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esl représenté un satyre enseignant à un jeune faune à jouer de lu syrinx. A droite du prothyrum 9, est le vestibule 10, salle d’attente pour les clients; rc vestibule a quatre ouvertures : la première, sur la rue, était fermée autrefois par des portes quadrivalves ou pliantes; la seconde donnait sur te prothyrum cl sans doute demeurait toujours ouverte ; la troisième conduisait à l’atn'ion les clients (jui étaient admis ; la dernière enfin ouvrait sur la petite chambre 1 1, qui fut la demeure du portier ou celle de l'intendant.
Ii’a/n'(i»» A est toscan, avec un compluvium de pieiTe ; au milieu est une base sur laquelle posait un superbe groupe de bronze. Hercule alleiynanl à la course la biche aiijs pieds d’airaiii, qui jetait l’eau ]iar les na.se, mx dans une conque do marbre grec. Ce morceau, l’un des plus i»récieux qui soient .sortis des fouilles de Pompéi, est aujourd’hui au musiîe de l’alerme. Derrière cette base était une table de cipollino dont les pieds de rouge antique avaient la forme des .st'ries d’un aigle. .
Les pièces 12, 13 et 1 4 étaient des chambres h coucher (XKir les esclaves, ou plutôt pour les hôtes , tA en juger par l'élégance de leur décoration. La première surtout était remartpiable par sa frise ornée de refends avec de petites colonnes ioniques |iortant un entablement à triglyphes, le tout en relief et de stuc.
La pièce 13 était un procælon, ou antichambre servant en même temps h la chambre 14, et ù la grande pièce l(i qui fut probablement éclairée par le haut, et dans l.iquellc Mazois croit voir un triclinium d’hiver, supposition que le voisinage du four du boulanger pourrait rendre assez probable. 17 et 18 .sont les deux ailes, ulte, décorées de refends de di\crs<!s couleurs avec des moulures cl une corniche de stuc ; derrière la première est une pièce 20, qui donnait accès par un degré è une latrine. Sous l’aile 17 et près du (n6/inum, est une e.spèce de niche qui .servait de laraire, comme le prouvent les peintures qu’on y voit encore. A l’autre aile est attenant un cabinet pour \'alriensis, esclave préposé à l’entretien et h la surveillance de ratrim/i. Peut-être aussi pouvait-il st'rvir aux audiences particulières que le Patron donnait aux étrangers admis dans Vatrium, et qui attendaient assis dans les ailes, si toutefois telle n’était pas plutôt la deslination de la salle 20. Entre l’aile 18 et la chambre 12, est un corridor 19 (|ui donne accès au venereum, et h côté duquel se trouve la log(* où se tenait l'e.sclave chargé de la garde de celte enceinte interdite nu public.
MAISONS ET BOUTIQUES. ill
Au CoïKi du ra/nm;i, e.'<l le lablimim B, à droite duquel e.st le corridor C. A gauche e.st une salle 0, conimuniquant avec le laOlinum et avec le portique ; on a cru y voir un Irii'liniiim d’été, mais je pense que c.e fut plutôt une bibliothéiiue ou une pinacothèque, pièces <|ui ordinairement étaient voisines du lablinwn, ainsi (jue nous l'avons vu chez Pansa. Sa décoration est .semblable à celle des «èe, mais un peu plus riche. On y reconnaît aussi ■sur la muraille une porte peinte comme celle que nous avons vue à rédifice d'Eumachia. Derrière le lablinuin, nu lien de péristyle régnait une simple galerie EE soutenue pur 4 colonnes et un pilier, et ouverte sur le xyste ou parterre. Les chapiteaux des colonnes sont de fantaisie et consr-rvent encore des traces de peinture. Les eaux pluviales tombant du toit étaient reçues dans un conduit eh pierre ipii s’étend dans toute la longueur du stylobatc sur lequel reposent les colonnes.
A l’une des extrémités du portique se trouve en retour un nijmphée ou bain domesti((uc singulièrement placé en un tel endroit, et .è côté sont un l>etil fourneau pour l’eau destinée b réchaiilTer le bain, et une petite pièce 21 (|ui fut .sans doute un cabinet de toilette.
A l’autre extrémité du portique est un passage conduisant îi la cuisine *22, où est encore un fourneau. Près de l’entrée du passage existent è droite un e.scalier et une petite chambre d’esclave 23. Cette |)artie de fa maison est 1a plus ruinée.
