‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 36 sur 61 · I)V() VIR. DEC. DECH · texte numérisé non relu

I)V() VIR. DEC. DECH

THEATRVM ÏECTVM FAC. I.OCAR. EIÜEMQVE PROBARVNTV

« C. Vuindius Valgus, llls de et Marcus Porrias, üls de Marcus, dmuuvirs, oui Tait '

faire le théâtre couvert, et ont donné leur aiipi\>bation à ce travail, u

Circonscrits dans un espace rectangulaire, les gradins no purimt avoir

' K.reuntitus e theatro sinisirâ parle Odeum. (Vit». L. v, c. 9.)

* Se hi^mt vuluplas impudica frigeret. (Tbhtvu.ikn. Apol. C. VI.)

* V. la vignette eu tête du chapitre. . I

‘ Celti' iusciiptioii est réitétée aii-<iessus de l.i jMUlt; du vomitoire ouvrant sur la rue de l'0<lé<.ni.

THflATIlEî^. AMlMUTHftATUE. ' 16 .À ' ,

leur entier dévelop|)ement, et la moitié inférieure seule forme le demi--' cercle complet; l’autre moitié est interrompue par la muraille à chaque extrémité. • , . :

Les places réservées, Viinn cavea, ne se composent (jue des quatre premiers gradins plus larges que les autres, auxquels on arrivait directement par l’orchestre. Au-dessus de cette eu rea règne un- large passage, uneprécinction qui n’en est séparée que par un petit mur (jui sert de dossier au quatrième gradin, et se termine à chaque extrémité par une griffe ailée. " '

Plus haut, à chaque bout du premier gradin de la stxonde cavea est une . . figure agenouillée qui porta'un candélabre, un vase ou <iuelque autre onie- . • ment. La seconde cavea était composée de dix-sept gradins formés de blocs de lave comme la première, mais ayant è leur bord une corniche et sur • leur plat un ejnplacement pour les pieds du spectateur du gradin supérieur, -disposition particulière que nous retrouverons à l’amphithéâtre.

Cette cavea est diviw'c par six escaliers répondant à autant de vomi- • • toires placés au-dessus du dernier gradin, et ouvrant sur un corridor auquel on parvenait par un double escalier. L’entrét; de cet escalier se trouve dans un vaste passage qui, parlant de la rue des ThwUres, desservait également le Grand ThéAtre.

Aux côtés de la scène, et au-dessus des deux vomitoires conduisant à l’orchestre, sont les deux podium derrière lesquels sont quatre gradins.

On arrivait A chacun des podium par un petit escalier particulier ouvraut sur la scène. Le pavé de l’orchestre, composé des marbres les plus précieux, fait contraste avec la construction généralement peu soignée, et en matériaux grossiers du reste de l’édifice : sur une large bande ‘ '

de cipolliuo, on y lit en grandes lettres de bronze incrustées : ' •

M. or.CONMVS» M. F. VKIIVS II VIU PRO LVDIS • ' ’

« M. Olcotvitis \'’CTUs,-flls du .Marcus, dmumir iiour des jeux *. » ‘ "

- La scène large de 17"’, 50, est assez bien conservée.

Dans le grand pa.ssage dont nous avons parlé, le peuple qui attendait, ' '

(fui faisait la f/ueue, avait gravé à la pointe un grand nombre d’inscriptions

Nous retrouverons les noms des magistrats qui y sont meuUounés dans les inscriptions de l’amphitbéâtre.

* Il est .tssoz singulier que e*' nom si souvent reproduit sur les nuirs de Pomp<;i se trouve (*0111 ici Olconius et non Hoiconius.

* V. 1.1 note. |«ige 17*. . .

l’OMl’KIA.

Kil

plus OU moins couvemibics, mais aujourd’liui presque toutes illisibles. M. de Clarac en a publié une fort rurieuse dans laquelle trois soldats indi(|uenl la date d'une partie de débauche qu’ils firent ensemble. Cette date, précieuse sous plus d’un rapport, est celle du 1.5 des calendes de décembre de l’année du consulat de M. Messala et de L. Lentulus; elle se rapporte ft l’an de Rome 751, trois ans avant notre ère; en même temps qu’elle sert à fixer les noms des deux consuls sur lesquels on n’était pas entièrement d'accord, elle prouve l’existence du petit théâtre de Pompéi plus de quatre-vingts ans avant la catastrophe qui détruisit la ville.

Des ti’ssères ou billets de spectacle trouvés dans l’Odéon ont soulevé de nouveau une question longtemps agitée par le.s antiquaires. L’entrée de.s théâtres était-elle entièrement gratuite? Il est certain qu’il n’en était pas ainsi en Cirècc, où le prix ordinaire d’une place était d’une dragme, prix qui fut plus lard réduit è deux oboles t. Périclè.s, pour se rendre populaire, ordonna qu’on tirerait de. la caisse publique une certaine somme allouée au choragus ou directeur, pour l’indemniser des places occupées gratuitement par les citoyens pauvres. Chez les Romains, les places durent être gratuites, toutes les fois que les jeux étaient donnés au peuple par des magistrats ou des particuliers qui briguaient sa faveur; mais il paraît qu’il arrivait aussi parfois que les jeux étaient donnés par un entrepreneur, et c’était alors qu’un prix était perçu [wur chaque place. Ceci explique ces deux passages, pièces les plus importantes du procès. .Suétone dit dans la vie de Caligula : Inguietalus freinitu gratuUa in circo

toca occupanlium L’Empereur inquiet du frémissement de ceux qui

occupaient les placrs gratiriles dans le cirque... »

Il y avait donc des places non gratuites.

On lit dans le prologue du Pœnuliis de Plaute :

Srrn ne obsideant, Uberis ut sit locus,

Vel as pro capits dent : ei id facere non queun/,

Dumum abeant

« Que ics eiH'laves u'aj^stégeni p.-is les qu'ils les laissent aux bnumies libres, ou qu'ils

p.iienl un as par télé; s'ils ue peuvent le faire, qu'ils K*toumcut au logis. »

Les tessères étaient des espèces de jetons en os, en terre cuite, ou en bronze, portant, soit le nom de l’auteur de la pièce, .soit l’indication de

' Demustu. Olinlh. IM

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