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PREMIER STYLE DECORAÏIK
(CAS.l DF.I. CENTAUKOI
SECOND STYLE DECORATIF
LA MAISON GRECO-ROMAINE
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Vatrium toscan très simple, puis If tahliinini ; un vavacdiuDi vient ensuite, c'est celui rpii se ra])procherait le [)lus de ïdfriu/ii coriiitinen dont on aurait creusé Vinipluviuiii pour en faire un bassin ; il est entouré de colonnes ioniques à la base jaune et aux chapiteaux de tuf recouverts de stuc colorié en rouge et en bleu ; Varca découverte est limitée à Viinpliiviiini comme dans les atria cori/if/iie/ix.
CofTro-l'ort. Bronze, for et bois. (Musée de IVaples.)
Le nom de. perisfy//ii/jt donné à ce cayacdiuni est discutable, et c'est la place qu'il occupe, plus (|ue sa disposition propre, qui lui fait donner ce titre ; du reste, 1 atrium coriiitincii ne semble être ({ue le diminutif du pcri- Mfyliuni grec ([ue nous trouvons aussi, dans la menu; maison, placé à la suite de ce (■(tvaedium, et (pii a une issue sur la strada di lYo/a, par le psciidot/iyrinu .
Parmi les atria coiiiit liiciis de Pompéi, nous pouvons citer celui de la maison d i'.pidus llufus, d'ordre toscan, aux colonn(\s de tuf cannelées sans base ; il possède sur le côté droit une petite exedra où se trouve placée une chapelle dédiée aux Lares et au dénie du maître. Puis la casa di Castorc e
Pvlliicc et la villa de Diomède ont aussi un atrium coriiitlnen, mais des colonnes de stuc à base rouge, il ne reste que les premières assises. Les littérateurs ronuiins ne paraissent pas, dans leurs œuvres, faire de difTérence absolue entre Vatriuin corintliirn^ le peristyliiiin et V atrium toscan : pour eux, Vatriii/n es{ crn'acdium; cesi\e lieu où se réunit la famille où se conservent les archives, où est situé le coffre-fort ; où s'élèvent, sur des hermès (le marbre, les bustes des maîtres et des ancêtres, comme nous le voyons dans la maison de Caecilius Jucundus et de Cornélius Rufus. Le la/a /i uni (i), d'après les auteiirs anciens, était situé dans ïatrium, et à Pompéi nous en voyons beaucoup dans \c peri.stylium {•i)^ preuve qu'à un certain moment V atrium fut déserté au profit du pcri.stylium et tous deux furent confondus comme servant aux mêmes usages,
A V atrium, la femme y était considérée
Fuseau en bronze.
(Musée de Is'aples
' usoau en ivoire.
1' ' 1 1 iM t 1 ^ 1 (Musée de Naples.
comme 1 égale de 1 iiomme, et des le mo- ^ ^
ment où la nouvelle épouse de son nuu'i, elle était assoqu'exprinuiit une antique forle seuil de sa nouvelle del'époux ces paroles sacramen-
Dé à coudre.
(.Musée do Xaples.)
avait mis le pied dans Vatriuin eiée à tous ses droits. C'est ce mule. Au moment de fi-ancliir meure, la mariée adressait à telles : Ul>i tu Gains, ihi cgn
Gaia : « Là où tu es le maître, je vais être la nmîtresse. »
(i) Pdiii' les laniircs, voy. ch. II, x.
(2) Les petites niches destinées à placer fjiielques divinités se rencontrent nn peu partout, depuis le protliijruni jusqu'à lu cuisine.
LES CllAMDRF.S. - LI-S LITS. - LES ALAE LE TABLINUM. - LES FAUCES
-px F. chaque côté de Vatriiiin, il y a des chambres, mais souvent si petites, xJ que leur largeur était juste de la dimension du lit qui venait s'enclaver dans une petite alcôve, la zotcca.
Les lits étaient généralement en bois, munis de pieds de bronze, et plusieurs spécimens que nous connaissons sont richement incrustés d'argent; mais tous étaient recouverts de matelas, d'un oreiller et de coussins; une draperie, rappelant les étoffes indiennes rayées, ornait les divans et les lits, comme nous le voyons dans les croquis que nous avons pris à Pompéi. Le lit était quelquefois placé sur un degré élevé au-dessus du sol de marbre (maison de SpuriusMesor).
Ces cubicula ne servaient que pendant la nuit, la lumière n'y arrivait que par de rares ouvertures, toujours très petites, et par la porte qui donnaitsurr«f/7»/??. Plusieurs de ces chambres possèdent quelquefois un
Chambr
la maison de Hulconiiis.
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œil-(lc-])œuf muni d'une vitre; les femmes durent aussi y faire leur toilette, surtout dans celles qui, plus grandes, avaient des tablettes de marbre soutenues par des hermès et scellées au mur. Il y eut également des cabinets de toilette, et dans une maison découverte en 1898 (Rég. \ I,
Lits. (Fragmeuls de peintures. Maison située Région IX, Insula V.)
Insula XV), nous voyons une petite pièce qui, dans sa décoration, montre quelques sujets où des Amours se mirent et se bichonnent, entourés
Lit lie brou reeous '
d'objets de toilette, ainsi qu'une femme nue représentant Vénus se tordant les cheveux, comme sortant de l'onde.
Maintenant, de chaque côté de Vatriiim^ ftiisant suite aux chambres, il y a les deux dUic ; ces deux pièces sans portes étaient les coins retirés de ïatrium en môme temps que les annexes du tahliniiin, elles étaient fermées
LA MAISON GRECO-ROMAINE
Sii''go en bronze. (Musée do Niiplcs.
par des rideaux et étaient munies de sièges et de lampes. Mais toutes les maisons n'en avaient pas,
ou bien n'en possédaient qu'une seule. Ainsi les maisons dclhi Cdccia^ (Ici Porta et (Ici Ldhcrinto.
Par suite des agrandissements de la maison, et V atrium étant devenu accessible à tous, le maître eut une pièce spéciale oii il put recevoir ses clients et traiter ses affaires. Ce fut le tahliiiuin, qui souvent
très spacieux unissait Vatriiiin ixn pci-istyllnDL ; cette pièce se trouvait être le centre de l'habitation, et de quelque côté que l'on regardât, ce n'étaient que jets d'eau, fleurs et verdures, car le plus souvent, le ta />li au /a \i avait
Siège en bois, reconstitué (Musée de Naplos.)
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Candélabres et table |jliante en bronze. (Mnsée de Xaples.)