‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 8 sur 61 · TR IB. «IL. A. FORT LO A VCVSTI .H ACRRDUTI E*. D. O · texte numérisé non relu

TR IB. «IL. A. FORT LO A VCVSTI .H ACRRDUTI E*. D. O

H. IIOLCONIO. M. F. RVFO TKIB. MIL. A. POPVL. |l- VIR. I. “T). V.

' QviNo. «Ter AVr.VSTI. cafsaris. sacerdo.

. ' PATROilO^c'üLON «Al.

Ou voit que , dans l’une et iLius l’autre He ces iiiscpiptious, Holconius est (|u<llifl(; de prétri

d’Auguste. . . . - . . -

POMPEIA

sans preuve bien positive , que ces boutiques étaient occupées par des changeurs, qui, en effet, avaient ordinaironieiU leurs comptoirs dans le Forum. On trouva aussi dans une autre de ces boutiques une pierremesure, dont je parlerai à l’occasion d’une plus importante, découverte de l’autre côté du Forum. Le temple n’étant pas exactement perpendiculaire h celui-ci, on avait dissimulé cette irrégularité en donnant aux boutiques une profondeur inégale.

L’intérieur du temple présente une cour rectangulaire g h i k, longue de 37“,50 sur ï27'” de largeur, (|uo la plupart des auteurs, tout en s’étonnant de n’en trouver aucun vestige, ont supposé avoir été autrefois entourée d’un portique qui aurait été renversé par le tremblement de terre de 63. D’un examen attentif du monument, il est ré.sulté pour nous la certitude (]ue, si ce porti(|ue a jamais existé, il ne put être qu'un toit en s;iillie ou une galerie provisoire en bois destinée à protéger les peintures murales, et qu’on s’occupait de remplacer par un porti(]ue de pierre au moment de la destruction de la ville. Fin effet, .sur les bords de l’orca, dos côtés g i et I A- et sur plus de la moitié du côté kli, Turca n’est entourée que d’un degré de tuf beaucoup trop étroit, 0”,/!i0, pour avoir servi de stylobate, et sur lequel d’ailleurs on ne volt aucune indication de l’existence de colonnes; du côté g h, au contraire, et sur le reste du côté h k, le degré est formé de larges pierres calcaires, 0"',80, .sur la .surface desquelles on voit, à des distances égales, 2"',i25, des trous carrés dans lesquels devaient être scellés les pivots en fer fixés au centre des colonne.s. Un petit canal creusé dans la pierre devait conduire le plomb fondu dans cette cavité lors<]ue la colonne était mise en place; or, dans ces trous de scellement, on chercherait vainement quelques vestiges de fer ou de plomb; les colonne.s n’avaient donc point encore été dressées, et n’avaient pas même été apportées; elles ne devaient l’être que lorsque l’arcn entière aurait été. entourée d’un semblable stylobate prêt i» les recevoir. Un caniveau, régnant au pied du .stylobate, réuni.ssait les eaux dans une citerne où on pouvait pui.ser par une ouverture de marbre , encore munie de son couvercle et placée au S.-E. de l’nrca.

Les murailles, au N. et à l’O., étaient enrichies de belles peintures, parmi lesquelles on reconnaît encore Ulysse et Pénélope, Thésée découvrant l’épée, de son père, l'Amour et Psyché, un guerrier couronné par la Viclnire, une femme jouant de la lyre, et une apothéose figurée par uti

TEMPLES. AUTELS

fit

génie ailé portant une feiniiie sur ses éjwules. On y voit au.^si des marines, des paysages, des ehasses, des eourses île char, des groupes de fruits, de gibiers, de viande, etc. Les arabesques (|ui entourent ces divers tableaux .sont au nombre des plus élégantes qui aient été trouvées à Pompéi.

