‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 14 sur 61 · L. GEIO. L. F. MEN. L. LAUEONI - ITER. D. V. I. D. QVINy · texte numérisé non relu

L. GEIO. L. F. MEN. L. LAUEONI - ITER. D. V. I. D. QVINy

MENOMACHVS. L.

« A Lucius Oius Mcuoinarhus, fils <lc Lucius, et à Lucius Lal>éou, pour la sccoudc fois duuinvir cliargc de rendre la justice, et i{uim(ueuiial, Meiioiuaclms afl'ranclii. ‘ » -

La face principale du monument présentait, dans sa partie supérieure, les médaillons de Ceins et de Labéon, mais il n’en reste plus de traces. Ces médaillons semblaient avoir été séparés par un vase ou plutôt par une corbeille. Au-dessous sont trois espaces remplis par une sorte de treillage et séparés par deux pilastres. Ceux-ci sont au nombre do trois du côté qui regarde la ville, et qui se trouve ainsi partagé en (luatre. Deux de ces espaces offrent également des treillages; les deux autres contenaient des bas-reliefs malheureusement fort endommagés, représentant chacun un guerrier armé de pied en cap et debout auprès de son cheval. Le côté opposé n’a' que des treillages, des boucliers, et une petite fenêtre destinée il éclairer la chambre sépulcrale. Enfin, on reconnaît sur la face postérieure' quelques trophées d’armes. Le socle porte encore les traces d’inscriptions peintes en grandes lettres rouges, maïs aucune n’a pu être décJiifl’rée. ,l'n escalier conduit au soubassement qui porte ce lotnbeau.

Excki.nte séPLLCii vle (PI. 40). Derrière le mausolée de Ceius et Labéoji s’étend une enceinUî de 5"’, 50 sur (>"' dans laquelle se trouve un grand nombre de ces petits cippes aiTondis en forme de tètes, nommés columcHœ et dont nous aurons bientôt occasion de signaler plusieurs exemples plus importants ; ceux-ci sont en tuf, en marbre ou en pierre calcaire; sur l’un de ces derniers on lit : • >

IG El VS GOM MVNIS.

’ Maznîs suppose que l’alu’évialion MEN tic la prcmiî*re ligne indique que Labéon faisait partie do la tribu Moneuia, une des dernièros tribus aulitjues à laquollo étaient en effet agrégés uii grand iioiiibrc tlliabilants do la Campanie; nous n’avons pas atbipté cotIc opinion, parce qu’un usage constant était que les affranchis cmpruiitassont le nom ou le surnom de leurs i>ntrons, et (juo cVst sans doute ce qu’avait fait. Mouomachus, fondateur du inonuincnt.

* Les colutneUœ ont par donière la forme d’un nermès de femme avec îles cheveux nattés; voyez à la tin de ce chapitre celle qui forme le tombeau dit la seconde Tychè.

TOMliKAUX KT .MÜNUMKNTS KUNf.HAlRKS.

A la suite du mommicnl de Ccius et ladx'on se trouve le

Tombeau de Salvius (1*l. 17), jeune enfant mort à l’àge de cinq ans, ainsi que nous l’apprend l'inscription :

SALVIVS PVER VIX. ANSIS V.

Ce n’est qu’une petite niche earrée très-basse avec un fronton elle est suivie du

Tombeau de Gratis (Pu. 18), autre jolie niche en cul de four qui était élégamment ornée et au fond de la(|uellc était peint debout un jeune homme au-dessus duquel pendaient des guirlandes de Heurs; le jeune Valésius Gratus n’avait vécu que douze ans :

s. VEI.ASIO GRATO V IX. ANN. XII

Derrière ce monument sont deux tonibeaux ruinés inconnus (Pu. 19 et :20), composés chacun d’un grand cippe en maçonnerie posant sur un soubassement contenant une grande chambre .sépulcrale voûtée. Au pied de ces tombeaux existe un grand nombre de cohimeücs de tuf dont aucune ne porte d'inscription. Kn traversant la rue qui s’étend derrière les monuments que nous venons de décrire, on trouve à l’extrémité septentrionale de l’auberge (Pu, 8), trois grands sarcophages ( Pu. :21) compo.si's de dalles de tuf; deux sont encore entiers et n’ont point été ouverts.

Revenant ù la rue des Tombeaux, on voit à la suite de celui de Gratus et sur le même soubassement, les sépultures de la famille Arria. La première et la plus importante est le

Tombeau de Diomède (Pu. 2‘2), qui parait avoir été le chef de 1a famille. Ce monument, découvert en 1774, est coiustruit en moellons et revêtu de stuc '; sa façade avait 2"', 50 de large, .sur 2"', 80 de hauteur, sans compter le fronton, (|ui est en partie détruit; sa profondeur est de 1",53. La façade , ornée de deux faisceaux, porte riiuscription :

M. ARRIVS. » L. niOMÉDES SIBI. SVIS. MEMOIUAE MAGISTEK. l'AG. AVG. FELIC. SVBVRB.

Le sigle j , qui ne ressemble A aucune lettre connue, a été divei-sement

• Voy. la lellTP en tète du cliapilit.

PO M PKI A.

intpipriHti; on a.oro y nroiiiiattru un G'ou un L, et ou a lu Gn»«' ou l.ii'itp; jo crois qu’on doit y voir une espèce d'I, et alors l’inscription .sera lue : . > •

« M. Atriiis DiDUO^leü, Affriindii dt: Julie, J%kU9 libertus, maître du faultourg ou Itourg &uburbmu AugusUvFélix, k lui-même, aux siens et à leur mémoire, m

Je stiis d'autant |)lus fond(> h croire que la lecture JiiHw ])eut être la bonne, que nous verrons (|u’une femme nommée Julia l’élix était une des plus riches propriétaires de Pompéi, et que, d’un autre côté, nous trouvons ici le tombeau de deux Tyrhè dont l’une prend le titre d’aiïranchie de Julie, et l’autre se vante d’avoir été atUicliée à la personne de Julie, tille d’ Auguste.

l'ne seconde inscription est placée sur un pi'tit mur qui sépare le tombeau principal des deux derniers (l’i,. 2.A), qui ne sont que-des espèces de bornes, des colttmeUif portant également des éintaplies.

Voici ces trois in-scriptions, qui nous indiquent le lieu oii je|»s(mt trois des enfants de Diomède :

AKRIAE. M. r.

moMEDES. L. SI ai. s vis.

« A- Arrta, tüle de Marcus, DbtihMè affraochi (tour elle et les siéos n ‘ .

AIUUAE. M. I.

vmi ,

• S Arria, rvHtvièuu; llllr (le Mariais affrandiL w . ;

PRIMOGENI.

* « A Marais Airius, |ireJiiieJ’ ué. » ^ ‘ «

Dans le sonbassement qui porte ces lomlxuiux, on a trouvé une urne de verre contciumt des cendres, cl renfermée elle-mèrae dans un vase de plomb.

Ces sépultnj'es sont- les tiernières qui se présentent sur le côté droit de la rue des Tombeaux; en traversant celle-ci, on trouve eu face la villa de Diomède, puis, en revenant vers la ville, le

Tricunii m ri xKBBK (l’i.. 25). l’exemple le plus complet qui .soit par-

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