‹ Pompéi (volume 2)Chapitre 18 sur 33 · LA PALESTRE · texte numérisé non relu

LA PALESTRE

L^AMPHITHEATRK

rue et sur l'intérieur de la palestre. Dans cette palestre, comme aux thermes, les Pompéiens devaient faire de longues séances et des parties fines. Il existe entre ces deux palestres de Pompéi une très grande différence. La première, construite par les Samnites sous l'influence grecque, était destinée à la jeunesse. Par cette éducation physique, par la série des exercices qui développaient tous les membres du corps et leur don-naient la grâce et là souplesse, les Grecs cherchaient à réaliser chez les jeunes hommes leur idéal de beauté, l'harmonie et la pureté des formes.

Fig. 51, — Peinture 0 une palestre privée .i Pompéi tp. 92; Hist. l'if priv.. p. 118).

Chez les Romains, au contraire, surtout à l'époque où périt Pompéi, l'usage de la palestre n'était guère entré dans les mœurs; en tout cas, on en éloignait soigneusement la jeunesse. La gymnastique et les exercices du corps n'avaient qu'un but pratique : préparer au service militaire, faire de bons soldats. La palestre, telle que l'entendaient les Grecs, était plutôt regardée par les Romains comme une école de démoralisation et c'est là, dit Plutarque, que se perdit l'antique pudeur.

Cette seconde palestre établie avec le luxe propre à l'époque impériale, devait être la propriété d'un particulier qui faisait payer les entrées un bon prix. Sa clientèle se composait sans doute de riches Pompéiens amis des exercices \'iolents et des plaisirs.

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Lcimpliithéâtre 1. — Fig. 52, p- 95; 54, P- 98 : voir aussi Vie privée, fig- 4. P- 7 • -^ L'amphithéâtre de Pompéi fut reconnu dès l'année 1748 ; à plusieurs reprises on y fit des fouilles partielles aussitôt recouvertes, notamment dans la partie ouest déblayée vers 1735. en même temps que la célèbre maison de Julia Félix. 1/édifice ne fut complètement remis au jour que sous le règne de Ferdinand II.

Nous avons vu deux duumvirs C. Uuinclius Valgus et 31. l'orcius adjuger et approuver les travaux du théâtre couvert. Plus tard élus de nouveau duumvirs avec le titre de quinquennales, ils témoignèrent au peuple de Pompéi leur reconnaissance en lui faisant don dun amphithéâtre qu'ils construisirent à leurs frais. Une inscription en fait foi. Contemporain du ])elit théâtre, l'amphithéâtre de Pompéi appartient donc au I" .siècle avant j -C. ; c'est le plus ancien que Ton connaisse.

Flevé dans l'angle sud-ouest du remjKirt que protégeaient trois tours, une place plantée d'arbres l'entourait. Deux de ces tours, désaffectées puisque la conquête romaine avait rendu inutiles au point de vue militaire les fortifications de Pompéi, furent rattachées à l'amphithéâtre et reçurent une toiture ; à ces tours et au fragment de rcni])arl (jnelles encadraient était fixé un côté du vélum <iui ]in>tégeait les spectateurs contre les ardeurs du soleil. A droite, un autre bâtiment rectangulaire, avec un jardin ou une cour intérieure, portait sur ses murs une inscription ; sans doute il tU'iieiidail de ramjiliilliéâtre. Les jours de rej^résenlation, des bouli(iues vohmtes surgissaient ; les édiles accordaient à des marchands, soit par contrat, soit par un usage établi, le droit de s'installer sous les arcades extérieures (i://i7.. Vie priv ., fig. 4. p 7

Comme tous les mf)numents de ce genre, l'amphithéâtre était de forme elliptique, le ]ilus t^rand diamètre mesurant 130 mètres, le plus petit, 102 mètres ffig. 52. p. 95 . 11 pouvait contenir environ 20.000 spectateurs, nombre considérable eu égard à la population de Pom])éi : mais nous avons vu. j^ar l'aventure des Xocériens, qu'on y venait des villes voisines.

A chaque extrémité du grand diamètre orienté du nord au sud, l'arène a comme accès une porte monumentale (voir fig. 52, p. 95]. A l'extrémité ouest du petit diamètre à gauche sur notre fig. 52) une autre porte donnait accès à un étroit corridor par lecpiel on emportait les cadavres hors de l'arène ; c'était la porld Jibil incnsis, porte de la mort.

Un mur haut de 2 mètres environ, que l'on appelait i)odium, circonscrivait l'arène ; couronné par une main courante, il s'offrait à hauteur d'appui aux spectateurs assis du premier rang (voy. fig. 52, p. 95. Fixés

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