TOMBEAUX ET MONUMENTS FUNÉRAIRES. X
Tombeaii DR Scai'rus (Pl. 3i). Cu tombeau ct<iit sans aucun doute, au point de vue arelicologkiuc. le plus intéressant de tous ceux découverts à Poinpéi : sa disposition est ù peu prés la même que ecdle des monomeiits de Nipvoleia et de Caivenlius, mais l&s. matériaux en sont moins riches.
TonilwRU lie Tnmhean reiivl-
l,e cippe, élevé sur trois gradins et reposant sur le soubassement c|Hi contient la chambre sépulcrale n'est qu’im massif carré en briques dont le couronnement n’existe plu.s. I,e devant est couvert d’ums pta(|ue de marbre dont un angle est bri.sé, ce qui a malheureusement fait diA)iaraître quelques lettres de l'inscripfion : '
. Rici’o A. F. MEN. ~
. ' SC.AVHO ;
. II. via, I, D. . • .
.ECVRIO.NES LoeVM MONV.M.
» « IN fVnebe et statvam euvesTÎ
. . ORO FONïNDAM CE.NSVEHVST
SCAVRVS PATER FILIO :
« A Aricius ScAurns Mcnt^aiuâ ' fl]<d'AiüaS| daamvir chargé do romirp la iustice, 1rs dK't'urions out déiitn uo l'oruplaoemnit d'un monuiDi'Qt, deux lulUo sesterces * pour ses fauérailles, >‘i uue statue équestre dans le Fonmi. Scaurus pore à sou fils '
- Le grand soubassement, élevé sur trois degrés, présentait deux rangées de bas-reliefs en stuc autrefois coloriés, fixés par des clous de fer ot de bronze, monuments du plu.s haut intérêt archéologique qui aujounl'iiui
* Ou de. la tribu MmtniQ.
s Cette sotnme, qui ne rrpréseute qu'ciiTiron tOO fr. de notre monnaie, «^t bien minime, mais elle put suffire pour la dépense du hticher et de la cérémonie funèbre. Les frais du comltat de gladiateurs et d^ la chasse furent sans doute supportés j>ar la famille.
^ ('f'tte ins4‘ription a été Irouvite dans les eiivirnus et placée sur l'o tiim)>e.iu. ainptel elle n'a lieot-étre jamais appartenu.
POMPEIA
SH
ont enlièrcmeiil dispiiru, à l’exception d’une partie du bas-relief plac»5 au-dessus de la porte. HeHreusenient Mazois et Millin * purent dessiner ces bas-reliefs si curieux peu de temps apn's leur découverte, et nousmême nous les avons vus encore pr(^sque intacts en 1830. Peut-être nos lecteurs nous sauront-ils gré, bien que les monuments n’existent plus, d’en donner ici une descrii)tion empruntée en partie aux ouvrages des deux aiiti(|uaires français, en partie il nos propres souvenirs.
• La rangée supérieure de bas-reliefs se prolongeant au-dessus de la
porte représentait les combats de gladiateurs qui eurent lieu aux funérailles de Scaurus, et fournis.sait les renseignements les plus précieux sur leur armement et leur manière de combattre; on y comptait huit paires de gladiateurs de différentes classes. '
l.es deux premiers combattants à gauche du spectateur .sont des cavaliers, équités; ils portent comme tous les autres des castiues à visière, et sont armés de la lance, hasla , et du bouclier rond nommé parma. ■ Ils sont désignés par leurs noms grossièrement tracés en noir, accompagnés d'un chiffre qui annonce le nombre de victoires que chacun d’eux a remportées*. Le nom du premier, ISebrlx, indique évidemment qu’il sortait d’un des pays que les Romains appelaient barbares, la Bébrycie, contrée célèbre dans l’antique histoire de l’.Vsie’; quinze fois déjà il a été vainqueur; son adversaire, JSobilior, ne compte que onze victoires. Deux gladiateurs ihnérites, dont l’un triompha quinze fois, et dont l’autre a déjà remporté trente victoires, regardent leur combat appuyés sur un scutum, grand bouclier qui au besoin couvrait entièrement le corps du combattant accroupi. »
« Les deux gladiateurs suivants sont représentés h la fin du combat ; l’un d’eux prescjuc nu, portant autour des reins une sorte de tablier, subligaculum, et protégé seulement par un casque à visière, et une ocrea ou bottine de bronze, est un vétite ou soldat armé à la légère. Quoique victorieux dans seize combats, il vient cette fois d’être blessé à la poitrine ; il a
‘ MiLLiff. Description dos qui ont éui découverts à Pompei dans l'année 1814.
Napk'S, 1813.
• Ces chiffres sont précé<lé8 de trois lettre» que Millin Ut IVI-, et qui, wdon lui, indiqueraient la patrie du combattant, Forum Jutii, ou toute autre ville décorée du nom de (.lésar; nous uu {Hmvous |iartagei’ cette opinion ; les trois lettres sont TVU abréviation de /uli7, il remporta, sous>i’utendu v»ciorias. On connaît des inscriptioüs antique» complète» qui ne laissent aucun iloute sur cette formule.
• Amvnis, qui \*èril sous le reste de IMlux qu’il avait osé défier, était roi itea llébryciens.
Apüllos. Kmoo. Argonaute U, 8. Valer. FuiO'.is, Arg. WO,