Au ctMé méridional de l'enceinte existe une rangée de onze petites chambres ou cellules m, décorées uniformément de peintures rouges, et destinées probablement au logement des prêtres composant le collège des Augu.stals. A la suite e.st une petite porte n donnant sur une impasse. Kn face, au côté septentrional, les chambres sont remplacées par douze boutiques ‘ O, fians communication avec l’intérieur du temple et ouvertes .sur la voie appelée aujourd’hui rue des Augustals ou du Temple-d’AugusIe. Au milieu du même côté est une entrée latérale du temple, p, dont les parois étaient ornées do deux intére.ssantes pcîinhires sur fond jaune, malheureusement presipie entièrement elfacées. lai première représentait des génies buvant et décorant deux ânes de guirlandes; au fond est un moulin absolument semblable à ceux que nous verrons dans les diverses boulangeries de Pompéi ; la seconde composition nous offrait des génies tres.sant des guirlandes Ce rapprochement de deux arts d’une importance .si différente en apparence n’a rien qui doive étonner les personnes vei-sées dans l’étude des usages de l'antiquité. Chez h»s Romains comme chez les Crées, les fleurs étaient d’une nécessité presrjue aussi grande que le pain

• Os boutiques conteuairnl une grande qnatitilè de raisins, de Bgties, de prunes, de nurrmis cnnservés dans des vaws de Verre, du rhènevls et * ts lentilles, dt*s balances, des moules de pâtissiiT et de ItoiüaugiT, quatre sistres, trois strigiles, deux écritoires, un grand vase à quatre ans»*s d*mi tn*fr-l*eau travail, une lampe à trois mêcbeü, sus{>eDdue j>ar autant de chaînettes; deux amulettes phalliques, une belle tasse d'albdtre oriental, de Targcnt momiajê; parmi plusieurs aulnes tigurines de bronze, une statuette ilc la Renoinrntte portant aux bias des bracelets d’or; enfin trois anneant et un petit foiHlre de même métal. Dans nne seule de. ces lK>utiques. fouillée en 1829 deirant le roi de Bavière, un trouva cinq cent cinquante petit«fS Imuteilies et plusieurs autres va.o-s de verre, quelques tnoimait'S et de petits poids. Sur un des piliers qui s<'pareut les bouthiues ètaK celte inscription aujourd'hui illisible ;

A. VKTTIVM ,r.i».

SACCARI aOG

«( 1x5 iw'irtefaix ou {«orleurs de sac se recommaiiiieiit h l'édile Aulus VeUius »

* Herc. et Pomp., U, pl. 83 et 84.

Bi

POMPKIA

lui-iiu'me; on no saurait trouver dans leur vie un acte qui ait pu

s’accomplir sans l'emploi des fleurs '

Au milieu do roncointc est un socle dodécagone / très-pou élevé et de 12"', 50 do diamètre, sur lequel sc trouvent encore dou7.o piédestaux carrés rangés en rond. Ces piédestaux durent porter les colonnes d’un temple monoptère, dans lequel était sans doute placée lu statue de la divinité. Ce petit temple présente une particularité assez inexplicable : il ne se trouvait exactement ni nu centre de l’encelnlo, ni dans l'axe de l’entrée principale, ni dans celui do l'entrée latérale.

Au fond <lu pécibole .s’élève une (rilicula ou cliapelle i/, composé-e d'un porche, et d'un san?tuaire uux(|iîèl.s on monte par cinq degrés. Le porche était orné de belles peintures parmi lesrpielles on reconnaît encore, h droite, une figure assise leiianl un thgrse, et un héros nu armé d’une lance cl d u» bouclier. In autre héros, moins bien conservé, sc voit sur le mur, h gauche. Le sanctuaire contient un piédestal de marbre sur lequel avait été une statue impériale, .sans doute celle d'Auguste, dont on n’a trouvé qu’un bras tenant un globe. Quatre niches durent contenir les slalues des membres de la famille de l’Empereur; deux seulement existaient encore, mais renversées; on les attribue à Livie et il Drusus. r.a première, h laquelle malheured.semcnt il manque l’avantbras droit, e.st une des plus remarquables qui .soient sorties des fouilles de Pompéi; les draperies surtout sont magnifiques. Ces statues jmrtées au Mus('‘e ont été remplacées- par des copies en plilirc.

