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TARVI.AS POSITAS IN MItSCARIÜ CCCL. VI III. SS. CCCC. XX. A
Sous une grande partie du monument s’étendent des citernes dans le.squelleson puisait par une ouverture qui existe dans le portique oriental. I.es eaux pluviales y étaient amenées par un caniveau de pierre qui règne au pied des colonnes tout autour de la cour. Ce caniveau est interrompu de distance en distance par des trous carrés un peu plus profonds, dans lesquels se trouvaient précipitées les impuretés que les eaux pouvaient charrier *.
* Nous nvoDs dnjà signait^ ot nous iiuUqneroiis encore pins tFimc fois daus les monuments les maisons Pompéi la présence de rc* ravitèt faciles à nirrr, ingénieuse précaution qui no laissait aftiver «Uns les ntemes i|nc des eaux propres et dégafrées de tontes matiên’s élnuigères.
LES DEUX FORUM
On c.st entri; Innjçtf'iiip.s dans le quartier «les soldats et dans le.s fouilles de Ponipéi par une ouverture moderne n pratiquée dan.s l'angle S.-E. de l’édifice; innnédialeinent on trouve îi droite un petit escalier conduisant au premier étage, converti en habitation pour le.s gardiens. Cet étage , répétition du rez-de-chaussée, n’avait entre les diverses pières qui le composaient d'autre communication ((u'un balcon continu en bois dans le genre de ceux qui, de notre temps, relient encore les différentes chambres de la plupart des auberges •. On voit encore dans la muraille les trous de scellement des poutres qui portaient le balcon.
Suivant le portique oriental, nous trouvons, après plusieurs chambres de soldats, une petite sillc b qui dut être la prison de la caserne. Trois malheureux y furent trouvés les fers aux pieds. Ces fers ou ceps ont été portés au mu.sée et remplacés par une grossière copie en bois; ils consistaient en dix-huit morceaux de fer hauts de 0‘‘',I0 environ, s’élevant perpendiculairement sur un plateau lransver.sul dans le(iuel ils étaient rivés; à leur extrémité supt’Ticurc ils portaient une ouverture dans laquelle on pas,sait une barre qui retenait les jambes des prisonniers engagées de telle sorte qu’ils ne pouvaient se tenir qu’assis ou couché.s.
A côté de la pris(jn est un large escalier c conduisant à un appartement plus vaste que les autres, et qui dut être la demeure du commandant.
Au fond d’un grand portique rf, soutenu par quatre piliers carrés, s’ouvrent deux maga.sms e e, et la cuisine f dont les murs de deux côtés étaient garnis d’ûtres relevés. Ces salles entièrement ruinées sont converties en jardin. Après une petite chambre l se présente un second portique g dont le toit reposait .sur ti'ois colonnes ioniques. C’est sous ce portirpie que se trouvaient une porte ouvrant sur le poslscenium de rOdéon,.et la principale entrée de la caserne A, donnant .sur une rue (|ui longe le mur de ce fmisceuium. Le .seuil très-bien cons»?rvé lais.se voir la trace de .scellement des cra|)audines qui recevaient les pivots des battants de la porte. A droite de celle-ci est une chambre k destinée au portier, et le portique lui-méme dut abriter les soldats de garde h l’ontrée de la caserne, l'n*! autre porte plus petite ni, placée non loin de là dans l’angle N. -F.., condui.sait A ta cour qui s’étend derrière le grand thé.Atre. Le côté septentrional nous
* C«!tUî (iisposition est encore «ne preuve de filiis A de notre opinion , car ou In retrouve ’ »,
dans la vaste <’ast‘riie qiw* l*enii>erenr Adrien avait ménaffèo |>our les soldats pn*t«iHen8 tians sa fainnise villa de Tivoli.
POMPEIA
• Ai
niïre, npn-s huit chambres de soldats, un escalier étroit n qui en rejoint un beaucoup plus large, partant de la cour du grand tliéétre et montant aux portiques (hi Koruin triangulaire.
