scène : dans la tragédie, il s appelait ra//f//7?i de Xapies
et descendait sous le théâtre {V hyposcciùian), tandis que dans la comédie, sous le nom de siparium, il se tirait sur les deux côtés.
La scène proprement dite était décorée d'un ensemble architectural orné de marbres et de statues, constituant la scciki stabilis. Au grand théâtre de Pompéi, ce décor fixe était percé de trois portes : celle du milieu était réservée aux dieux et aux princes, celle placée à la droite du spectateur servait aux femmes et à la gens domcstica ; par celle de gauche
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entraient les étrangers. Derrière la scène, le postsccnium comprenait les coulisses, et le choragiuin ; cette dernière pièce servait de dépôt aux objets de théâtre, les acteurs s'y habillaient et répétaient leurs rôles, comme nous le voyons dans une peinture et dans une mosaïque.
La machinerie théâtrale fut beaucoup plus compliquée que l'on ne s'imagine, car l'absence de hauts combles au-dessus de la scène, rendait moins faciles les trucs à combiner. Les changements à vue s'opéraient d'ingénieuse façon, par l'emploi de periactcs, décors en forme de prismes pivotant sur un axe, et que l'on tournait suivant les besoins, chaque côté étant décoré d'une peinture représentant le lieu où devait se
passer la scène. Ces périacics, au nombre de trois, l'une au fond du théâtre, les autres sur les côtés, étaient placées à la façon de nos décors modernes. A un signal donné, les machinistes faisant pivoter les tambours triangulaires, subitement, le changement s"opérait. Quand un décor représentait une place publique et que le moment était venu de faire voir ce qui se passait dans le palais du fond, ïc/icyclèmc avec son plancher mobile et roulant était amené en scène par le plan incliné que nous voyons dans \(i postsccniam, portant les acteurs qui formaient des tableaux vivants. Le tonnerre môme était imité avec le brontéion et les éclairs simulés avec des lampes spéciales, quand Jupiter, dans les apothéoses descendait des cieux. L'01ynq)e tout entier visitait ainsi les mortels, mais les dieux ne furent pas toujours reçus avec les égards qui leurs étaient dus; on tournait Jupiter en dérision et Diane même était fouettée sur la scène. Les Ilomains, à IV'xenqilc d'Ovide, ne prenaient i)lus guère leurs dieux au sérieux, s'inspirant surtout de leurs aventures galantes où ils trouvèrent un encouragement à leurs mœurs dissolues.