‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 18 sur 61 · C. CALVESTIO OVIETO A V G V s T A L I · texte numérisé non relu

C. CALVESTIO OVIETO A V G V s T A L I

IIVIC ou MVNIKICEST. DECVBIONVM DECIIETO ET POPVLI CONSENSV BISEI.I.II HONOK DATVS EST

a A (^ius CalventiiLs Quictus Augustal. A CAUse de sa muoiflcence l'honneur du Bistdlinm lui a été décerné [tar décret des Décurions, et du consenteiueut du jteiiple. »

Au-dessous est représenté le bisellium, qui diffère sensiblement de celui du tombeau de Munatius. I,e supijedaneum ou tabouret n’est comme h celui-ci qu’un simple bloc carré.

Les deux faces latérales du cippe sont ornées de couronnes de chêne entourées de bandelettes, ce qui a fait .supposer qu’ù l’bonneur du bisellium Calventius joignait l’honneur plus insigne encore de la couronne civique. L’enceinte où s’élève le tombeau est d’une étendue d’environ 5", 70 en tous sens ; scs murailles en maçonnerie sont revêtues d’ornements en stuc et surmontées d’acrolères décorées de bas-reliefs dont il ne ' reste que la trace. On y reconnaît une Reiioimnée les ailes déployées et tenant une trompette recourbée ; une Victoire portant un étendard, uexiflum, Œdipe devinant l’énigme du sphinx, Thésée au repos s'appuyant sur la massue de Périphetès, trophée de sa première victoire ; enfin , une femme les cheveux épars, tenant un vase et un flambeau, et dans laquelle on croit reconnaître une de ces Pneficœ ou Bastuariæ, qui figuraient dans les cérémonies funèbres. Le mur qui forme le fond de l’enceinte est sur-

< Rien ue I10Q8 fait connaUre quel gt*ui^ de liltéralité avait valu cette distiurtion à C. Quietus; mais Dous voyous par cet cxeuiple, ainsique par plusieurs autres, qu'elle pouvait s'ohtenir ]>uur do l’argent, et souvent même à peu de frais; témoin une iuscripUou trouvée à Suessa, et publiée par (initer (TA^aur. GCCCLXXV, a); elle nous apprend que le peuple avait accordé les honneurs fin bis$ltium A un certain C. Tilius CUitsimits pour un don de mille sesterces, environ 100 fr. de noire monnaie

POMPEIA

mraité (J’iin large fronton qui prc-sente di? beaux diilails d'architecture, exécutés en stuc. .Son tympan contient un cartel de marbre soutenu par deux Renommées, et trois serres de griffons ; ce cartel , qui n’a jamais reçu aucune inscription, est surmonté d'une tète de Méduse.

L’absence totale de porte, tant à l’cnceiiite qu’au soubassement du tambour, avait fait croire tiu’en pénétrant dans l'intérieur on trouverait quelque trésor caché ; on brisa le monument du côté de l'ouest,- et alors on .s’aperçut que l’on venait de commettre un sacrilège inutile.

Knire ce tombeau et le suivant est un assez grand espace vide ( l’i,. 29), fermé seulement du côté de la rue |)ar un mur d’appui ; il ne contient (|u’unc petite borne srlpulcrale ou colunu-lla, mois il devait sans doute renfermer un monument que la destruction de Pompéi aura cmpéché d’élever.

Tosibbau roxd (Pu. 30). Ce grand tombeau, découvert en 1812 diffère es.sentiellemcut par sa forme de tous les autres; c’est une tour ronde en maçonnerie recouverte de stuc figurant des assises de pierres de taille, et repo.sant sur un soubassement qui était peint en rouge. Par une [Hitite porte, haute de 1”, et large do 0"',G0, on entre dans l’enceinte où, après avoir gravi quatre degrés, tourné autour du monument, et monté encore quatre marches, on trouve à la face postérieure l’étroite entrée de la chambre sépulcrale, qui n’a que 2“ de diamètre,' et qu’oiTié)it de gracieuses peintures représentant des animaux et des arabesques. Dans les trois niches, dont la principale seule est cintrée, sont des urnes engagées entièrcjnent dans la maçonnerie. La voûte de cotte chambre est fort remarquable par l'analogie qu’elle présente avec les dômes des appartements turcs ; sa décoration consistait en petites fleurs jaunes et rouges entourant une tète peinte nu centre de la ])artie plane. Sur la conriche où rc|wse la voûte étaient déposées plu-sieurs lampes. Ce monument s’élève au milieu d’une enceinte dont les murailles sont surmoiUées d’acrotères comme celles du tomlreau de Calventius. Parmi les bas-reliefs qui les décorent, on remarque une femme tenant une bandelette et une patère faisant une offrande sur un autel funéraire, aarra, et une auli-e femme déposant une bandelette sur le scpielctte de son enfaiiL Aucune inscription n’a fait connaître le nom de la famille à la<|uelle cette st'pulture était consacrée. Sur le mur de face est une tablette de marbre qui devait .sans doute recevoir l’épitaphe qu’on n’eut pas le temps d'y graver.

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