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OBJETS DE BRONZE

côté des vaisselles d’argent en usage à la table des privilégiés de la Fortune et des trépieds de même

métal où brûlèrent les parfums offerts aux dieux; les objets de bronze ont un cachet artistique non moins accentué. Les candélabres et les lampes de toutes formes sont là pour charmer nos yeux par la grâce de leur galbe et la variété de leur ornementation. Cet élégant trépied de

Marteau de porte en bronze; yeux en argent. Lampadaire en bronze. Lychnuchus,

(Musée de Naples.)

bronze aux trois Faunes adossés (p. 84) que conserve le musée de Naples

POMPÉI

par la sveltesse et la nervosité des ligures participe bien de cet art alexandrin,

Lampe en bronze. (Musée de Naples.)

sa ciselure soignée s’inspire de l’école de Lysippe. De même le trépied du temple d’Isis au cachet gréco-égyptien des plus savoureux (p. 91). Puis les tables

pliantes, les sièges, les bisellia et les grands vases de bronze olfrent un réel intérêt.

Même les poignées de vase sont souvent de petites œuvres, nous en donnons une, terminée par un buste d ’ Apollon hyperboréen placé sur les ailes d’un cygne, le dieu tenant la lyre et le plectrum.

Malgré leur simplicité, les vases, les cratères, les œnoclioés, de formes les plus diverses, ont leurs anses ciselées et ornementées d’une ligure de femme, d’oiseau ou d’animal. Les feuillages viennent encore apporter leur note pittoresque et des lierres grimpants parent les canthares. 11 n’était pas jusqu’aux clefs et aux marteaux de porte qui ne fussent artistiques et ou des têtes de Méduse aux yeux d’argent tiraient la langue aux passants. Avec ces objets nous retrouvons encore ce goût asiatique obsédant, que nous voyons pointer partout à Pompéi; les candélabres, les

Candélabre en bronze. C.anJclabrum.

(Musée de Naples.)

Anse de vase en bronze. (Apollon livperboréen. Musée de Naples.)

lampes, les bronzes, ont je ne sais quoi d’exotique dont on retrouve des réminiscences en Orient. 11 est possible que des artistes d Asie aient apporté la saveur particulière à leur génie, donnant à ces œuvres un caractère mixte qui 11e manque pas d’originalité.

Les grues, les cigognes sculptées sur les vases ont par leurs dispositions

(Musée de Ntiplcs.)

décoratives des analogies avec les bibelots japonais ; nous avons déjà eu cette sensation avec quelques peintures de Pompèi qui représentent des canards et des cygnes qui rappellent les kakémonos (1).

(i) L’art alexandrin ne semble pas se départir de trois influences principales : grecque, asiatique et égyptienne. L’esprit phénicien et cypriote, qui en somme n’est que le dérivé de 1 égyptien et de l’assyrien, peut aussi donner quelques teintes dans ce tableau chamarré.

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