.A gauche du sanctuaire est une, grande salle r dont la façade devait être soutenue par deux piliers carrés tiui eussent posi* sur deux dés <le marbre blanc encore en place, et dans lesquels,'comme dans le styiobale entouraut l'area, on reconnaît le trou et le petit-canal pour le scellement. Au fond do la salle est une espèce de tabernacle s élevé de cinq degrés au-dessus du sol , et un autel I |)our les olïrandes pu les sacrifices. Les murailles étaient ornées d’éjégantes peintures architecturales.; trois panneaux sont as.sez bien conservés : l’im, .sur fond blanc, porte une guirlande de fleurs; les deux autres offrent, sur fond jaune, deux compo.sitions

* w Si nous niPltons piod sur la jnirte »ln /nrfirtîumf Jil Bam*, nous a|ion'cvon8 la tiMf ti k‘ paniiift joni’h'-süp flenrs gui (*ouronD«>ut aussi los d«‘s eonviros. Les'sppctaclps^les cér^nnks

profaufs, l<*s c«M’»?rnonit*5 sacr»«s. la viotirm*, le piptro, \es assistants, l’autel, le temple, tout rck 1)0115 ciiToie des émanations suavps qui ehanmuit et captiveut notre odorat. Les amants ornent de fteiiniles maisons qu’habitenl leurs maîtresses.» (Hcrc. et Pomp., U, *19.)

TEMPLES. AUTELS

représentant des .4wio«rs datannt , jouant de divers instrumeitls, et dnntuint à mnnt/er à l'aii/le de Jupiter. Sur le soubussenient sont rnpré.senlés divers animaux fabuleux.

En avant de cette salle , contre le mur septentrional , est une petite enceinte k liauleur d'appui que l'on croit avoir porté un orchestre ; on y trouva en effet ((uclques fragmenl.s de fli'ites. Au-desSn.s est une peinture représentant Phnjxiis sur le bélier.

De l'autre côté du sanctuaire est une salle plus grande u qui, comme celle de gauche, pn'sente à sa façade les deux dés de inarbrc qui devaient recevoir les piliers ; elle est entourée de trois côtés d'une grande table de pierre au pied de laquelle régne un caniveau de marbre. Le voisinage de la petite porte n et la disposition de la salle portent à croire que ce lieu était destiné nu débit de la chair di>s victimes que les prêtres vendaieiit au ]viiple. .\ côté de la porte était une cais.se garnie de sa serrure, dans laquelle étaient enfermés une pierre gravée, un anneau d'or, lOAOnwnnaies de bronze et /il d’argent qui, probablement, étaient le produit de la vente. Ôn trouva au.ssi dans cette salle des fragments fie grands carreaux de vitre. Des peintures tpii décoraient les murailles, il ne reste qu’une grande composition allégorique représentant V Enfance de Roiniilus et Rémus, et dans le soubassement quelques animaux chimériques, un masf(ue, des fruits, etc.

Templh UE LA l'oBTi xK. ( Pi.. I.) A l'aiiglc do la rue du Forum ah, sur laquelle il n’est pas placé en ligne droite, et de la me de la Fortune ni, s’élève un temple découvert en 1822; lequel, s’il n’e.st pas un des

Man (la T*tnp1« ale la l'ArlMMr,

plus grands ni des plus nuijeslueux de Poinpéi. e.sl au moins un des plus intéressants par le grand nom qui .s'y rattache. 11 fnt consacré à la Fortune par un nicmbre de la famille de Cicéron, ainsi que nous l'apprend ,1'in-

POMPEIA

sPriplion suivante qui se lit sur l’architrave du sanctuaire, aujourd’hui dépos<}c sur le sol.