A gauche e.st un vestibule 24 , où se trouvent une sortie dérobée, postiriim, et un cabinet d’aisances. En avant du portique EE et en nAour s’étend le xyste ou parterre l’GlII élevé de quehpies marches et dont la forme irrégulière a permis de de.'vsiner d’é(|ucrrc les autres parties de l’habitation. A l’une di's extrémités du .xyste .s<! trouve une citerne, piilrtil, I , et à l’extrémité oppost>e est l’élégant Iriclininm d'été IL Celui-ci était recouvert d'une treille dont la muraille pré.sente encore les traces r les murs étaient décorés de riches peintures où l’on retrouvait tous les attributs d'une .salle do festin, mais (|ui aujourd’hui ont presque entièrement disparu. Les trois lits en maçonnerie ([ui entouraient le mmiopodium ou table à un pied existent encore.
Lu muraille du xyste faisant face au portiiiue est ornée dans toute .sa longueur d’une cais.s<> de pierre (|ui recevait des arbustes, et au-dessus, de |)aysages avec des treillages, des fontaim^s, des guirlanihis et des oiseaux, le tout partagé par des pilastres, genre di; peinture que \ itruve nomme
POMPHIA.
topia, et que Pline nous apprend avoir cHé inventée sotis Auguste par le peintre Ludiust. Dans le panneau le plus voisin du Inclinium est une fonlaine dont la partie inférieure, composée d’une vasrjtie de marbre posée sur un piédouche de maçonnerie, était seule en reUcf, le reste étant sim-
plement peint sur la mimaillc, et représentant une colonne surmontée d’un cerf. L’eau était jetée dans le bassin par une télé de lion en bronze qui a disparu, mais on voit encore te tuyau qu’elle renfermait.
De toutes les pièces que nous avons visitées, il n’en est aucune qui paraisse avoir pu être la chambre à coucher du maître d’une habitation aussi élégante; il est probable (]uc celle chambre faisait partie du premier étage, qui n’existe plus.
Revenons maintenant dans et pénétrons dans cet appartement
secret, ce venerewn ou aplirmlisium consacré aux orgies, que nous trouvons si souvent montioifné dans Horace, dans Pétrone, dans .Suétone, dans Juvénal et dans tant d’autres écrivains de l’antiquité -. Après avoir franchi le corridor 19, qu’une porte fermait a chaque extrémité, on se trouvait dans un péristyle K LM formé de huit colonnes octogones peintes en rouge, entourant de trois côtés un parterre N. Les murailles de ce péristyle étaient décorées d’élé'ganhxs peintures sur fond noir avec des architectures *, des oiseaux, des faunes, etc. .Sur la muraille qui forme le quatrième coté est la peinture qui a fait donner à cette habitation le nom
' PusL, L. L.xxxv. c. »7.
• l’ne inscripli"n dt-couvorle à en 1755 offre ;i louer dans Ips piojtriél«*s lii? Jiilij Félix drjj
lams, des buutitjues, tirs a|H'artfUit‘uls el UQ tenprnim.
* Ces ardiiteclur» s faûtasliiiues se nommaient H.tpvlilionfs. Vitiii vr.. 1,. Vil. C. 5.
MAISONS ET BOÜTIQLiES. 2U
do maison d’Acléon. Cette composition très-bien conservée et rime des plus grojides trouvées k Pompéi (/i"’ sur 3"'), oITre, à la manière des peintres du moyen Age, une double scène, dans un seul tableau. A gauche on voit Acléoti surprenant Diane au bain, et à droite Vinforluné chasseur déchiré par ses chiens Il semble que ce sujet ait été choisi comme un avertissement A l’indiscret qui chercherait à pénétrer les secrets de la mystérieuse enceinte. Sur les murailles sont encore quatre grandes figures de faunes et de bacchanleSy V Enlèvement d'Europe, et Phryxus et llellé traversant l'Hellespont. Ces deux dernières peintures se voient au-dessus des fenêtres éclairant deux cabinets 35 et 34 placés aux côtés de la peinture déActéon et ^livrant sous le portique. Dans le dernier de ces cabinets, qui est pavé en marbre, une charmante peinture olîre Mars et Vénus et des Amours jouant avec les armes du dieu ; on y voit aussi un laraire, petite niche de marbre .surmontée d’un frontispice, et 'dans laquelle on trouva une petite idole de bronze, un vase d’or du poids de quatre-vingtquinze grammes, et quelques monnaies de Vespasien.
’ Dans l’autre cabinet, qui est pavé en mosaïque, étaient deux peintures aujourd’hui au musée et huit petites colonnes de bronze qui paraissent avoir fait partie d’un lit et auxquelles tenaient encore quelques fragments de bois doré.
Dans un des angles du péristyle est une petite pièce O contenant un fourneau pour tenir les plats chauds, un escalier conduisant à la len*asse qui régnait sur le portique et sur le triclinium, et enfin dans un réduit, sous l’escalier, l’inévitabîc cabinet d’aisances.
