TOMBEAUX ET MONUMENTS FUNÉRAIHES
laissé écFiapper son long bouclier, son sculum, et sa lance sur laquelle son adversaire pose le pied ; il s’avoue vaincu, et se tournant vers le peuple, il lève le doigt pour demander giùce; VHoplomaque, soldat pesamment armé, qui vient de remporter sur lui sa cinquième victoire, attend pour l’achever la réponse des spectateurs, (|ui fut une condamnation, car audessus de la tête du vaincu on voit la lettre fatale 6 * annonçant qu’il fut’ mis à mort. Les noms de ces deux combattants étaient illisibles. »
* Les quatre personnages suivants offrent Une scène encore plus cruelle. On y voit deux secutores et deux reliarii Nitimus, rétiaire cinq fois victorieux, a combattu contre un seculor dont le nom est effacé, mais qui n’était jwint indigne de lutter avec lui, puisqu’il a triomphé six fois dans différents combats. Son courage a été moins heureux dans cette rencontre; Nilimus l’a frappé à la janilK*, à la cuisse, ou bras gauche et au flanc droit; son sang coule en abondance; en vain a-t-il imploré la pitié des s|)cctateurs; il c^st condamné, mais comme le trident n’est pas une arme sûre et prompte, c’est le seculor Ilippolitus (|ui rend à son camarade ce cruel et dernier service. Le malheureux gladiateur fléchit le genou et présente la gorge au fer mortel sur lequel semble le pousser Nitimus, son vainqueur. Sur le .second plan on aperçoit le rétiaire qui doit combattre Hippolitus. »
« Enfin, un des gladiateurs du sixième groupe a lais.sé tomber son boucher, action infamante dans tous les genres de combats-'; il semble fuir devant son adversaire qui le poursuit et s’apprête à remporter sur lui sa seizième victoire. »
« Au-de.ssus de ces derniers bas-reliefs était une inscription prescpie effacée, où l’on a pu cependant déchiffrer le nom d’AmpIialus, dans lequel Millin croit reconnaître celui du pcrsontiagc auquel fut consacré le tombeau; cette opinion pourrait être admissible, car nous savons par une
* Initiale du mot mort. On retrouve les moines indications dans la fameuse mosaïipie
de la villa IV^rghèsc, dout la comixwiüou offre Li pins grande analogie avec celle du bas-relief que nous ilècrivoïis, ainsi que dans une mc«alqne de la villa Albani, représentaut nncuiubatde rétkures et de minniUons. Winckelraarm, qui a publié dans ses ifonumenO' aniichi ineditt, IV' par
tic, chap. 10, pl. 197, n*a ]>as compris le sens du B et l'a pris ])our un simple signe de (Kmetuation.
* Les flf/ianï, ainsi que leur nom l’indique, étaient ptirteurs d’un filet avec lequel ils s’efforcaient d’envelopper leurs adversaires qu'ils tuaient ensuite avec leur trident. f>n leur opposait t»rdinair«;mciil les Sfculores, ainsi nommés parce que quand lé" Hctiaire avait jeté son filet sous succi^s, ilsle poursuivaient dans TaK’ne. Les armes des Sfcu/ores étaknt mi casque fort simple, un bouclier, clj/pfus, et ujie épée.
» Rclictà non henè pammld. Horat., od. II, vu, lo.
POMPE U
inscription du temple d’Jsis qu’il existait a Pompéi une famille de ce nom ‘ ; mais d’un autre côté, nous avons appris, par une inscription trouvée dans la basilique, que ce nom était aussi celui du maître d’une famille ou troupe de gladiateurs. * »
J.a suite du bas-relief se trouve, ainsi que je l’ai dit , au-dessus de la porte du monument, et est conser\ée en partie.
la: premier groupe est formé de trois perronnages; un .Sanmile* a été
Kà»-rH(ef <tn Tixnbew 4* &r*urti*.
vaincu par un Mivmillon', qui .s’apprête à l’immoler sans -, attendre la ré|)onse du peuple auquel le vaincu a recours, mais le laimta ou maître des gladiateurs arrête son bras. Ivnün, la dernière paire offre un combat .semblable dans lequel le Mirmillon tombe frappé h mort par son adversaire grièvement blessé lui-môme. . .
,l.a seconde rangée de bas-reliefs, ainsi que eeux qui décorent les trois gradins qui portent le cippe funéraire, et dont quel(|ues-uns sont conservés sur les faces du nord et du midi, retracent des luttes d’une autre espèce; ce sont des combats de .bestiojres, contre des animaiu de toutes sortes, ou d^animaux entre eux, combafs que les l^mains appelaient chasses, venalioncs. Parmi les animaux, on reconnaissait des lions, dos panthères, des
N. FEbTI AMPI.IATI
PAV1I.IA Gt.Al)IATnjU A PVG8A. ITKMVg '
» PVÜNA XVI. K. IVTf. TEKAT. VELA.
« La trxiii]ii> 4>* piU<liaU'iiiy tle NiinveHu» Anifiliatiis C4«iab«ttra U N'c'onJe fi>is. Cuwtat. Ciia*A«*.
V>')aHmn, IC d»'« CAlêtuk-» «k jtiîn, ■
Os gladiateurs, qn’on appelait au.ssi Hoptomaifuet, éLiieru armis toutes piêres k la tijanièrit (Jas Samnites, doot on leur avait donné lo doid.
^ Lo Minnillon était souvent opposé au Kétiaini; aussi portait-il snr son casque un poisson qitf s<mMait |>oursiMvrp jw>n adviTSaire armé du Hh’t rt du triilpnt, p«Ril.int que lu peuple chantaK ; \on le feto, pûofm peto, <fuid me fugir, GnlUy