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LES INSCRIPTIONS

LES INDUSTRIES

marchand d'étofTes, il vante sa marchandise aux acheteurs auxquels il fait voir la délicatesse du tissu, tandis que deux femmes arrivant dans le magasin paraissent demander un vêtement semblable à celui qu'elles portent, elles sont reçues par un jeune i

homme empressé à les servir.

Plus loin, voici un cordonnier prenant mesure de chaussures avec un instrument spécial, pendant que les clientes assises, attendent ; le fond du magasin est garni de formes jj pendues au mur.

T y .1 / • Marchand d'ctoiros. (Peinture du Musée de Naples.)

La, ce sont des génies occu- ^ '

pés à la forge, l'un fabrique une nuirmite de bronze, l'autre souffle au chalumeau sur le foyer rougi où avec des tenailles il plonge un morceau de métal. Un troisième est assis et martèle doucement sur une enclume un

ouvrage délicat, il est devant un

meuble garni de tiroirs, surmonté de balances à deux plateaux et un génie vêtu, représentant l'autorité, préside au poinçonnage des objets pesés.

Dans d'autres sujets, des génies forgent encore ; nous en voyons deux occupés au pressoir, ils frappent sur des coins de bois pour comprimer le raisin et en extraire le jus qui coule dans une cuve.

Nous passons maintenant devant l'étal d'un boucher, reconnaissable à sa table de marbre où se décou})aient les viandes. Puis vient une blanchisserie, située près du lupanar, (pie plusieurs prennent pour une savonnerie et où fut trouvé le célèbre Bacchus du musée de Naples, connu sous le

Cordonnier. (Peinture du Musée de Naples.)

nom de Narcisse (i). De larges capsules de ploiii]> do l'^^^o do diamètre sont placées au-dessus de fourneaux, et de grandes cuves de maçonnerie

Gc'nics mounayciirs cl furgcrous. (Poinlui-c de la maison des Yellii.)

munies de tuyaux do plomb sont placées le long- du mur; sous l'escalier conduisant au premier étage, on retrouva dos notes do blanchissage qui y

Le pressoir.

La forge.

(Peintures de Li maison des Vcttii.)

étaient tracées au style et que M. Fiorelli a déchiffrées. Les eaux polluées •de l'établissement se déversaient dans la rue par une large gargouille, et des poids, des lampes, des candélabres et une balance étaient placés en ce lieu; des lanternes fiuont aussi trouvées dans les parages. Celles de Ponipéi étaient entourées de feuilles de talc (a).

(i) Voir la statue chap. vi.

(2) La corne et la peau d'une vessie servirent également. Ce qui fait dire à un personnage de Plante : « Où vas-tu, toi qui portes Vulcain (le l'eu) dans la corne ? » Martial dit égale-

LES INDUSTRIES

]"lal de bouclioi'.

Plus loin, nous voyons un autre magasin posséder de grandes cuves; celui du peaussier où existe encore létaldi de travertin très pur sur lecpu-l il travaillait le cuir. Dans cet établissement situé rue des Diadumènes, il fut trouvé divers objets en usage eliez les tanneurs [corriai-ii) et une plaque de pressoir. Sur le nuir on lisait le nom du j)ropriétaire de la Jjoutique, un ancien soldat du nom de AI. N»onius Campanus. Au-dessus de rinscri[)tion était tracé le grajfito suivant : <* Scaura lEgypticnne,

ici, a cousu des peaux de bœufs. )> A côté des fabricants et des débitants établis, il y avait, comme on le voit à Naples, les marchands ambulants (pii [)ullulaientdans la ville et qui se tenaient sur la place les jours de marché. A oici le chaudronnier auquel un passant marchande un vase de cuivre ; le vendeur avec une baguette fait résonner le métal pour en faire connaître la qualité. Dans le fond, un menuisier travaille au ciseau une pièce de bois. Ce sujet nous montre bien la difl'érence de costume des personnages. Lacheteur porte

ment : « Pour n être p:is de eoine, en suis-je plus obscure, le p;iss;uit soupeoniie-l-il ijuc je ne suis qu une vessie ? » Yoilà doii vient certainement l'expression : « Prendre des vessies pour des lanternes. '>

Savonnerie ou blanchisserie.

CJJiMU^-L- <Q/

V/iimafio/i ; drtipé avec élégance, son geste est noble, il ne touche même

Peausserie.

pas les objets qu'il marchande, aussi se fait-il accompagner par un jeune esclave porteur d'un panier.

Bien découragé [)araît ce marchand de bric-à-])rac, assis devant son

Cliauilronnici's. (Peinture du Musée de Naples.)

petit étalage garni de ferraille. Son air al)attu semble indiquer que les affaires ne marchent guère ; il parait résigné et ne fait pas attention à un

LA RUE

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