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I.A ?»IAISOX GRKCO-ROMAINE 32y

plusieurs chambres; on y voyait Danac rcrcvciiil la pluie d'or et une Nymphe assise versant feaa (F une ro/v/c; dans la cuisine, une peinture à Fornax et des Lares, puis dans les plates-bandes du vindariuDi fut trouvé un groupe curieux de IJacchus et Ampelus.

La maison du Cithariste [<lel Citarista) ou de Lucius Popidius T. ,W ^^ Secundus, a deux utria et h'ois perislylia de niveaux différents; car la maison donne sur deux rues, dont l'une, la rue de Stal^ies, descend considérablement. Cette habitation comprenait primitivement deux maisons, qui furent unies par une ouverture intérieure établie entre deux des perishlia . C'est de cette denu'ure que provient l'Apollon Citharède, dont la cithare a disparu, et tenant le plectrum ; ce bronze, de grandeur nature et de style archaïsaut (voir ch. vu, est le seul spécimen de ce genre que l'on ait découvert jusc[u'ici à Ponqx'i (fouilles de i83')-i85î) et fut trouvé près d'une fontaine placée dans le jardin d'un des peristylia dont les murs étaient décorés de l)elles peintures, transportées à jNaples aussitôt leur découverte. Les animaux de bronze du musée de iNa})les, un Sanglier attaqué par des eliiciis, an Serpent et un Cerf, proviennent du second jardin de cette maison et servaient de jets d'eau à une fontaine semi-circulaire en marbre. Les chambres étaient somptueusement décorées ainsi que Vcjcedra.

La maison de Marcus Lucretius est aussi assez curieuse. Ce person- !A / '*' j^ nage était duumvir et Ihunine de 3Iars, comme le relate une peinture trouvée dans cette maison et reproduisant tous les objets utiles pour écrire; on y voit une tablette à deux conq)artiments, un style, une spatule, une écritoire, i)uis la dédicace suivante : M. Leerutio flaui. Martis deeiirioni Ponipei. I-e plan de cette maison a la forme d'une équerre et possède un trieliniani où fut trouvé un leelisternuni (lit) de bronze plaqué d'argent. De grandes compositions occupent les murs : Hereulc ivre elicz Omphale et des Bacchantes ; Baeehns enfant, des Silènes et des Faunes; Bacehus et les BaeeJiantes tenant des thyrses ; tous sujets bien

choisis pour le lieu. Une grande fenêtre du tiielinlani prend vue sur un

(X t'ii S

jardinet dont le terrain est à hauteur d'appui et meublé de petites statuettes et d'animaux placés avec un goût enfantin. Dans le fond s'élève une petite niche on mosaïque et eu coquillages ornée de daupliins et de roseaux, I , , , , occupée par un Silène en marjjre blanc, tenant une

''""""^ ^^ f^^' ^^ amphore qui servait dt

^rothy'

Peinture de la maison de Lucretius.

]\Iaison de Lucretius.

fontaine. A gauche, par

([uelques marches, nous

arrivons ensuite à une

cour où commençait un

escalier desservant le

premier étage ; un second atriani et toutes ses dépendances se trouvent situés dans le retour d'équerre du plan et un pvothyruni donnait sur la ruelle voisine. En somme, cette habitation comprenait deux corps de logis greffés, dont le plus modeste devait être habité par l'intendant et les esclaves. C'est dans cette maison que fut trouvé le grajfito du labyrinthe.

La maison dite de la Chasse (délia Caecia) est ainsi nommée à cause de la peinture du fond de son jardin, où on voit encore un sanglier blessé par un chasseur et saisi par un chien ; un taureau attaqué par un léopard et poursuivi par un lion ; puis des biches et des daims; cette peinture reproduit certainement les scènes de la venatio de l'amphithéâtre. En général, la décoration de certaines pièces date de la dernière époque et est de nuuivais goût dans les détails; il n'y a guère que le fahli/ium, que nous donnons en couleurs (Planche n" I\ ), et dont les panneaux du mur ont un fond bleu déli-

Tablinmn et viridariuEii ilo Lucretius.

LA MAISON GRECO-ROMAINE

cat, qui offre une henroiiso Iiarinonie avec les colonnes blanches et rouges du péristyle du fond. La façade de tuf est do la période samnite, mais cette maison avait été reconstruite après le treml)lement de terre de l'an 63.

Lit pour les repas. I.cciisterntiiii . (Bronze tlii Musée lie Naples.

La maison du Poète tragùjur fdel Porta tragicoj s'offre à nous avec ses murs jaunes et rouges (la phmclie en couleurs n" \\ en donne une impression); elle doit son nom aux nombreuses peintures dont les sujets sont tirés de Vl/iadc, et aux scènes de théâtre exécutées en mosaïque (i). Le piothyriim était décoré de la mosaïque si

connue représentant un chien enchaîné et les

mots : Cave ca/icju. \j\/f/-/i//)i est toscan et entouré

de petites chambres, le tahliiium,

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or

vient ensuite ainsi que le portique entourant le viridarium où se trouve une aedicula élevée aux Génies de la maison et à Silène ; puis d'autres chambres et un tricliniiini, ainsi que la cuisine et une pièce qui semble avoir servi (ïapotheca.

Les principales peintures qui y furent trouvées représentent Chryséis et son père ; Jupiter et Junoii sur le mont Ida; Or este, Pylade et Eleetre ; ^/elrille et Briséis ;■ Apollon et Daphnc, traité d'une façon obscène, puis une composition où l'on croit reconnaître Téreuee lisant des vers devant plusieurs personnages. Mais la peinture la plus appréciée est le Saerijice (F Ij)Jiigénie, qui peut être la copie d'un tableau de Timanthe (voir ch. vi).