A l’angle opposé du péristyle est le triclinium P, entièrement ouvert du côté du portique. La place de la table est indiquée par un carré en marbre, le reste de la salle étant pavé en mosaïque; en avant était un espace assez large réservé aux mimes et aux danseuses qui venaient égayer le festin. Un renfoncement qui se trouve dans la muraille k droite contenait le buffet chargé de coupes, de vases et de flacons.
Tout porte A croire que cette habitation si riche, si élégamment décorée, avait été fouillée par les anciens eu.x-mêmes; car on n’y a découvert qu’un très-petit nombre d’objets, parmi lesquels une très-curieuse lampe de bronze k douze becs en forme de barque et quelques Pénates.
' (îEi.L et Gasdv. Vues dos ruines «le Pompéi. pJ. 39.
PO.M PEI A
Dans la ruPlle voisine on a trouvt^ le squelette d'une feitinic que l’on suppose avoir été la maîtresse de la maison, ceux de trois hommes, prohahlemenl ses esclaves, un petit miroir d’argent, trois anneaux d’or, des boucles d’oreilles, un collier compos»'; de chaînes d’or, eimi bracelets de même métal, tretile-deu.x pièces de monnaie et un sceau iiorfanl le nom kVtïc.uia.
Avant d’arriver h la porte d’Ilerculanum, on rencontre à gauche de la rue Domitienne plusieurs grands souterrains voûtés qui, tournés vers la mer durent servir de magasins, et où l’on trouva en effet une grande (piantité de hlé carbonisé. Vient ensuite I’
Ai nKHt;!' d’Ai.bim's. ( Pl. 19.) Cette maison, découverte en 1709 et 1770, était non-.seiilement une auberge, mais probablement au.ssi une de ces stations de poste, niansiones, établies j>ar Auguste sur les voies consulaires '. ]>a distribution de celte mai.son, les objets qu’on y a trouvés, tout concourt à rendre celte supposition presriue certaine. Prés de l’entrée était une de ces pierres (|ui aidaient à monter h cheval. I,c nom du propriétaire de l’auberge, Albimis, était écrit sur la muraille en lettres noires.
I.a porte, Ixniucoup plus large qu’à l’ordinaire et de plain-pied avec la rue afin de permettre l'entrée aux chars, conduisait à une vaste cour entourée de chambres pour les voyageurs et de cuisines munies de leurs fourneaux. Deux thermopoles étaient destinés au débit des boissons chaudes ; dans l'écurie étaient encore les ossements des chevaux à côté des anneaux auxquels ils avaient été attachés ; ailleurs on a trouvé des essieux et autres débris de charrettes; enfin, .sous la façade et parallèlement à la rue s’étend une vaste cave, lotigue de 35'", large de 3"’,50 et haute de A”, 75, éclairée pur trois soujtiraux et parfaitement conservée. Il n’en est malheureusement pas de même du reste de rhahitalion, qui est dans le ])lus triste état de délabrement.
A côté, de l’aulwrge d’Albinus s’élève le pilier portant, sculptée en briques, une image phallique qui a donné lieu à bien des hypothè.si'.s. dette figure ayant été reconnue depuis sur un grand nombre d’autres maisons de Pompéi, il nous parait certain qu’on ne doit y voir autre chose
‘ « AusustR rlablit sur toHles les routes militaires d'abord des jeunes gêna, ensuiu* des voitures l>>vnr .ipiuviKlre {dus vite ce qui se |>;i^ait dnii.s b^a provinces. Outre l’avanlagp qu'il y ehenba, on y tiHuve aujoiinriiui i-flui de {Mvtivoir, quand les ci n instances l’exigent, avoir de pn»mples nouvelles {lar ceux qui {torb ut les I» Itrcs d'une partie de l'empire à l’autn?. » SrtToîis. lu 4)ciaiH0. C.
MAISONS KT BOOTIQUES.
2lîi
qu’un prc^scrvatif contre les sort^>, le mauvais triP, \o fosciniim, \njettdtura, qui fait encore trembler les Napolitains modernes, qui ont recours, pour s’en défendre, à un {Trocédé analogue.
C’est presque en face de l’auberge d’Albinus, et A droite -de la porte d’Herculanum, que se trouve le large escalier (Pl. 20) qui permet de monter sur les remparts de la ville 2 .
Porte d’Hergl’lanijm (Page Après avoir franchi la porte, nous
commençons l’examen des monumeiiLs qui se pi’ésentent à droite du faubourg Augusto-Felix ou rue des Tombeaux, (page 70). Les premiers qui s’oITrent à nous sont :
Un Tombeau commenciî ( Pl. !)•', et celui de T. Terentius ( Pl. 2, page 7i).
Viennent ensuite : ■ '
L’Enceinte Funéraire (J*l. -.‘L page 72).-
Le Tombeau des (iuiRLANOES (Pl. 4, page 72).
La Tombe du Vase Bleu ( Pl. 5, page 72).