Vie d'Auguste, c. XLIV
2. « Voilà un spectateur, le dernier au sommet de ramphithéàtre, qui fait signe qu'il n'a pas entendu. Eh bien, approchez-vous. Si vous n'avez pas de place pour vous asseoir, vous en avez
pour vous promener. »
Si non iibi sedeas, locus ec4 iibi ambules.
Plaute. Captivi. Prolog.
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des toiles de lin loi's des jeux célébrés en l'honneur d'Apollon, l'an 57 iivanl .l.-(l. '. Une des plus jurandes preuves de la prodigalité de César est d'avoir, dans une lèle nia«;ni(i([ue ({u'il donna au peuple romain, couvert r(unphilhéàtrc d'un rclarium de soie, matière qui se vendait alors au poids de l'or. Pline nous apprend aussi que Néron fit faire un velariunt de pourpre, dont les broderies d'or représentaient le char du soleil entouré de la lune et des étoiles".
Cette invention utile fut désapprouvée, et regardée comme une vwUcsse campanicnne par les anciens, qui étaient habitués à passer le jour dans leurs théâtres, exposés à toutes les intempéries des saisons. Ammien IMarcellin reproche sévèrement aux Romains de l'avoir adoptée, et leur donne le titre méprisant d'imitateurs de la lâche Campanie :
Plebei velabris umbraculorum theatrallum latent quœ Campanam imitantur lasciviam. « Les plébéiens se cachent à Tombre de ces voiles de théâtre empruntés à la voluptueuse Campanie. »
Yalère Maxime exprime la même pensée à peu près dans les mêmes termes :
Quintus Catulus Campanam imitatus lasciviam primus spectantium concessum velorum
umbraculis texit^.
V Quintus Catulus, imitant la mollesse de la Campanie, couvrit le premier de l'ombre du Velarium la réunion des spectateurs. »
On sait qu'un des grands plaisirs de Galigula était de faire subitement retirer le velarium^ forçant les spectateurs à rester nu-tête et immobiles, exposés à toutes les ardeurs du soleil \
Quand on pense à l'énorme grandeur des théâtres et des amphithéâtres antiques, on a peine à concevoir comment on pouvait parvenir à tendre un voile d'une si gigantesque dimension. Aucun auteur ancien ne nous a transmis de détails positifs; nous savons seulement que le velarium pouvait être étendu et replié à volonté, et que cette manœuvre s'exécutait sans doute avec autant de facilité que de promptitude. Nous