‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 31 sur 61 · L. SEPVMVS L. K. SANDIUANVS · texte numérisé non relu

L. SEPVMVS L. K. SANDIUANVS

M. HEHENNIVS. A. F. EIMDIANWS

DVOVIR. I. !). SCHOL. ET. HOROI..

« L. Sepuiiius 8;uuliUaims, tiisde Luciu,^, ut .M. HHn>atiius Ejiidiauiis, liU d'Aulii.s, duiiiioii» de n*udre la justice, un/ fait fair$ la ichota et l'hoiiog»' »

Tium >Ai. ( Pl. R ). Sur la rue du temple d’Isis, et ti la suite du propylée du Forum triangulaire, on trouve une porte qui , d’après les traces qui subsistent encore, semble avoir été surmontée d’un petit toit porte sans doute par deux colonnes; elle donne accès à un petit édifice, n“ i, découvert de 1767 è 17t)8, et qui d’après sou style doit être un |)eu postérieur à YHrcatonslyloii, scs colonnes étant de même ordre, mais de proportions plus sveltes. Sa destination a donné lieu i) bien des conjectures; on y a vu un marché, une école, un lieu d’initiation, un tribunal. Décrivons d’abord

PltA 4u Tribunal.

sa's diverses parties; nous examinerons ensuite comment elles peuvent convenir plus ou moins à diacune des diverses hypothèses. Le monument présente une enceinte rectangulaire, longue de 23“, 60 sur 17'",10 de largeur; au centre est une partie découverte ou orm; autour règne de de trois côtés un portique c de/', large de 3“,80, et soutenu par dix-neuf colonnes de pé|>érin d’ordre dorique sans base, hautes de 3", 36, et dans lesquelles sont encore implantés des clous nombreux, l.e petit côté sans portique (//'s’appuie au mur de la grande salle, sitiu-e derrière le sano tuairc du temple d’Isis; le |X)rtiquc du côté opposé ce se trouve en avant de plusieurs chambres y que surmontait un étage, ainsi que l’indique un reste d’escalier existant dans la première de ces pièces, cpii était une sorte

* S«»is avons cilA une inscrifition dn U'mplf de Vénus où sont menlionnês res deox inaeistrits.

LKÜ UbUX KIIIIUM;

d’a/(t Uiins ces chumbres, un truuvn des nmins d’ivuii'e et de ver^e rnisiint de l'index et du petit doigt un geste (|ue les unriens regurdaient comme un pri^servatif contre les manvciis sorts. C’est à la suite de ces cliuinbres ((u'est une sorte de vestibule h où existent deux entrées donnant, l’une sur le grand théAtre, l'autre sur le portique ik thi l’orum triangulaire. Toutes les colonnes sont en place, la plupart entières, cpielquesunes avec leurs chapiteaux ; mais, ce qui est assez étounautj on n'a retrouvé aucun vestige de l'entablement. Peut-être pourrait-on en conclure que, renversé par le tremblement de terre de G.S, cet édifice était en reconstruction à l'époque de la catastrophe de 79. Une colonne voisine de la

TrttnlB*].

principale porte servait de fontaine et versait l’eau dans le chéneau (|ui règne tout autour do l’arcn. Dans cette partie découverte, en face de la porte, entre la troisième et la quatrième colonne du côté méridional, existent deux massifs carrés, deux sortes de pii'destaux de diamètre et de hauteur inégale, enrichis d’élégantes moulures. Le premier / n’est élevé que de il n’a de corniche que sur .si face antérieure, et .sa .surface

paraît usée par un frottement fréquent ; le second m, qui se trouve entre celui-ci et le portique, e.st plus large et haut de l“,1.5; il est surmonté d’une corniche et présente A sa surface un creux carré de de profondeur sur 0",55 de largeur et ()"’,C() de longueur. On montait sur cette

i On .ipprhit ala uiu* s.hU<> oiivprU' ihns toute sa l.-irgenr. Nous rpvîpntlrnus sur re sujet lorsque nous dt^rriioQs les maisoD.s.

POMPEIA

tcmenl suffire pour dos soldats marchant régulièrement et deux par deux, lin hamais de cheval de .selle, des armes, des casques, des aiémides ou bottines de brotjïe, ont été trouvés ici; mais ce sont, il e.st vrai, des armes de gladiateurs et non de soldats*. l>ue doit-on en conclure? (Jue des gladiateurs do passage à l’ompéi logeaient à la caserne, ce qui est plus naturel que de loger au marché. Dans les chambres on n’a pas trouvé de traces de lit; mais les soldats couchaient assez ordinairement sur la paille.