Le côté occidental ne présente qu’une suite do cellules interrompue par un terre-plein dont il est diflieile do deviner l’usage; peut-être était-il destiné ù soutenir les terres du Foruiii ; ce n’est qu’une simple conjecture que nous émettons, et sans y attacher plus d’importance ()u’elle ne mérite. Ce terre-plein portait des chambres A la hauteur du premier étage.
r.es celhdes .sont toutes semblables rl’unC d’elles o, vers l’extrémité du portique occidental , contient encore un de ces moulins que l’on croit avoir .servi pour l’huile *.
■* * ^ M'whn à hinle
Enfin au contre du quatrième côté de l’édifice était une salle plus grande P *, dont les parois étaient décorées de trophées militaires (leints sur mur , et dont un fragment est conservé au musée de Naples. C’ast dans cette pièce, qui, par sa forme et Sfi position, ro.ssemblc au lablinum des habitations particulières, et que tout annonce avoir été la chambre du conseil, le lieu de réunion des chefs, que furent trouvées des annes, des casques richement ornés qui pourraient bien n’avoir eu d’autre de.stination que celle de décorer la .salle; si celte conjecture était véritable, elle ferait tomber les conséqucncés qui ont été tirées de la forme inusitée de ces armes, plus' convenables pour des gladiateurs que pour des soldats. Plusieurs pièces d’armures étaient incrustées d’argent ; .sur l'un des ca.scjues était représemtée la pri.se de Troie. Ajoutons eji terminant <|ue, dans une pièce voisine, on découvrit une trompette d'airain fort singulière, aujour-
’ Un moulin semblable à celui-ci bit trouvé h Subie; nous en veiTons un antre exemple à Pom()éi.
• CetU» fallu eirtiéremenl <léfitfun>e, ainsi que les piwr<s voisines, est ronvertW* en lopements }M)ur le.s parUiens.
. Di^iiized by Googic
r.ES DEUX FORUM.
d’hui au musée, à laquelle étaient aju.stées si.\ flûtes d'ivoire, recouvertes de bronze, et une chaîne qui permettait de la porter suspendue au cou. Knfin, au milieu de la dernière pièce 7 est un être relevé antique qui s<-rt encore de cheminée au.\ (gardiens.
Nous avons acJicvé la visite de ce monument, si intéres.sant à tant de titres; pouvons-nous espérer que l’examen auquel nous venons de nous livrer aura achevé de prouver que ce n’est pas sans de justes rai.sons (|ue nous lui avons cons<'rvé le nom de Quartier des .Soldats?
*fODni:iiir* DFS tririiïEs.
ClIAPITRK V
TrlyMari*
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THERMES
thermes magnifiques, dont les premiers furent construits par Agrippa, et dont les ruines gigantesques de ceux de Titus, de Caracalla, de Dioclétien, peuvent encore nous faire concevoir l’immensité. Là se trouvaient réunis, outre les bains publics et leurs nombreuses parties constitutives, des cabinets pour les bains particuliers, des portiques, des wyiles ou promenades plantées d'arbais, des gymnases, des palestres, des conisteria où les alhlèles se couvraient de poussière, des sphéristhres ou jeux de paume, des exèdres pour les conférences philosophiques, des ephœbcn, lieux destinés à l'éducalion des jeunes gens, des bibliothèques, des théâtres pour les représentations dramatiques, dos arènes pour les combats de gladiateurs, enfin jusqu’à des palais et des temples.