M. TVI.LIVS M. F. D. V. I. I). TER. QVINy, AVGVR. TR. MIL.

A. POP. AEDEM FORTVNAE AVGVST. SOLO ET PEQ. SVA.

O Mardis TiilUas, Sis île Mardis, dmutidr, chargé de rendre la justice, élu trois fois Quinijucvir augure, trilmn des soidats élu par le peuple, a élcTé sur son sol, et à ses frais, le temple de la Fortune Augusti'. »

1,’ab.seiicc du surnom de Cicéron fait voir que le Marcus Tullius ici nommé ii’élAit point le célèbre orateur, mais bien son père ou son grandpère. Plusieurs outres inscriptions trouvées dans le même édiflee rappellent diverses consécrations; il en est une qui reproduit encore le nom de Marcus Tullius; elle se lisait .sur une pierre enfoncée tians le sol, à la droite lies degrés du portique, dans un petit terrain d qui, .situé au sud du temple, le séparait d’une maison ajipaidciiant .sans doute à la famille Tullia, car elle communiquait avec le sanctuaire; elle e.st ainsi conçue :

M. TVLI.II. M. F.

AREA PRIVATA.

« Area ou cour paiticiiUrre de Marcus Tullius, fils de Marcus. »

\V. Cell croit avoir reconnu dans cette cour des vestiges de la cuisine et de l’oflice des prêtres, se fondant sur ce qu’on y a trouvé une tête de Bncchus qui .supportait une table- ronde, deux coupes, un mortier et d’autres ustensiles de bronze; mais ces salles et ces objets nous semblent, d’après l’inscription , devoir avec plus de raison être regardés comme ayant appartenu à l’habitation de la famille Tullia.

■Sur une base de marbre blanc, de forme cylindrique, trouvée dans le temple, on lit :

AGATHE.MERVS VETTl.

SVAVIS CAF.SIAE PRIME POTHVS NVMITOlU.

ANTEROS LACVTVLÀXT.

MIN'IST. PRIM. FORTVNAE. AVG. IVSS.

M. STAT. RVFI. CS. MELIS.SAE. I. D. D V. I. D»

P. SII.IO. L. VOLVSIO. SATVRS. COS.

« .\j;athenu*rns. do Vetlius; Sunvra. de Ocsia Prima; Polhus, osc/ac? de

Numitor; Anterus, esclave de Lacutolantiis* pn-miers minietres * de la Fortune .\ugu5te, oi»/ étev^ ce monument par ordre de M. Stalius Rufu.^ et de Cnciiifi Mclissa, diminvirs charges do rendre la justice, sous le consîulat de Piiblius Silius et I.ucius Volusiu». p

* Ijr titre de Quiu<{uovir réiwjDdait, ilaiis les muuici|n‘S et b» colonies, à celui de Censeur à Ronjt*.

* Il y a tividerument erreur <lu graveur dans la rè|>êtiÜon dos siglcs I. D. avant cl après D. V.

* Ou sait que los tninislret des temple.s CamiKi, t'iamimf, Ædilui, Poper, Virtimarii, etc., com-

TEMPLES. v\UTELS.

Sur une autre base, découverte près du temple de la Fortune, est gravée une troisième inscription :

TAVBO STATILIO Tl, PLATILIO. AELIAN. COS.

L. STAT IV S. FAVSTVS. P RO SIGNO QVOD E LEGE FORTVNAK AVGVSTAE MINISTOUVM PONEUE DËUERAT REFERENTE Q. POMPEIO AMETIIYSTO ' QVAESTORE BASIS DVAS MARMORIAS DECREVERVNT PRO SIGNO PONIRET*.

