‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 159 sur 293 · C. IVLIVM POLYBIVM II VIR. MVLIONES P. OG · texte numérisé non relu

C. IVLIVM POLYBIVM II VIR. MVLIONES P. OG

(( Les muletiers implorent C. Julius Polybe , duumvir. »

m\ PO Ml» El A.

avec un grand pcrislyle corinlliicn (\u\ n\'i\ail pas moins do ^(S"',9() (1(3 largeur; son porti(|U(^ ('lait fornio d'ai'cades porl(jes par (\c<, pili(M's aux- (jucls ('laicnl adossées des dcini-colonniîs. (les arcades (liaient closes par (les châssis vilr(3S, car on clislingnaiL encore parraiicnicnl les li'ons carrc's in(jnagés dans la lableLle de marbre du philv.us j)()ur rec(.'voir les montanls des châssis'.

Le poi1i([iie du pih'islyle é'iail, ainsi (pie [)lusienrs chambres, [)avé en mosaupie blanche et noire-. Une lonlaine cpii diîcorail Vdvea n'était |>oinl dans Taxe du péristyle, mais un peu de C(jté alin de l'aire face à la porte du pi'incipal vestibule, une aulr(3 fontaine plus petite était dans l'une des pièces entourant le péristyle; toutes deux n'existent plus.

Sous celte maison règne la plus belle cave de Pompéi ; on y descendait par un escalier extérieur ouvrant seulement sur la rue.

Le trottoir devant la maison de Polybe n'a pas moins de 0'",72 de hauteur et, pour y monter de la chaussée, on avait du y pratiquer trois degrés en face de chacune des deux portes.

Un mur mitoyen sépare la maison du forgeron de 1'

Académie de Mlsique (Pl. 1G). En face de la porte de droite de la maison de Polybe est une habitation découverte en janvier 1806; elle doit son nom aux nombreux instruments de musique peints dans plusieurs des pièces entourant V atrium. Parmi les quatre boutiques de la façade, il en est une à gauche de la porte qui communique avec le prothijrum, ce qui doit faire supposer qu'elle était occupée par le dispensator, remplissant en même temps les fonctions de portier. Ces boutiques, comme toutes celles de Pompéi, se fermaient sur la rue au moyen de volets glissant dans des rainures et retenus par des barres.

V atrium toscan avait au milieu un compUivium de pierre bien profdé. A droite se présentent d'abord deux chambres, puis au lieu d'a/a une salle de bains tout ouverte, ayant au fond un alveus ou baplisteriurrij, dans lequel on descendait par deux degrés, ainsi que nous l'avons vu aux Thermes, mais qui est ici en pierre, pavé de briques et

1. Ces portiques vitrés ne sont pas sans autre exemple dans Fantiquité ; on en a vu représentés clans des pointures antiques , et d'ailleurs leur usage est attesté par ce passage de Pline le Jeune décrivant sa maison de Laurentum : « On trouve d'abord une galerie semi-circulaire qui enferme une petite cour assez riante, et qui offre une agréable retraite contre le mauvais temps, car elle est protégée par des vitres et encore plus par le toit qui la couvre. » L. U, epist. 17.

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