Outre ses thermes splendides dont le Panthéon était le principal ornement, Agrippa ne construisit pas moins de cent soixante-dix bains |)ublics et gratuits. Plus lard, à l’exception des enfants qui, jusqu'à quatorze ans, ne payaient pas, ainsi que nous l’apprend Juvénal, tout le monde paya à la porte 1 a rétribulion d'un tjiiadrnnt *, petite n)onnaie d’airain, quatrième partie d’un as, et pour cette modique somme on put prendre bain froid, bain tiède, bain chaud et bain de vapeur. Ce prix si peu élevé ne dut pas peu contribuer à répandre l’usage des bains jusejue dans les dernières classes du peuple; d’ailleurs, c’était surtout pour les pauvres que furent institués les baius publics, les riches ayant prcsf)ue tous des bains dans leurs propres maisons. Ceux-ci en vinrent cependant à pr»'-férer les bains publics où ils trouvaient un lieu de 1x1010011 et des récréations de toutes sortes.
Dès l’aurore, le son d’une cloche annonçait l’ouverture des bains, xonal tps thermanim, dit Martial ; mais les riches ne les fréquentaient pas aux premières heures de la journée; ils préféraient y aller entre midi et le coucher du soleil; les débauchés différaieut jusqu’après souper, et s’y rendaient aux heures avancées de la nuit , plus favorables aux plaisirs qu’ils allaient y chercher.
Connaissant combien était général l’usage des bains dans l’antiquité, on s’étonnait avec raison de ne voir sortir des ruines de Pompéi aucun édifice qui leur fût consacré, quand enfin, en 1824 , cette lacune fut coin-
' Ihim tu quadrante lavaturu
Utis
HoRArji, liv. I f $ai. 8.
POMPEIA
bl('-c, ot il est probable ((ue, l’avenir réserve encore qucl(|ues découvertes de ce genre Les bains voisins du l'oruin n'onl point assez d’étendue |X)ur avoir sutTi aux besoins d’une ville aussi considérable que Poinpéi, et d’ailleurs plusieurs inscriptions trouvées dans les ruines ne ))ermottent pas de douter que d’autres établissements de ce genre n'aient existé dans l’cnceinle de la cité détruite. (Jiioi qu’il en soit, les thermes ou plutôt les lia ins que nous allons décrire sont au nondirc des plus précieuses découvertes faites ju.squ'ji ce jour. Les tliermes romains, malgré leur immensité, sont dans un tel étal de ruine, que les parties qui les composent sont souvent méconnais.sables et ont été différemment expli(juées par les auteurs qui ont entrepris de les décrire. A l’ompéi, nu contraire, l’absence de xystes, de lhéAtrc.s, de palestres et de ce nombre infini d’autres accessoires (pii rendent les thermes de lu capitale .si difficiles à comprendre, ircrmet de se rendre compte d’une manière satisfaisante et positive de cba<|ue partie de l’édifice qui ne contient que les .salles absolument iuhes.saires h sa destination réelle.
Bains. Les bains de l’oinpéi (l’i.. T) occupent nu nord du lùirum un
(piadrilatère irrégulier de dans .sa plus grande largeur, sur une
profondeur de 5.A”“, une île, insula, presque enli(’>re, circonscrite i>ar les rues di;s Themies, des Aiiguslals t't du l'ornm, l'I la ruelle des Thermes,
* Smi5 verrons qu'un «lifli'C qui vionl d’étro pn partie dans la rue dn Quadrivio
delta Fortuna, paraît avoir un autre étaMisseniont de bains.
THKHMES.
sur lesquelles ouvraient un grand nombre de Iwiitiques x sans communication avec l’intérieur
L’exiguïlé de cet établissement ne peut guère s'expliquer que par le prix élevé des terrains dans le quartier centra! et le plus fréquenté de la ville.
Les bains avaient six entrées dont les principales n et f donnaient, la première sur la rue du forum, la seconde sur la ruelle des Thermes, où s’en trouvait une autre c; les trois dernières bed étaient ouvertes sur la rue des Tlierme.s. Aucune de ces entrées n’était directe, précaution employée encore en Orient afin d’empécher l’air de frapper trop vivement les baigneurs, et au.ssi .sans doute afin de les préserver des regards indiscrets des passants. A coté des deux entrées a et /'sont de petits réduits que quelques auteurs croient avoir été des latrines, mois qui pourraient bien plutôt avoir servi de bureaux aux receveurs chargés de percevoir le prix du bain.
