KT AUTRES MONUMENTS FUNÉRAIRES
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soléc cl'Adrion ou A la pyramidi' de
L était nalurrl (pie, maîtres d'uii immense territoire et de richesses |)lus p’aiides encore , les Romains s’elTor(,;assent de suniassi'r tous les autres peuples par la magnificence de leurs tombeaux; aussi éleviVent-ils dans tout leur empire les plus splendides mausolées. Si nous ne pouvons admiri'r A Pompéi des monuments funéraires comparables, par leur Krandeur. par leur luxe, au mau- Cestius, nous y voyons une réunion
POMPE IA
complète de foihbeaux de toutes formes, et nous y Irouvous surtout la constulation formelle d'un iisase mentionné par toits les auteurs anciens cl conlinné chaque jour par de nouveau.\ exemples; nous voulons parler de la coutume de placer les tombeaux sur le bord des voies, aux approches des villes, sans doute ])oui' réveiller sans cesse dans l’esprit du voyageur l'idée de la fragilité de la vie ' ; peut-être aussi l'amour-propre ne fut-il lias toujours étranger à celte coutume. Si tel pouvait être le mobile de l'orgueilleux. parvenu Trimalcion^, tel n’était pas le désir de l’roperce qui, jaloux de repo.ser tranquille dans sa dernière demeure, s’écriait :
Non juvat iii nomen haltcre vià.
Nous voyons, il est vrai, près de Baies, la longue suite de sépultures ap|)elée le Mercalo ilel Sabhaln; à la porte de Pouzzol, la Via ('.(inipnna est bordi'e de tombeaux, ainsi que 1a voie Appienne près de Mola di Gaela, l’antique Formies; (|u’on entre h Rome par les voies Flaminienne, Tiburtine ou Labicane, les premiers monuments (pi’on rencontre sont les mausolées de Néron, de la famille Plantia ou du boulanger lîury.sacc; (lu’on arrive par la voie .\ppicnne, on traver.<<' pendant dix milles 1a longue file de tombeaux ruinés, mise è découvert par les fouilles récentes; mais à Pompéi ce ne sont plus des constructions isolées, ou une succession de monuments informes ; c’est une voie garnie tout entière et de chaque côté, sur une longueur de près de 250", de sépulcres et de monuments ayant tous une destination funéraire, la plupart d’une parfaite conservation; c’est enfin la famcu.se voie des Tombeaux (|ui commence h lu porte même de la ville et se dirige .sur Herculanum. l’eutétre, lorsque les autres voies qui aboutissent è Pompéi seront dégagées, les trouvera-t-on également bordées de monuments funéraires dont quelques-uns pourront présenter, .soit dans leur di.spo.sition , soit dans leur architecture, quelque particularité nouvelle.
La rue des Tombeaux, déblayée de 1705 à 1770, et de 1811 à 1814, traversait le faubourg Augu.sto-Félix, fondé, ainsi que je l’ai dit, par Sylla et Auguste. L<\ des familles entières reposaient réunies comme au
> Lt loi ilfS Douze* Taltks défendit dVnteirer ou de hniler aucun cadavre dans les villes. dist»ositi»ii^ )>ien ijuVIle ait souvent été enfreinte, a |ui coulrütuer \ |Hir|iétner eu Italie un ilcimis |on^lpmi»»adi*i*té par la lîrêre.
*• pKTBnftr., ^*a/yriVoM. ,