est borné, des deux autres côtés, par des colonnes. Une mosa'ique blanche recouvre le sol. Sur les deux murs, des peintures du quatrième style, bien conservées, représentent des athlètes dans diverses situations. L'un se sert du strigile, un autre tient

Fig. 50. — La palestre du l-'orum triangulaire et son autel (p. 91).

le ceste, un tnjisième reçoit la couronne. 11 en est un, bestial et sauvage, qui. maintenant .sous lui son adversaire, veut, quoiqu'il s(jit renversé, continuer à frapper; mais le maître des jeux met fin au conil)at. -Mercure, le dieu de la palestre, occupe le centre de la plinthe entre des dauphins et deux nymphes ;fig. 51, p. 93,.

Des salles vastes et belles entourent la cour : l'apod}teriuni où 1 on ôtait et remettait ses vêtements et dont le mur conserve la trace des casiers; des salles de conversation et sans doute des restaurants; des latrines aménagées comme celles du Forum. Des bains, peu spacieux comme la palestre elle-même, y étaient attenant et communiquaient par une porte. A l'un des angles un de ces cabarets si nombreux à Pompéi, avec son comptoir en marbre et sa petite cuisine, ouvrait à la fois sur la

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