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formes variées complètent ce beau service, et aussi deux miroirs, l'un orné d'une charmante tète de bacchante (iig. 109, p. 151), l'autre de Léda faisant boire le cygne.
Pompéi a fourni d'autres beaux miroirs d'argent ou de bronze.
Fig. 109. - Miroir orné d'une tête de bacchante, provenant dn trésor de Boscoreale ^p. 151).
A Pompéi, comme dans toute l'Italie, on usait de la vaisselle en terre, à couverte rouge, d'Arezzo ou des fabriques de Campanie. La batterie de cuisine, en bronze ou en cuivre, comprenait des bassines, des casseroles, des plateaux aménagés pour servir des œufs, des moules. Les Romains donnaient aux mets l'apparence de ce qu'ils n'étaient pas. Aussi a-t-on rencontré à Pompéi des moules en forme d'animaux : lièvre, poulet, cochon de lait, poisson, etc., et aussi des moules à gâteaux de formes
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variées. Les trous des passoires généralement profondes, dessinent des arabesques assez compliquées ; les cuillères sont munies d'un long manche vertical pour ])uiser au fond des vases, ou bien ont. à la jointure du cuilleron. un retrait auquel s'adapte la lèvre du vase; ce cjui jjermettait de n'enlever que la surface du liquide.
Les Pompéiens usaient du brasero. Les thermes du forum et ceu.x de .Stabies en ont fourni un bon modèle en l)ronze ( 1 '/V publ . fiy. 59, p. 1 1 1).
Fig. iio. — Brasero en lorme Je forteresse avec réservoir pour eau cliauJe p. 152 .
Plus petits, ceux des aii]iurlemenls. également en bronze et de formes très diverses, circulaires ou rectangulaires, reposaient sur des pieds élégants ; de chaque côté une jjoignée aidait à les transjjorter. On y lirùlait un bois préparé, sans fumée. Wikapnon. Ouelques-uns fournissaient de Peau chaude. Celui que présente notre figure iio (p. 152) affecte la forme d'une forteresse. Versée par le sommet d'une des tours, l'eau répandue dans l'intérieur s'échauffait par le contact des parois avec les charbons et sortait à volonté par un robinet. Le brasero de la figure III p. 153 , plus compliqué, se compose d'un grand réservoir et d'un demi-cylindre sur lequel on pouvait, gn'ice aux trois supports en forme d'oiseaux aux ailes éplo3'ées, poser une bouilloire. Le modèle est gracieux avec ses ciselures, ses poignées, ses pieds en
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griffes de lion surmontées de sphinx dont les ailes s'adaptent aux
angles.
Dans certains vases, on conservait l'eau chaude à l'aide d'un tube plein de charbons, ouvert en haut, fermé en bas par une grille et traversant le vase dans toute sa longueur. Plusieurs avaient un réceptacle intérieur pour le feu autour duquel on versait l'eau (fig. 123, p. 167).
Fig. m. — Brasero servant en même temps de fourneau (p. 152-153).
D'autres, à cause de leur forme cylindrique, s'appelaient milliarium ; le récipient à l'eau reposait sur le foyer que l'on allumait par une porte (fig. 112, p. 154 . L'art industriel avait véritablement un caractère arti^tique.
Les ustensiles de bains sont surtout représentés par des strigiles parfois en argent. Aux thermes du Forum, une trousse dans un anneau comprenait quatre strigiles, un flacon d'huile, une casserole.
Les balances étaient semblables à nos romaines, avec un peson en forme de tête, souvent celle de ^lercure, dieu du commerce; d'autres ont un fléau suspendu à une colonne et supportant deux plateaux.
Les bijoux, assez nombreux et généralement en or — fibules, pen-
dants d'oreilles ornés de perles, colliers avec pendentifs, boucles de ceintures, plaques de coffret en argent repoussé, etc. — n'offrent rien de bien spécial. Les bracelets ont le plus souvent la forme d'un serpent enroulé. Deux surtout, remarquables par leur poids, le sont aussi par leur valeur artistifiue : les j-eux sont des rubis, une petite jjlaquette d'argent (jui sort de la bouche figure la langue; les écailles du corps sont ciselées avec une grande délicatesse.
l'ig. 112. - Milliarium pour ùiri chaulVcr IV-au ^p. 153