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I . Sorte de coquillage bivalve

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dieux Lares ou pIuloL à Hercule', avec un petit autel peint, préscnlaut sur sa face antérieure un pope s'appirlmU à sacrifier tai porc , à gauciie une palère, à droite une massue, et derrière un co({. A f^auche de la cour se li'ouvait un porliciue soutenu par six colonnes dont le tiers ijiférieur peint en noir repose sur des dés colorés en rouge. Sous ce porti([uc ouvraient un pnslicinn et un assez grand nombre de pièces dont aucune ne paraît avoir pu servir à Ihabitation des maîtres, qui sans doute occupaient le premier étage dont deux escaliers attestent l'existence." Les pièces groupées à gauche, autour d'un petit atrium, composent des communs avec toutes leurs dépendances : office, cuisine, fourneaux, pierre d'évier, moulin, cave, etc. Dans la cuisine, le petit laraire ii'est pas oublié. Dans l'angle de droite, du même côté de la cour est une grande écurie avec sa mangeoire et son abreuvoir, séparée du posticum par plusieurs petites chambres destinées sans doute aux esclaves. Toute cette habitation est dans un état de ruine presque complet ; d'après sa distribution et l'ouverture de sa seconde porte sous la galerie dont nous allons parler, nous pensons qu'on peut y reconnaître une hôtellerie aussi bien que dans les constructions voisines.

En avant de celles-ci , sur une rue qui oblique vers la droite et près de son embranchement dans la rue des Tombeaux, règne un portique découvert en 1813. Ce portique formé de 27 arcades, qui presque toutes existaient encore au moment des fouilles, ne paraît pas avoir été construit en une seule fois ou par un seul propriétaire ; en effet, dans la moitié de sa longueur les piédroits sont en briques ainsi que les arcs , tandis que, dans l'autre moitié, ils sont formés d'un unique bloc de tuf volcanique haut de l'",55, posant sur un dé et portant un arc également en pierre.

Auberge ou Magasins (Pl. <^). Ce portique s'étend en avant d'un long bâtiment qui n'a été complètement exhumé qu'en 1838. Sa façade est composée de boutiques pour des marchands de comestibles,

1. La présence de la massue et le sacrifice d'un porc rendent cette seconde hypothèse plus vraisemblable.

« Quelqu'un ayaat immolé à Hercule un porc d'après un vœu qu'il avait fait pour sa sanlé. »

Quidam immolasset verrem quum sancto Ilerculi Cui pro sainte volum clebebal sud.

Phèdre, L. V, Fabl. 4.

l'OMPl-IA,

OU cl'uhjols coininuns, coinino riiHlicjiic la grossièreté de l'encluil quirevôt los iimraillcs cl chvs pciiiliiros (ini les di'corent. Une fontaine cl un abreuvoir semblent iii(li(iULM- (juc là faisaient liallc* les paysans (jui api)()i"(ai(.'nl leurs dcnrces au uiarclir de Ponip*'!. On y a Irouvé en elTet le sciuelelle d'un àne, les débris d'une [)clile charrette et quelques conieslibKv^. deux brasiers, un morceau de marbre, un reste de l)alances, deux seaux de bronze, un mors, etc. Au-dessus de chaque boutique était une chambre où Ton montait par des escaliers dont les premières marches seules étaient en briques ou en pierres. Le bâtiment entier était recouvert de terrasses, et quelques pièces conservent encore leurs voûtes. Presque au milieu du portique, dans un renfoncement, se trouve un réservoir revêtu de ciment dans lequel se réunissaient les eaux pluviales et dont le trop-plein s'écoulait dans l'abreuvoir en maçonnerie placé en avant. Dans l'avant-dernière boutique plusieurs noms étaient tracés en grandes lettres rouges sur le stuc; un seul est lisible sur la muraille de droite : staivs procvlvs ; il était précédé du nom sise.^vm que l'on put copier au moment de la découverte.