Par ces deux portes a et f, on arrive dans une cour, un atrium y formant un quadrilatère régulier de trois côtés seulement, large de 21”, 80
Atrknfn ili>« Btiiit.
.sur 1()'“,A0 en moyenne, y compris le portique qui entoure l'impluvium des trois côtés réguliers-. Deux ailes du pmrtique, larges de 4”,20, sont soutenues par des colonnes doriques; la troisième a cinq piliers carrés
' qualn* boutiques sur la rue des Thermes ont présenté une particularit ' sans autre exemple à Pfunpéj; elles ét^iieiit ainsi que leurs trottoirs part^'S en asphalte dont il reste eneore <|uelqnes traces.
* On ne trouve point au centre de rotrium «les bains de Pomitéi, le grand hnssiil ou terwm qui existait dans la plupart des Thermes antiques et nû l’on pren-ait le bain froi«l en eommuD sous un toit léger qui pr»*Rervait de l'.ardeurdii sideil.
POMPEIA
portant des arcades; sa largeur n’est que 2'", 15. Ce portique était, suivant Vitruve, une des parties indispensables des Thermes; c’était là que les baigneurs attendaient leur tour |K)ur entrer aux bains qui, ici, ne pouvaient admettre plus de trente personnes à la fois. Sur le mur méridional du portique était peinte l’aimonce d’une fête donnée dans l’amphithéâtre par Nigidius Mains, prince de la Colonie, princeps coloniæ, avec parfums, felarium, chasses de bétes féroces et combats de gladiateurs. Le même côté du portique était garni de bancs appelés schoUe^, interrompus par une salle dans laquelle on doit reconnaître celle qui, répondant à nos salons modernes, était désignée chez les anciens par le nom d’cecws ou exédre. On y trouva une épée à poignée d’ivoire et fourreau de cuir, aujourd’hui au musée, et quelques quadrants, circonstance qui a fait croire à plusieurs auteurs qu’en ce lieu se tenait le préposii chargé de la perception et de la police des bains; mais nous savons que l’cxèdrc où les baigneurs pouvaient se reposer avant et après le bain était partie es.sentielle et intégrante des thermes antiques, et d’ailleurs il n’e.st pus probable que dans un espace aussi restreint que celui qu’occupaient les bains de Pompéi on eût sacrifié à un simple bureau de recette une pièce de 4", 75 sur 5”,90 L
Au-dessus était un second étage où l’on peut observer encore quelques > vestiges paraissant avoir appartenu à une cheminée.
De l’atriu»!, un corridor i, dont le plafond était peint en bleu avec des étoiles d’or, conduisait les baigneurs à lu salle où ils se déshabillaient. On trouva dans ce corridor près de cinq cents petites lampes de terre cuite; le nombre de celles découvertes dans les thermes monte à treize cent quarante-huit. Toutes étaient semblables et à une mèche, à l’exception d'une seule qui était à sept becs. Ces lampes étaient sans doute en dépôt au moment de l’éruption, car elles n’ont jamais pu servir à l'éclairage des bains, où nous verrons que la lumière n’était pas ])rodigu(’a; ; il ne .serait pas impossible toutefois qu’elles cus.sent été destinées à les illuminer dans quelque circonstance extraordinaire. On détruisit, dit-on, la plupart de CCS lampes après avoir choisi les meilleures, afin de ne pas en embarrasser le mu.sée de Naples.
