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Fig.
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Plan de la maison de Pansa - - VI. (>. i — (p. 50-5/, et passiiii',.
riche maison, une des plus riches de Pompéi. la première partie, bien distincte et bien séparée des autres, la i)artie correspondant à la mai.son l^lus antique, celle «lui raj'onne autour de l'atrium (fig, 22, 1-7, j). 501.
L'entrée de la mai.son fut .souvent précédée d'un vestibule; le mot vcstihiiliiin vient de s/cihiiliiiii. étable, parce que, i)rimitivement, devant la maison s'étendait, avec l'étable des troupeaux, la cour de ferme. Ce vestibule, souvenir des temjjs antiques, était, à Pompéi. absent ou embryonnaire. Là en effet, même dans les maisons riches, chez 1 iulconius ou chez Pansa, une longue file de clients n'avait j)as à attendre, comme dans les demeures patriciennes de Rome, l'ouverture des j)ortes. Le vestibule de la maison de Pansa a n'était guère qu'une marche en dehors de la porte. Après l'avoir dépassé, on franchissait aussitôt un beau seuil en pierre dure et on se trouvait dans les /V7«rf.y i. corridor faisant suite à la porte d'entrée et conduisant à l'atrium 2
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Nous avons vu l'atrium 2 s'entourer de pièces diverses : en face de la porte, le tabliiiiiin 5. ou salon, à la place qu'occupait autrefois le lit ; à tlroite et à gauche les chambres d'habitation cubiciiltnii, doruiitoriiiin 3 ; à la suite de ces chambres, deux pièces ouvertes, alae 4, sans emploi l.iien déterminé, appelées, suivant leur situation, ala dfxff/'û, aile de droite, ou a/a siiiistra. aile de gauche. Une des deux pièces situées à droite ou à gauche du tablinum 7, 8, servait généralement de salle à
Fig. 25. — Intérieur d'une maison de Ponipéi ^p. 51, 59, 62).
manger ; souvent aussi on mangeait dans le tablinum ou bien à l'étage supérieur dont, par suite de cet usage antique, les chambres ont gardé le nom général de cenaciilinii, salle à manger. Les deux pièces placées à droite et à gauche des fauces 37, 38, servaient à des usages domestiques ou étaient louées comme boutiques ; il en était ainsi chez Pansa. La cuisine et souvent le laraire avec elle, avaient émigré dans les communs 19. Toutefois, l'atrium avait gardé bien des souvenirs de son ancien état de pièce universelle : du trou par où autrefois fu3'ait la fumée était restée l'ouverture appelée couiphiviiim d'où, par les gouttières, l'eau de pluie tombait dans l'iiiipliivnim, bassin creusé au centre de l'atrium ^fig. ^3. p. 51) ; la margelle élégante d'un puits, en marbre ou en terre cuite (voir fig. 24, p. 53 ; fig. 62, 63, p. 102, 103). rappelait l'ancien vase où l'on
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conservait l'eau ; sur une table en marbre appelée cartibiilttin. souvenir de l'ancienne table à mantrer. on exposait, comme nous sur des dressoirs, la belle vaisselle de bronze ou d'argent fig. 24, p. 53; fig. 122. \>. 1^14.
Telle est, dans ses parties essentielles, la maison de Pompéi à la plus ancienne époque à laquelle il nous soit possible de remonter. Kt il est à rcm;iniucr que toutes ses parties ont des noms latins, car elle n'a jnis encore accueilli les raffinements de la Cirèce : vcstibiiliiiii. fiUiccs, iitriitin. ciibiciilitm, ilonnitoriiini. nie?, tiihliiiiiin. dirtibiiliim. .Malgré les changements introduits, l'atrium est encore à cette époque le centre de la maison : l'endroit où. au milieu de ses servantes et occupée aux travaux de son sexe, se tient la femme, veillant à tout sans que rien ]>uisse, à son insu, entrer dans la maison ou en sortir l'n jietit jardin, souvent orné de quelques colonnes, s'étendait derrière !e tablinum
.\lais, sous l'influence grecque, l'augmentation du bicn-étrc ii du luxe et aussi la famille plus nombreuse, les mariages des enfants, font trop étroite l'anlitiue demeure et il faut se préparer à émigrer hors de l'atrium. On entoure d'une colonnade le centre du jardin agrandi, orné d'un Ijeau bassin central et il prend le nom grec de péristyle g ; le corridor (|ui y conduit s'appelle air.Iroil 6; tout autour du péristyle se construisent des chambres 12. qui. peu à peu. de j^ièces de service, deviennent la demeure de la famille. Içs salles à manger et les salons, l'endroit de la maison où ne pénétrent que les intimes. Nous vovons sur le plan de la maison de Pansa ([ue. dans le péristyle, on n'a gardé à droite qu'une grande pièce i;,, salle à manger pour les re]:as noml)reux. appelée occits, et deux pièc?s ])lus petites 14 et 11 avec un corridor lo conduisant à une porte sur la rue. Dans une des ])ièces 1 1 gisaient les squelettes de plusieurs femmes parées de leurs bijoux. Le reste de ce côté du péristyle I'>, ilétaché de la maison et transformé en a])partement à louer indépendant, avait son entrée sur la rue; mais, (hms la plupart des maisons, les deux côtés du périst^ie étaient garnis de cliambres. \\x fond, à côté d'une jnèce ]>lus petite, une grande salle 15 occu])e. par rap])ort au péristyle, une situation analogue à celle du tablinum au fond de l'atrium; on 1 aiqielait <X(J/\i; c'était un lieu de réunion.