U Taurus Statilius et Titus Platilius Ællanus étant consuls, Lucius Statius Faustiis, qui (levait ériger une statne par l’ordre des ministres de la Fortune Auguste, a éU’i, par division rendue sur le rapport du questeur * Q. Pompeius Amethystus, autorisé à placer au lieu de la statue deux bases de marbre. »

Ces inscriptions^ rédigées d’ailleurs fort singulièrement, et, la dernière surtout, contre toutes les règles de la syntaxe, présentent une particularité diflicile à expliquer. Nulle pari dans les fastes consulaires on ne trouve réunis à la même année les noms de P. Silius et Lucius Volusius Saturninus, non plus que ceux de Statilius Taurus et de T. Platilius Ælianus; il est donc impossible de fixer, d’après ces inscriptions , l’époque préci.se des monuments qui les portent.

Revenons au temple lui-méme : il e.st un des plus ruinés, mais aussi un des plus pittore.sques de Pompéi; il occupe une surface de 2û'",3() de long sur 9"‘,30 de large; il n’avait- point d’area ni d’enceinte sacrée, et .ST façade .se présentait sur la rue comme celle du temple de Jupiter sur le Forum. On trouve d’abord un perron de quatre degrés ee, interrompu au milieu par un pulpitum portant un autel rectangulaire fy autrefois entouré d’une grille dont il reste encore des traces; puis, après un repos,

posaient une classe inférieure à l’ordre des prêtres, et qne souvent même leurs fonctions étaient dévolues à des esclaves; il en était ainsi au temple de la Fortune à Fompéi. D’ailleurs dans les inscriptions ({uand le nom est, comme ici, snivi d’un génitif sans les lettres F ou L, initiales des mots fllius ovL libertus y le mot sous-entendu était presque toujours servus, et c'était par une .sorte d’euphémisme ((u’on se dispensait de l’indiquer luêiiic par une initiale.

* Les fautes ministorum, bâtis, martmrias et poniret doivent être attribuées à l’ignorance du graveur.

* 11 n’est jKis question ici du magistrat nommé questeur, mais d'une espivc de rapporteur ou de trésorier de la fabrique, comme nous dirions aujourd’hui.

l’ÜJIl'ElA.

(ifi

neuf auti'(‘s degrés eoiiduisaiit au pvonaos y, suiitenu jadis |>ar quatre colonnes coriiitliieiines de marbre blanc k la façade, cl une colonne et un pilastre en retour à chaque aile. Plusieurs chapiteaux ont été retrouvés.

Trtu|>lr tli> U l'urttinr.

I.es murs de la relia h, ornés extérieurement de pilastres, s’élèvent encore jusqu'à la hauteur de à”, 50 et forment une enceinte de 7"', 10 de largeur, sur 10"', 85 de profondeur. Ils étaient revêtus de plaques de marbre , sur l’une de.squelles on trouva ce fragment d’inscription :

..... AVtiVSTO CAESAHI PAHENTJ HATRIAE

Le fond du sanctuaire s’arrondit en forme de niche et présente au milieu le piédc.stal de la déesse entre deux pila.slres corinthiens.

A l’intérieur les mure de 1a cella, jadis revêtus de marbre, présentent quatre autres niches (|ui- contenaient sans doute les statues de divers ' membres de la famille Tullia ; on n’en a trouvé que deux : l’une repré- .sentant une matrone portant le long vêtement appelé tuiiica lalaris, et l’autre un magistrat couvert d’une toge, que l’on a cru être Cicéron luimême. Les cheveux, la face cl les yeux de celle-ci avaient été peints, et la loge était de couleur de pouipre. La tête de la statue de femme avait été évidemnieiit changée, sans doute afin d'appro[)rier économiquement une figure déjà existante à une nouvelle destination. La tunique avait une bordure rouge et or '.

An lit' fi ti’inpie, fnr la me di' U Fortune, est on trottoir formé Ue ^aleU uu cailloux roulés; il est |in>s«(ue lu simiI de ce p'iire <|ni ait été trouvé H Ponipéi.

tkmpi.es. autf.i.s.