* Du mol proc ïx^).ü qui âigtiiftaii à la fols lieu t\c. rei»os, et lieu d’étiuie, el par exleti&ioit los Itanct» où tlans les pj'mnasos grecs li-s philosophes s’asseyaient pour instmire leurs ilisoiples » Cette salle est ferniée anjonriî'hai-et s*-rt de maeasùis ainsi que
THERMES
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Le spoliatorium , ipuliarium ou apodylerium * j, dont le nom indique .suffiâainmcnt la dcstinalion, est une salle voûtée, de forme rectangulaire, longue de i l", 50 sur 6", 80 de largeur. Onu, remarquant combien cette pièce avec ses six portes était exposée aux courants d’air, croit qu’elle ne dut être qu'une salle d’attente, une sorte d’anticliambre, et que les baigneurs devaient se dé.shabiller dans les niches du frigidarium ; mais il oublie que l’inconvénient qu’il signale n’en eût pas moins existé, puistjuc après avoir dépose leurs vêtements, les baigneurs eussent eu à traverser nus cette môme salle pour entrer dans le tepidarium et le caldarium; nous croyons donc qu’on doit s’en tenir è l’opinion la plus généralement reçue. Dans cette salle se tenaient les capxarii, qui, munis d’une cas.sette, rapsa, gardaient les effets précieux des baigneurs moyennant une modique rétribution, et veillaient ti la sûreté des vêtements (|u’on .suspendait aux portemanteaux dont on voit encore les traces au-dessus des larges sièges à marchepied qui garnissent trois des côtés de la muraille. La décoration de Yapodylerium e.st peu soignée; les murs sont simplement peints en jaune; la corniche est lourde et a quelque chose du style égyptien; la fri.se est ornée de chimères, de lyres et de vases en relief se détachant en blanc sur un fond rouge Le pavé est en mosaïque blanche d’un travail grossier et entouré d’une bordure noire.
Dans le pignon sud, entre des bas-reliefs en stuc fort endommagés, et qui représentaient la dc.struction des Titans par Jupiter, dont la tête colossale parais.sait dans le centre , sc trouve une fenêtre qui empiète sur la voûte, et qui n’a pas moins de 1“ de largeur .sur 0"',7ü de hauteur; elle dut être fermée par (piatre glaces coulées et non soufflées, ayant 0",009 d’épaisseur, ina.stiquées dans le mur même, et soutenues sans doute par un croisillon do bronze semblable à celui dont nous parlerons bientôt.
Au-de.ssous de la fenêtre existe un trou carré qui fut également vitré, et dont les parois sont noircies par la fumée de lu lampe (|ui y brûlait pour éclairer la salle. Il est [irobable qu’une fenêtre setnblable à la première existait à l’extrémité septentrionale maintenant détruite.
Trois portes sc trouvent dans cette partie de la salle; l’une est celle d’un corridor donnant sur la rue des Thermes, lu -seconde, aujourd’hui
' ÂwtJ'irBfiw, (lu vert» se dé(POuiller. Vtiy. Pi.ASraKV.
’ IUk. I, fW. 38.
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POMI’KU
murée, ouvrait sur un petit cabinet k converti en corps de Rarde, et «pie je, |)ense avoir été un uncliiarium, lieu où l'on déposait l«'s savons et les parfums; la troisi('>me, enfin, e,st l’entrée d’un passage long et étroit conduisant à l’hypocauste.
A l’exIréiniltV méridionale de ['Gfioihjlfnum s«' trouve le frif/idarium i, salle destin«5e aux bains froids * et dont aujourd'hui encore la conservation est parfaite. C’est une rotonde de .5“', 70 de diamètre, formant le centre d’une construction rectangulaire et surmontée d’une voûte ayant la forme d’un c(7nc tronqué ouvert par le sommet, qui était vitré et qui parait avoir été peint en noir. Dans les parois de la rotonde s’ouvraient quatre niches semi-rirculairiîs de de largeur sur ‘2"', 20 de hauteur.