Si ilans la première partie de la maison, la juirtie pr()])rement latine, les noms des diverses pièces sont latins, dans cette seconde partie, ajoutée sous l'influence grecque, les noms sont grecs : aiidroii,pcristyliiiiii. occiis, ixi'dro. et aussi le tricliiiiitiii nom à la fois d'un triple lit de table, et, par extension, de la salle à manger disj)osée pour recevoir ce lit 8. 16.
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A gauche de l'cxcilra 15, dans la maison de Pansa, un corridor 17 conduisait à un portique 21 supporté par onze colonnes, occupant toute la largeur de la maison et du grand jardin qui y faisait suite. Dans ce jardin, au moment des fouilles, on a retrouvé encore sous les cendres et sous les lapilli le terrain disposé en plates-bandes ; un réservoir, des tuyaux y distrilauaient l'eau nécessaire à l'irrigation.
A l'extrémité du péristyle, à gauche, se trouve l'entrée de la cuisine ig avec un fourneau sur lequel on pouvait faire chauffer quatre vases à la fois; au-dessus on voit encore, peintes sur le mur, les images
Fig. 24. — Cirtibuluiii cl marycUe de puits dans un atrium p. 51. (15. 142).
des dieux Lares et des pénates. De la cuisine, une porte conduisait aux latrines par un vestibule sur lequel ouvrait aussi une petite écurie avec sa mangeoire 18, destinée sans doute à un âne, carie passage étroit qui y conduisait aurait été peu pratical^le pour un cheval. Ce n'est pas, comme on le pense bien, par l'atrium et le péristvle que l'âne entrait dans la maison ou en sortait, mais par une grande pièce 20 qui avait une large porte sur la rue. 11 ne sortait d'ailleurs que rarement, étant sans doute employé au moulin ou à la culture du jardin.
Telle était, à la belle époque de l'art, le plan d'une riche maison de Pompéi, d'une maison romaine aussi. La maison de Pansa est au centre d'une île A'I, 6), c'est-à-dire d'un terrain dont les quatre côtés sont bordés par des rues. Il est probable que primitivement, avec son jardin.
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elle occupait toute Tilc. l'ius lard, le terrain devenant rare et cher, et, j)ar suite, le ])rix des loyers élevé, on construisit des maisons de rajiport en bordure sur la rue, ne réservant pour le jardin que la i)ariie située derrière la maison. C'est ainsi que. de chaque côté de la porte de la maison de Pansa, nous voyons des boutiques 31-41. Lune cependant 35 communique avec l'atrium 2 par la chambre 36 ; soit que. dans cette boutique, le propriétaire exerçât, par quelqu'un de ses esclaves, un commerce ; soit que. en affranchissant un de ses esclaves, il lui ait concédé un local et un fond de marchandises, restant lui-même intéressé dans cette affaire à cause de ses avances. Il est possible aussi que, en dehors des circonstances assez rares où l'on ou\Tail la jurande porte, cette boutique 33 et la chambre qui fait suite 3'j, aient servi, en même temps que de boutique, d'entrée dans la maison, le boutiquier étant en même temps concierge.
Une boulangerie 29 occupe l'angle gauche de la maison. ],es boutiques 33 et 31. où sans doute on xcndail le jiain, a\aienl leurs arriéresboutiques 34, 32 et communiquaient a\('c la grande salle 29 oix se trouvaient les moulins, les chaudières, le pétrin et le four 30. ],a pièce du fond 28 servait de magasin. Les numérf)s 22-27 désignent des boutiques avec leurs arrières-boutiques et un esialier inoiuant à 1 étage supérieur ou p(ri;iilti, demeure du l)outi(|uier et île sa famille. Dans ces boutiques on a trouvé des couleurs. A 1 autre angle de la façade, les ])ièces 41-43 devaient être affectées à une industrie : la pièce 42 renferme un puits et un four de grande dimension : un escalier, dans la pièce 41. montait à la l)ergula. A. H et C mari|ueni des a])])artements à louer tout à fait indépendants de la maison.
Ainsi turent amoindries les riches maisons à l'époque ou, à cause de la population plus dense et du pri.\ du terrain, le propriétaire voulut tirer de 1 insula ([ui lui appartenait entièrement le meilleur juirti possible. Peut-être aussi, pour établir les colons de Sylla, construisit-on des boutiques autour des îles complètement occupées par une riche maison et un vaste jardin. Dans la maison même nous avons donné une classification générale des pièces sans assigner à toutes une attribution bien précise. C'est que. dans la maison romaine, les pièces n'avaient pas, suivant leur situation, une destination fixe. C'est à d'autres signes qu'il faut les reconnaître. Nous indiquerons les principaux en étudiant rapidement les différentes parties de la maison.