‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 114 sur 293 · avant J.-C · texte numérisé non relu

avant J.-C

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tion cl des convenances locales. A Adi'ia. colonie des Mlrnsques, on observe encore les restes d'un lliéàli-e en l)ri(jues, qui ne peut être un ouvrage des Romains, mais qui doit dater d'une anlicjuité plus reculée, ainsi que le prouvent et son architecture et l'histoire de la ville. Il paraît donc évident que les colonies grecques, ou des peuples (jui avaient eu avec les Grecs des rapports à une époque très-reculée, eurent des théâtres de pierre quand la Grèce n'avait encore que des théâtres de bois ; mais aussi ces premiers théâtres étaient loin de la perfection de celui qui fut construit par Thémistocle, édifice qui devait servir de type à tous ceux qu'élevèrent dans la suite les Grecs et les Romains.

Le théâtre antique se composait de deux parties principales : 1° la partie semi-circulaire, appelée en grec /.oD.ov (le creux) , en latin cavea ou visormmj, réservée aux spectateurs*; 2" la partie rectangulaire, la scène, destinée h la représentation des pièces.

Le xoH.ov ou cavea j, en italien gradinata , et que nous appelons à tort l'amphithéâtre, était garni de plusieurs rangs de gradins semi-circulaires, en fuite les uns sur les autres et de plus en plus élevés en s'éloignant de la scène, afin que les spectateurs ne fussent pas gênés par ceux qui étaient devant eux. Ordinairement les gradins étaient comme séparés en plusieurs ordres ou étages par des galeries également semicirculaires, nommées «^lajcoaa, haltei^ ou prœcinctiones. Selon l'étendue des théâtres, ils avaient une, deux ou trois jyrœcinctioneSj, qui formaient des divisions portant les noms de imaj, média et summa cavea.

'Dans les théâtres grecs, chaque classe de citoyens avait ses sièges distincts. Les premiers rangs étaient occupés par les agonothètes, ou juges des pièces de théâtre, par les magistrats, par les généraux d'armée et les prêtres; les citoyens aisés occupaient les rangs intermédiaires, et le commun du peuple était relégué aux places les plus élevées.

Dans les théâtres romains, les patriciens, les plébéiens, les femmes, furent longtemps confondus sans aucune distinction ; le peuple entrait pêle-mêle, et les places étaient au premier occupant. L'an de Rome 559, deux édiles, Serranus et Scribonius, d'après l'avis de Scipion l'Afri-

1. On donnait quelquefois aussi à Vàcavea le nom de spectacula, traduction littérale du grec OeaTpov, témoin le passage de Juvénal, que nous avons déjà eu occasion de citer (page 108) :

niidum ad spectacula vullum

Erigit .

Sat. VIII.

cain ', qui h celte occasion perdit beaucoup de sa popularité, abolirent celte habitude de la vieille libcM'té et s('j)ai'èrent les sénateurs des plébéiens. La loi Hoscia réserva les quatorze rangs inférieurs de gradins aux personnes élevées en dignité"-. Enfin Auguste compléta la réforme, et voici connnent ce fait est rapporté par Suétone : « lM-aj)pé de l'injure faite à un sénateui- ii (jui, dans les jeux célébrés à Pouzzoles, aucun des nombreux spectateurs n'avait fait place , il corrigea le désordre et la confusion qui régnaient dans les spectacles. Il fit pour cela décréter par le sénat qu'à tout spectacle public, et en quelque lieu que ce fut, le premier rang de sièges resterait vacant pour les sénateurs''; il défendit que les ambassadeurs des nations libres et alliées fussent assis à l'orchestre, parce qu'il découvrit que quelques-uns d'entre eux étaient fils d'affranchis \ Il sépara le peuple des soldats; les plébéiens mariés eurent une place marquée; il y en eut une pour les enfants, et, auprès, d'autres pour les précepteurs. Il ordonna que les gens mal vêtus ne

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