Au milieu du pavé est Valveus, haidistrnum ou pi.scine-, bassin rond de A”,. 50 de diamètre à son ouverture sur 1",17 de profondeur, entièrement revêtu de marbre blanc, et entouré de deux gradins sur lescpiels s’asseyaient les baigneurs. Le gradin inférieur e.st eu partie détruit et entièrement dépouillé do son revêtement de marbre. L’eau y était amemV par un tuyau de bronze aplati, large de 0'",15 et .sortant de la muraille à 1"',17 du sol. Gau suppose, et cela avec toute vraisemblance, que ce conduit dut être masqué par une statue qui versait elle-même l’eau dans le bassin. Au fond de celui-ci est une ouverture jiratiquée pour le vider et le nettoyer, et une seconde, placée près do la surface, laissait écouler le trop-plein. Le friyiilarium était élégamment décoré; le mur était orné rie plantes vertes presrpie elTacik's, se détachant sur un fond jaune; le socle est rouge ainsi (|ue la frise, qui est enricAïc de bas-reliefs eu stuc blanc d'une composition gracieuse, représentant des amours conduisant des chars, et préci'dés d’autres amours h cheval *. Les parois des niches étaient peintes en bleu, et leurs culs-de-four en rouge ; les archivoltes otTrai«‘ut de. jolies moulures «•Il stuc.
Kn sortant du frigidarium, le baigneur, traversant de nouveau Vapodglerium, entrait par une porte dont les jambages sont quelque peu inclinés à la manière des Égyptiims ou des Étrusc|ues, dans le tepidarium ou cella media m, comme IMine nomme cette salle dont la douce chaleur préparait le corps à la température «’devée de l'étuve, et dans laquelle aussi, au sortir
* Voy. !a lettre on tète du cbaintre.
* \â‘ nom frrec de ce
* Hum:. «*l Hiinp., 1, pi. 38.
TIIEHMKS.
Ilü
de celle-ci, la peau était séchée et paiTuniée d’Iuiilcs odoriférantes rcnfcnnécs dans des boîtes de corne, d’albAtrn ou de verre, appelées giiltuli. I,c tepidarium, long do lO”', large de .^“StiO, était la plus richement décorée de toutes les salles des thermes', et cela devait être, car c’était cette pièce que, pendant les journées d’hiver, les philosophes choisissaient pour leurs leçons, les oisifs pour leurs entretiens, les bateleurs et les mimes pour leurs exercices.
Elle était éclairée nu fond par une fenêtre percée entre deux grandes figures do stuc, et garnie de quatre vitres épaisses, larges de 0",.55 sur 0"',7(), retenues dans un chAssis de bronze par des feuillures et des boutot)s tournants de mémo métal.
Au-dessous de 1a fenêtre. est un trou carré traversant toute l’épaisseur de la muraille et dans lequel on pinçait une lanqw (pii éclairait à la fois le tepidarjwn et Vexidre à laquelle il est adossé. Les parois peintes en rouge oiTrent, à la hauteur de 1“,70, des espèces de casiers surmontés d’une corniche que soutiennent des Télamnns- de terre cuite revêtue de stuc. La plupart de ces figures sont nues; quelques-unes cependant ont autour des reins, soit une fourrure, soit une peau de poisson revêtue de ses écailles. Les nus étaient peints couleur de chair, les cheveux et la barbe étaient noirs. Plusieurs lampes ont été trouvées dans h's cases, dont la destination a donné lieu à bien des conjectures. Il nous semble évident que ces cases n’ont jamais pu, comme on l’a supposé, servir à déposer des parfums, car leur tablette inclinée en avant eût exposé les vases à des chutes continuelles ; nous croyons plutôt qu’on dut y déposer les couvertures légères, sindones, dont les baigneurs se couvraient au sortir de l’étuve, et les serviettes, manlilia ou mappw, dont ils sc servaient pour s’essuyer.
La voûte, dont une partie est malheureusement détruite, était richement décorée de caissons et de compartiments en stuc enrichis de figures et d’ara bes(|ucs sur fond rouge et bleu, lais figures sur les premiers plans sont en relief, et celles des seconds plans légèrement peintes en blanc. Quelquc- 'fois, il n’y a de peint qu’une partie des figures, un bras ou une jambe, et le reste est en relief. On peut encore distinguer un Amour porté par deux chevaux marins, que précède un autre Amour conduisant deux dauphins,
* Voypï Li Tigiietle »?n léU» du cbapitrr.
