‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 56 sur 61 · THÉÂTRE · texte numérisé non relu

THÉÂTRE

l’usage dans un renfoncement semi-circulaire , on se trouve dans le postscenium où l’on montre sur la voûte de cendres l’impression en creux d’un visage humain, probablement celle de quelque masque de pUUre qui aura été apporté par l’éruption de quelque autre partie de l’édifice. C’est près de là que se trouve le puits qui selon quelques auteurs fut l’occa.sion de la découverte d’Herculanum.

Derrière la scène était un portique commuinquant sans doute à couvert avec ceux du Forum; là, comme dans V hécatonstylon de Pompéi ou le portique d’Oclavie à Rome, les spectateurs cherchaient un abri contre la pluie. Ce portique était soutenu par trentc-ejuatre colonnes doriques de stuc; le tiers inférieur du fût était rudenlé ^ et peint en rouge; la partie supérieure était blanche et cannelée.

L’e.xtérieur de l’hémicycle, ainsi que nous l’avons dit, était tourné vers le Forum ; un corridor creusé dans les cendres en 1 739 permet de le ' reconnaître en partie. Il présentait au rez-de-chaussée quinze arcades ornées de pilastres peints en rouge et en jaune , soutenant un nombre égal d’arcades et de pilastres formant le .second ordre (|ue .surmontait un attique. Cet hémicycle était orné d’un grand nombre de statues parmi lesquelles plusieurs femmes et jeunes filles appartenant à la famille Balbus, qui avait sans doute coopéré à la restauration du théâtre endommagé par le tremblement de teiTe de 03

Citons encore au nombre des sculptures provenant du théâtre d’Herculanum un Bacchus qui, trouvé dans les premières fouilles, fil donner d’abord ou monument le nom de temple do Bacchus, huit statues consulaire..s en marbre, celles de Nero Claudius Drusus et de sa femme Antonia un jeune Camille ou ministre des sacrifices tenant une corne d’abondance, figure de bronze découverte en 1762 deux tètes de cheval, et enfin une belle lampe de même métal à trois becs, ornée de masques de théâtre.

^ous avons dit que trois statues de femmes trouvées dans les premières fouilles du théâtre par le prince d’Elbeuf furent par lui envoyées à Vienne d’où elles sont pa.ssées par succession au Musée de Dre.sde {Japanisc/ui

' On nomme mdenture, de rudis, baguette, mic moulure ronde remplissant les cannelures d*unc colonue qui dans ce cas est liite rtulentée.

* Hebc. cl Pour. VI, pl. 67, 68, 69, 70 et 78.

* Ibid. pl. 83 et 90. • ,

' Ibid. pl. loi. ' ,

HERCÜLANÜM. •

Pallasf) ; ccs figures, iine matrone et deux jeunes filles, sont surtout remarquables par la beauté des draperies, et deux au moins paraissent avoir fait partie de la famille des Balbus. , . .

Nous voici au terme de notre voyage dans les siècles passés: sortons de ces cabicombcs de la civilisation antique.... bientôt la locolnotive, celte ^merveille de la civilisation moderne, nous arrachant des cités de la mort et du silence, nous aura transportés au milieu de Naples, cette cité de vie et de tumulte ; le tableaü qui nous y attend est plus gai, plus animé sans doute, et |)ourtant, quel est celui d’entre nous qui au retour de Pompéi et d’Herculanum n’éprouverait le besoin de se recueillir, et de vivre encore quelque temps dans la solitude et la méditation avec les contemporains de Pline et de Titus? ■

‘StAtiip dr Sonhx DiIIhu.

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