Le .seul grand apparleraeut qui existe dut être de.stiné au chef de la garnison. Luc seule cuisine eût été insuffisante .si la nourriture de tous n’eût pas été préparée en commun, cl nous verrons que celle du Quartier des soldats était évidemment de.stinée h la préparation des aliments d’une grande quantité de personnes. Enfin, quelle eût été dans un marché la destination d’une prison aussi .sévère que celle qui a été reconnue ici? Ajoutons qu’en aucun he.u de la ville on n’a trouvé une aussi grande quantité de squeiettes; on n’cn a pas compté nmin.s de soixante-trois, répartis surtout dans tes chambres du premier étage. N’est-it pas supposable que quelques motifs de discipline ont retenu tes soldats à leur poste trop longtemps |)our permettre à tous d’échapper à la mort?

Ceci posé, passons en revue les diverses parties de l'éditice, et voyons si elles ne nous fourniront pas encore de nouvelles preuves à l’appui de notre opinion. ■ ' .

l.e Quartier des soldats est un va.ste parallélogramme, une sorte de cloître entouré de portiques élevés en avant de, bAtiments à deux étages; ces p<irliques, soutenus par vingt-deux colonnes dans un sens et dix-sept dans l’autre en comptant deux fois les colonnes d'angle, ont des grands côtés 5.5*' de longueur, et des petits ûft'”, 10, sur une largeur de 4"', 30; ils entourent un vaste préau, une arra qui dut servir aux exercices de 1a garni.s<)n. Ce préau a 46“', 60 sur 34“,60; on y voit au centre une grande table auli(|ue et dans l’angle N.-E. une fontaine moderne, ombragée de saules pleureurs. '

1 O fait a tk la mani^n=! \a pins pusitivi* par k P. narnirci , dans nnc r'xct'Ucnb?

disscitatiüu iosér*^ dans le trciùfmc muuéro du UulkUn archéotogiQu$ HapvUtain, janvier 1893; mais lunu» t\m c« savaut antiquaire potuése trop loiu lef cuuséquooees do ti» (li'rùurerte

r*n vou'anl ne v<iir tlanft TMiAre qni ufiis fveupe qu’un 6Uhli.*yicînpnt do gladiateurs, uu de res Ludus tj/adia/ontu dont i>arU^ Ju.ste lâpse (.Snliim., I, 1}> l'iie vilk; aussi peu cmiskléralde que Pomik^i p” enlrt'tenîr nue tivn]»o do gladiatonr» assez nonihreuso |ionr exicer do si . xafles loffomonts. ' ^

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l.ES UKÜX KORL’M

l>es snixunt(y(|uatorze colonnea de tuf fevùtu de stuc éUiient pi'imitivemeiil d’un ordre dorique grec très-simple et de l)on goût ; è l'époque d'une l’estauralion , les chapiteaux avaient été enrichis d’un plus grand nombre de moulures, changement qui ne paraît pas avoir nui à leur élégance. Ces colonnes, hautes de 3"', 60, .sont lisses justiu’au tiers de leur hauteur et cannelées dans les deux autres tiers; elles sont peintes en l’ouge. Les deux colonne.s du centre de chacun des grands eûtes du portique et la colonne du milieu des deux petits étaient colorées en bleu, peut-être afin que.

pUn 4u Ou lier des s/rinlau. '

divisant la place d'armes en quatre, elles servissent de jalons pour les manœuvres. Dans les entrc-colonncmcnts" du côté méridional, et d’une partie du côté oriental, étaient des piédestaux dont on voit encore des traces sur les dalles ; il est dilTicile de .supposer qu’ils aient pu pwrtcr tous des statues; force est donc d’avouer que nous ignorons leur destination. '

Tout l’intérieur du portique et des chambres était également peint et présentait des ornements assez élégants, bien qu’exécutés avec négligence. En plusieurs endroits, des soldats désœuvrés ont tracé à la pointe, sur le stuc des colonnes, des inscriptions et des figures grossières représentant des guerriers, des combats de gladiateurs, dessins semblables en tout è ceux dont aujourd’hui encore le jeune lazzaixine, ou le gamin de Paris. illuslreitl les murailles d<' nos villes modernes. Nous i-eprodui.sons un de

l'OMPKI A

ces dessins, haut seulement de 0"‘,0G, qui i^lait gravé à la pointe sur le stuc rouge de la neuvième colonne en venant du Ihédire.

(iette figure a été détachée et portée au musée, mais la colonne a conservé un assez grand notnbre d’inscriptions grecques et latines la |)lupart illisibles; j’ai pu y déchiflrer celle-ci , dont l'interprétalion est encore un problème :

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