A 11 EI.S. Outre les édifices sucré.® que nous veiu)ii.s de décrire, on rencontre .souvent duns le.s rues de Pompéi des autels dédiés, soit aux Lares compilâtes ou violes, divinités qui présidaient aux carrefours et aux rues, soit à des divinités d’un ordre supérieur. Tel est l’aulel situé dans lu rue des Augustals, derrière les prisons (I’l. 10), et qu’un aigle .sculpté dans le tympan indique avoir été consncré au inuître des üieu.x

Cet autel est à présent A moitié enfoui sous les décombres, mais on peut en voir plusieurs autres entièrement dégagés. lndi(|uons seulement celui qui c.xiste dans le Yicolo delta Retjina (l’i.. 110), en face de la maison d’ .Adonis; celui qui est ado.s.sé à la citerne publique ( l’i.. 27), au carrefour formé par les rues Domitienne et de Narcisse; enfin un quatrième { Pl. 72 ), qui existe derrière, la fontaine du Oiwrfrieio delta Fortima.

Les anciens avaient coutume de conserver dans leurs demeures les images des Lares ou Pénales, de ces divinités qu’Hs avaient choisies comme protectrices de leurs familles et de leurs foyers. Ces figures, proportionnées par leur dimension à l’exiguïté des habitations particulières, par leur matière à la richesse de leurs propriétaires, étaient des statuettes quelquefois d’or et d’argent, mais le plus souvent de pierre et surtout de bronze. Quelques personnes les déposaient dans leurs chambiTS à coucher ou dans des armoires placées dans r.4friuw, le Tabtinnm ou le Tabvlarium^. Dans certaines maisons plus opulentes, une sorte de chapelle, Sacrartuin ou Saeellum, était consacrée aux Pénates, comme nous le verrons dans la maison d’Ariane®; mais le plus souvent le Luraire n’était qu’une petite niche plus ou moins ornée située ordinairement ou fond du Périslyle nu du Xijsie' et que. nous troinerons dans presque toutes les habitations de Pompéi. On voit enfin dans beauconp de cuisines un autel consacré à Fonwjc, et surmonté de peintures représentant ordinairement un sacrifice à la divinité tutélaire des fourneaux ’.

Souvent aussi les murailles extérieures offrent des peintures religieuses et symboliques; ces peintures .sont parfois de (pielque imporlance, et nous

■ Voy. U vignette à la ïn du chapitre.

• V. chap. VIII. •»

» id, ibid.

^ V. plADche VIII. Mabioii du )KK*te.

» V, la lettnî en lèle du duipitre.

POMPKIA.

AH

on vori'ons une qui retrace les douze principaux dieux de l’Olympe; mais le plus ordinairement elles ne repnisenlenl (|u’un ou deux serpents à côté d’un autel ; ces animaux étaient les emblèmes des Lari'x compilâtes ou violes. Au coin de la rue des Tombeaux et de la rue voisine du mausolée de Mainia, on voyait une do ces peintures au-dessous de laquelle était une brique en saillie qui ne pouvait avoir eu d’autre destination que celle de recevoir une lampe ou des oITrandes. Cette peinture, aujourd’hui détruite, a été publiée par Mazois. l'nc très-belle peinture de ce Rcnre (1*1.. 70), a été récemment découverte à l’angle d’une nielle donnant sur 1a rue du Quadrivia delta Forluna. lu autel se trouve au-dessous et dut avoir le môme emploi que la brique dont nous venons de parjer.

Chez les Romains cette rcpré.sentation, placée sur le mur d’un édifice, avait la même signification que la croix peinte aujourd’hui dans les rues d’Italie; c’était une prohibition de souiller cet endroit. Cet usage est attesté par ce vers de l’efse : .

Pinge duos angues; pueri, saccr locus est; extrà Mcjitc. Perse, sat. I.

a Peignez deux serjw'iits; eufuiits, cc lieu esi sacré; allez plus loin. »

Autel de lu[Ht<rr.

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