Jeu du labyrinthe. (Graffito d la maison de Lucretius.)

(i) C'est cette maison qui servit de eadre au roman ilc Bulwers : Les derniers jours de Ponipéi. Voir la mosaïque du chien, ch. vi.

La maison du Centenaire [dcl C'en te/ia n'a) porte ce nom en souvenir du dix-huitième centenaire de rensevelissement de Pompéi, qui coïncida avec sa découverte en 1879; elle s'appelle aussi maison du Fciiiiie ivre, d'après une jolie statuette cpii occupait le milieu du jM'risfj/iii/n. L'ensemble des constructions remonterait au commencement de l'époque romaine de Pompéi et sa décoration est de deux genres différents, dont l'un est ap[)elé style du CaïKlcIahitini (voir cli. vi). I^'après une inscription trouvée tlans cette habitation, à côté d'un dessin représentant \\\\ g'ia-

Lampcs en Icrrc riiilo. (Musûe do Naplcs.)

diateur, nous sommes certains que la décoration d'une des chambres est antérieure au (> novembre de l'an i5 après .T.-C. [Otjiosns f'iigit FUI 1(1 its iiov. Driiso Cacscirc M. Jiuiio Silaiio Cos.) (i).

Sur le principal atriiiin de la nuiison donnait une petite chambre décorée de fig-ures religieuses égyptiennes; puis deux truliiiia d'hiver ou orc/, s'ouvrent librement sur le pcristyliuni, l'un a une décoration noire, l'autre est d'une ornementation délicate, extrêmement légère de ton, peinte sur le stuc blanc; ces deux irivlinUi ct)ntrasteiit par leurs couleurs opposées. Le fond de l'habitation possède une c.rcdra llanquée de deux chambres et un tric/i/i/iiin d'été (pii se trouvait protégé du soleil pai' un grand mur placé au sud. Cette habitation est l'une de celles qui possèdent le plus de dépendances et dont les différents détails offrent des spécimens que l'on ne trouve pas ailleurs ; ainsi la piscine ornée de poissons, le laraire dédié à Bacchus, enveloppé d'une grappe de raisin (p. j 37) et le vc/ierci/iit richement décoré.

i) Guide de Fiorelli.

LA MAISON GRÉCO-ROMAINE

iïim nit:

OO O OcQ

Villa (le Diomède.

TiU maison suljurljaino de Diomrdc [viNa di Dioiacdes), située en dehors

des murailles de Pompéi, faisait [)arlie du faubourg Aagtistus FclLv ; sou

entrée donne sur la i'oic des Touihcaïuv et marque

la limite actuelle des fouilles vers Herculanum.

De la voie, un perron donne ixccvH au pcristyliu/a

(ou atiiiiin coriiitliien)^ selon la coutume indiquée

par ^ iti'uve (i), qui veut (pie le j)c'/-i.st)iiiini, dans

les nuiisons de canq)ag-ne, occupe la i)lace de

Vatriain. Sous le portique est un petit laraire qui

possédait une Minerve, et, à droite de l'entrée,

un escalier conduisait aux communs et au jardin

situé en contre-bas, qui était entouré, sur trois

côtés, d'un crypto-porti([ue soutenant la partie

haute de l'habitation disposée en terrasse.

Au milieu an jardin qui a une superficie de

i3a mètres carrés, on voit une piscine munie d'un jet d'eau ; derrière

le bassin existe une plate-forme élevée de deux degrés possédant six

colonnes qui devaient supporter des treilles au-dessous desquelles se dressaient la table et les lits.

Parmi les nombreuses pièces de cette vaste habitation , nous signalerons Vocciis cyztccnc où l'on [)Ouvait placer deux tables à trois lits, et dont les fenêtres s'ouvraient comme

des portes, afin de procurer aux convives la vue du jardin situé plus bas,

et du magnifique panorama qui se déroule : la mer. J^es côtes de Sor-

rente d'un côté ; de l'autre, les villas couchées au pied du ^"ésuve dans

Jardin de la villa de Diomède.

i) Vitr., YI, VIII. Ici encore nous retrouvons la confusion de Valrinm et du /teiisli/li

les chaudes couleurs de ses flancs chargés de vignes complètent le tableau.

Une chambre bien agréable était celle qui est en hémicycle et où

les fenêtres s'ouvrent sur trois côtés différents; deux autres petites pièces,

dont l'une a dû servir à un esclave, précèdent cette chambre à coucher qui

à sa partie rectangulaire avait une alcôve [zuteca] fermée par des rideaux attachés par des anneaux de bronze que l'on a recueillis; puis s'élève contre le mur un petit massif de maçonnerie revêtu de marbre où furent retrouvés des flacons remplis de cosmétiques ; c'est dans les caves (le cette nniison qui contenaient un grand nombre d'amphores ensablées que furent trouvées dix-huit personnes qui y avaient cherché un refuge. Au moment de la découverte de cette maison, en 1/63, on ne connaissait pasencore le moyen de conserver l'empreinte des corps ; d'après les rapports de l'époque, on distinguait les cheveux, les vêtements, les voiles et les chaussures, car la cendre fine et l'eau ayant pénétré dans les sous-sols avaient enlisé les malheureux dont les restes n'avaient sul)i aucune déformation, abrités par les voûtes des caves. On ne put que recueillir les objets de valeur et les bijoux qui y avaient été apportés dans l'espoir de les sauver, ainsi que des provisions de bouche pour plusieurs jours. Deux autres squelettes, dont l'un tenait encore une clef (p. 21) et l'autre des monnaies, étaient étendus près de la

Cryplo-porliquc de la villa de Diomcdc.

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