‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 167 sur 293 · Oculi venena maligni · texte numérisé non relu

Oculi venena maligni

Grati.w., Cyn. 40G.

« Je ne sais quel œil fascine mes tendres agneaux. »

Nescio quis teneros oculus milti fascinai arjnos.

Virgile, E(jl. III.

Enfin Perse nous peint une femme hal)ile à conjurer ces regards funestes :

urenlcs oculos inhibcre perita.

Sot. II.

2. « Auguste établit sur toutes les routes militaires d'abord des jeunes gens, ensuite des voitures pour apprendre plus vite ce qui se passait dans les provinces. Outre l'avantage qu'il y chercha, on y trouve aujourd'hui celui de pouvoir, quand les circonstances l'exigent, avoir de promptes nouvelles par ceux qui portent les lettres d'une partie de l'empire à l'autre. »

Slétone, In Octavio, c. 49.

(( Ces sortes d'asiles s'adressant à une classe pauvre de visiteurs étaient plus que modestes et n'offrent d'autre intérêt que de faire constater dans l'Italie antique l'établissement de véritables caravansérails. Là sans doute comme dans les khans de l'Asie moderne, le voyageur ne trouvait que des murailles nues, de l'eau et du feu; il devait s'être pourvu lui-même d'aliments et du mobilier indispensable à son campement d'un jour. »

E. M. O. DoGNÉE, Pompéi, étude sur art antique.

MAISONS I:T nOl'TIOCES. 285

façade et parallèlement à la iiie s'étend une vaste cave, longue de 35 mètres, large de 3'", 50 et haute de 4"\75, éclairée par trois soupiraux cl parlaitement conservée. Il n'en est malheureusement pas de même du reste de riiabilation, (jui e<t dans le plus triste état de délabrement.

C'est presque en face de l'auberge d'Albinus, et à droite de la porte d'IIerculanum, que se trouve le large escalier (Pl. 20) qui permet de monter sur les remparts de la ville \

Porte d"IIeucula.\lm (Page 85). Après avoir franchi la porte, nous commençons l'examen des monuments qui se présentent à droite du faubourg Augusto-Feli.r ou rue des Tombeaux (page 239). Les premiers qui s'otTrent à nous sont :

Un Grand Piédestal (Pl. ^i'2, page 86). Le ToMBEAi DE Terentius (Pl. Ij, page 86). Un Tombeau commencé (Pl. "2^ page 86).

Viennent ensuite :

L'Encelnte funéraire (Pl. .5^ page 87).

Le Tombeau des Guirlandes (Pl. 4. page 87). La Tombe du Vase bleu (Pl. 5^ page 87). L'Hémicycle colvert (Pl 6^ page 88).

Et nous arrivons à la

Maison des Colonnes de 3Iosaïque (Pl. 7). La façade de cette maison présente de chaque cùté de l'entrée deux grandes boutiques avec arrière-boutique qui avaient été découvertes dès 1813 ; la maison même n'a été dégagée qu'en 1837 et 1838. La porte, accompagnée de deux pilastres cannelés, peints en rouge jusqu'à 1"\50 du sol. donne accès à un prothyrum de 2"', 70 de largeur sur 10'", 05 de profondeur. Celui-ci était décoré de peintures présentant, au milieu de panneaux rouges et jaunes séparés par des architectures, de petits cartels contenant des masques tragiques, des paysages, des oiseaux et des poissons. Après avoir franchi le prothyrum on se trouve dans une vaste cour ou plutôt un jardin de forme irrégulière ; dans son angle à droite est rentrée d'une petite enceinte située derrière l'hémicycle, et sur laquelle donne la porte du tombeau 5. Au centre de la

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