* On Atlantes nu rA/amon.t lt>« (igitre? mAlcs s*‘rvantdc raj’yatidp^.
l’OMI’KIA.
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(îanymoclc oiilcvé par l’aislo de Jupiter, un jeune luiinnie sur un grilTon, un Amour appuyé sur son arc, des Centaures, des rliinn';rcs, des biches poursuivies par des chiens, des lions, des Amours, etc. A la naissance de la voûte et au-dessus de la corniche courent d’élégants rinceaux. Le pavé est en mosaïque blanche avec de petites bordures noires *.
Le Irpidarimn était chauiré par des conduits ménagés sous le pavé et aussi par un grand brasier de bronze, foruliirr, qui est encore en place aujourd’hui. Ce beau meuble de forme oblonguc a 2”, 12 de longueur sur 0"',77 de largeur; il est porté sur cinq pieds, deux devant et trois derrière. Les pieds de devant seuls sont ornés; ils .sont formés de sphinx ailés, terminés par une grosse griffe de lion. La paroi du bassin est divisée dans sa hauteur par un cordon sur lc(|uel reposent entre deux palmettes formant les angles treize ornements pyramidaux, ressemblant a.«.sez aux yables à grailiiis des pignons du moyen âge. Au-dessous et au centre est en relief une petite vache, vacciila -, allusion au nom du donateur, auquel on doit aussi trois bancs de bronze trouvés dans la même .salle, et sur lesquels on lit : m. xicimvs. vaccil.v. p. s. {Peninià suri.) Ces bancs, longs de 1”,80, sont portés par des pieds ornés à leur partie supérieure d’une tète de vache, et sc terminant par le .sabot fourchu du même animal l'ne porte, percée au milieu du mur occidental du tepidarium, conduit
CAJduiun.
à l’étuve fl, nommée caldarium, calidarium, suJalorium , ou concamerala sudalio. C’est une salle large seulement de 5”, .1.5 sur une longueur de •
* Une collation fut serrie dans cotte salle au pape Pie IX, lorsqu'il visita Pompéi, le W octobre 1849.
* (Ihcz les Itomains, un graiiil nombre dos plus illustres tiunilles avaient ainsi eiuprtintè leui's n<»nj8 a «les aniiiiauv ; il sufilrn de ciu>r b's Ovinius, les Porcins, les Tannis, les Aper, les Mus, etc.
> Hfmc v\ Pour. vu. pl. 8n.
THERMES
K)'", *25 y rnmpris la grande niche semi-circulaire qui la termine an midi. I.a voûte |)resf|UR hémi.^pliéri(|ue de cette niche présente une ouverture circulaire et oblique de 0"‘,/i5 de diamètre, qui, destinée h régulariser la chaleur de l’étuve, .se fermait à l'aide d’une cs|>èce de .s(nipapc d’airain, clyfænm œneiim, .suspendue il des cliaînes dont les attaches se voient encore dans la muraille, l ue autre petite ouverture carrée, employée au même u.sage, c.st percée au-des.sous dans la paroi de l’hémicycle.
Au centre de celui-ci est placé le labnim, va.s<|ue de marbre de 2'", 34 de diamètre, élevée de l” au-dessus du sol, et dans laquelle l’eau jaillissait d’un ajiitoir de bronze qui est encore en place. C’était lii que ceux qui venaient seulement tran.spircr dans l’étuve sans prendre de bain, se lavaient la figure et les mains. Ce n’est que par l’examen de la direction des conduits cpii amenaient l’eau au lahrum (pi’on pourrait s’assurer si cette eau était chaude ou froide, selon qu’elle venait de la piscine ou de l’hypocauste. Sur le bord du labnim se lit cette inscription en lettres de bronze inenistées dans le marbre :
CN. MELISS.VEO CN. F, .APRO M. STAIO M.
F. RVFO I[ VIR. ITEH. ID. L.MIRVM EX D. I).