TOMBEAUX ET MONUMENTS FÜNÉHAIHES
sangliers, des loups, des chiens, des cerfs, des gaielles, des taureauXt et jus(|u’à dos lièvres. Les épisodes, habilement variés, rcfidaiont celte suile fort intéressante; il y avait surtout une scène très-curieuse, qui montrait comment on familiarisait les jeunes bestiaires avec l’aspect et les hurlements des bêtes féroces, et comment on leur apprenait à les combattre. On y voyait un Jeune homme, encore peu habile dans ces sortes de combats, attaquant une panthère irritée. L’animal |)ortait un collier ampiej tenait une longue corde nouée par l’extrémité opposée à 1a .sangle qui ceignait un énorme taureau qui ne faisait que retenir un peu l’élan de la bête féroce, sans paralyser entièrement ses inouvement.s.
La chambre sépulcrale que renferme le soubas.sement recevait l'air par un petit soupirail ; c’est un columbarium entourè do quatorze niches, et dont la voûte qui porte le cippe est soutenue ()ur un pilier carré, percé à jour sur ses quatre faces, et formant ainsi une e.spèce de tabernacle qui était fermé d’un côté par un rideau épais attaché à des clous, et dos trofs autres par des vitres; il était sans doute destiné à recevoir une unie, ou plutôt une lampe. Gc tombeau avait dû être violé à une époque postérieure à la destruction de l’ompéi, car toutes les urnes avaient été enlevées et les ossements qu’elles renfermaient vidés dans les nichés; on n’a trouvé autre chose que ces débris, et une |>etite lampe de terre cuite.
Tombeau de la deuxième Tïciiè (Pl. 32). A côté du tomlieau de Scaurus e.st un espace vide dans lequel on a trouvé le cippe sépulcral ou columelle en marbre d’une seconde femme du nom de Tychè '; il porte celte curieuse inscription ;
TVCHES 1VI.IAE AVGVSTAE VENER.
« Au tcénip proteett'UT • dp TycW, Venerea de JaUe, d’AngiMte *. »
On voit que les anciens, sous le rapport de la courtisanerie, étaient encore plus avancés que nous; tout titre (|ui les rnpiirochait des princes les honorait, quel que fût ce titre. Voici une femimi (|ui se vante ju.s()ue
* V. la. vignpttp à la fin thi chapitre.
* II ue s'a^^it iKiüit dans cetto <lc Jtiumi, rpiiunc do JnpiU'r, mais de rmie de ces
divinités proleclricts', c«*s c.spèces Anges gardiens que les Romains a|ipt‘laifiit Junones jKtur l**s femmes, et GenU pour les hoimnes.
* Quelques auteiiis ont traduit cette iiiscription : « A Junon ^ Tychè Veuen^a de Julie Auguste.
POMPKIA.
sur son tombeau, d’avoir rempli auprès de la fille d’Auguste les fonctions de Mercure auprès de Jupiter, l’emploi, qu’au dire de Tacite, Pétrone remplit ylorirusement h la cour de Néron !
Tombeau de Sebviua (Pu. 33). On a donné .au tombeau inachevé qui succède à celui de Tyrhè le nom de tombeau de .Servilia, parce qu’on y trouva un fragment d’épitaphe : servilia amico amm... fragment qui prouve au contraire que le monument fut élevé par .Servilia, et non point en son honneur. La disposition de ce mausolée est la même que celle des tombeaux de Nævoleia et de Calventius; le cippe .s'élève sur deux gradins de marbre blanc reposant sur un grand soubassement; il ne présente qu’un massif de maçonnerie avec quelques rinceaux, une base, une corniche et un cous.siiiet de marbre blanc; il contient une grande cbnmbre sépulcrale à moitié souterraine.
Après ce monument se présentent la cour de la mai.son dite de Cicéron, une rangée de boutiques, une citerne; l’entrée de la vi/la de Cicéron, puis enfin une rue ik' l’autre côté de la(|uelle on trouve les
Baxc et tombeau de Mamia. Le tombeau de la prétre.sse Mamia (Pu. ,30) est placé en arrière de la ligne des autres mau-solées, étant si^paré de la rue par une portion as.sez considérable de l’enceinte au fond de laquelle il s’élève, et par le txmc semi-circulaire qui en dépend*. L’enceinte est une terrasse soutenue par une muraille percée de petites arcades dans sa partie supérieure. Du côté opposé à la rue est une petite (Kirte, seule entrée du monument, et devant laquelle il semble avoir existé un SEfULCBETUM (Pu. 37), uii lieu de sépulture pour les pauvres gens.
Hoc miseræ plebi stabat oommuiit' scpulerom.
Hurace. Sat. L. I.
Ia; tombeau de Mamia est un massif carré de maçonnerie reposant sur un stylobate. Chaque côté est orné de quatre colonnes cannelées d’ordre corintliien à moitié engagées dans la muraille, et formées d’assises de
Outre la bizarrmifi d’nnc dédicace faiU‘ à la plus sévère des déesses jar une femme exerçant de semblables fonctions^ ils ont oublié que Tychet, Té/.x«, nom grec, est ici le génitif de par coDSêijuent, leur interprétatiim est inadmissible. On a lu aussi : A Junon, Tyché affranchie de Julie, à Venus Auguste. » Pour que cctle opinion fut acceirtable, il faudrait toujours tjue Tychè fût au nominatif, et de plus que Julia fut suivi de L, iiiitiab* de Lil/erta. D'ailleurs, H est évident que les mois Juliœ Auguslæ sont iusé{)arablcs; toutes les médailles tPimpératrices et de princesse. % remailles en fout foi.
* V. la vignette en létc du chapitre.
TOMBKAUX ET MONUMENTS KUNÉRAIKES.
briques; le tout est revêtu de stuc. C’est dans la face qui regarde la ville (jue se trouve l’entrée de la chambre sépulcrale, entourée de niches ornées de peintures, et ayant au centre un massif carré destiné ii porter l’urne de Mamia, qui était d’argile et renfermée dans une autre de plomb. La partie supérieure du monument n’existe plus, mais on a retrouvé des masques de terre cuite qui durent onier les angles du toit garni sans doute dans toute sa longueur d’anléfixes de même matière
Ainsi que je l’ai dit, un grand banc semi-circulaire, un cxedrn (I’l. ;5H) qui dut avoir une destination analogue à cidle de l'hénircyclc couvert que nous avons décrit, s’élève entre la rue des Tombeaux et le mausolée de Mamia, dont nous n’avons connu le nom (pie par l’inscription en gros caractères qui se lit sur le dossier du banc lui-même ;
MAMIAE 1>. F. SACERDOTI PVBLICAK I.OCVS SEPVLTVRAE DATVS DECVRIONVM DECHETO.
«t A Maniia, UlU* de Porcius*, pnHresse piihlù|ue>, licade sépulture doimé jar discret des IkViuions. »
Le banc en pierres de taille se termine par des griffes de lion surmontées d’ailes formant les bras du siège; son diamètre est de
Entre cet hémicycle et le tombeau étaient seize cippes sépulcraux, dont les principaux étaient de marbre et portaient les inscriptions suivantes :