La dernière boutique, fouillée le 15 octobre 1838, est excessivement curieuse ; c'est une

Fabrique de Poteries (Pl. 0). Le four qui se trouve dans l'arrière-boutique est d'une construction très-remarquable. C'est un fourneau à réverbère, bidi en pierres et en briques, formant un massif carré de 2'", 60 sur 2'",/i0, et 0"',90 de hauteur. La voûte du fourneau est

Four à poteries.

plate et percée de petits trous pour laisser entrer la flamme dans le four, qui se trouve au-dessus. Celui-ci avait à l'intérieur l'",25 en tous sens et l'",80 de hauteur au milieu de sa voûte. Cette voûte, qui existait

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encore en partie en 185/i, mais qui aujourd'lmi est entièrement écroulée, était la partie la plus singulière de la construction, étant formée de vases de terre cuite emboîtés les uns dans les autres, comme on le lit dans le vi' siècle pour la fameuse coupole de Saint-Vital de liavenne *. Des ouvertures ménagées dans les parois du foui' et munies de tuyaux de terre cuite permettaient de modérer la chaleur à volonté. On trouva dans le four 31 petites marmites de terre cuite dont une munie d'un long manche, et dans la boutique plusieurs autres poteries. Dans une pièce à gauche, et communiquant également avec la boutique, est un four plus petit que l'on n'a point entièrement dégagé, mais dont la construction ne présente rien de remarquable.

Les monuments suivants sont ceux désignés sous le nom de :

UsTRiNUM (Pl. 10^ page 89).

Tombe A porte de marbre (Pl. Il, page 89).

Tombeau ruiné (Pl. /^^ page 90).

Tombeau des Libella (Pl. dSj, page 90) .

Enceinte sépulcrale (Pl. 14, page 91).

Tombeau de Géius et Labéon (Pl. i5^ page 91).

Enceinte sépulcrale (Pl. i^^ page 92).

Tombeau de Salvius (Pl. i7^ page 93).

Tombeau de Gratus (Pl. d8, page 93).

Tombeaux ruinés (Pl. i9 et 20, page 93).

Sarcophages (Pl. 21, page 94).

Tombeau de Diomède (Pl. 22, page 94).

Tombeau des enfants de Diomède (Pl. 2Sj, page 95).

Traversant la rue des Tombeaux pour en visiter le côté opposé en revenant vers la ville , nous trouvons en face des deux derniers monuments la fameuse

1. Pour faire mieux comprendre l'agencement des matériaux de ces voûtes curieuses, nous avons donné aux côtés de notre vignette un exemple des poteries de Pompéi 1 et de celles de Ravenne 2. Overbeck dit que la grande coupole de Sainte-Sophie de Constantinople est construite dans le même système. Cet antiquaire suppose (2^ partie, p. 7) que la voûte du four de Pompéi était faite de poteries disposées en spirale comme l'hélice du colimaçon et formait une sorte de coupole; il n'en est rien. La voûte était un simple berceau composé de lignes parallèles et semicirculaires de poteries emboîtées.

En divers endroits de Pompéi , et notamment à côté même de cette fabrique , on trouve des murailles dans lesquelles sont employées comme matériaux de grandes amphores à vin; nous avons indiqué celles qui font partie de la voûte du second caldarium des nouveaux bains.

POMI'I.IA.

Maison dk Diomiidk (Pi.. "J^i). i\vA[(i miiisoii, (Icîcuuvcrte do 1771 h 1775, est dési^iire par les divers atilciii-s sons I(3s noms do maison do campai^iio, maison (Ui lanhom"^, casa pscudo-urhanUy on snhurbana, cnlin (l(^ maison dWriins Diomodo. Sasitualion on laoo (Ui lomhoau do ce porsoimago no [xuil pas lonlolois olro ro^ardôo oonnno nno preuve décisive c^i'il on était le proj)i'iétaire , puiscpKi toute la nio était bordée de tombeaux, et (juo celui do Niovoleia Tychè et de JMunatius Faustus, étant également voisin de cette belle liabitation, poui'rait tout aussi bien avoir été la sépulture de ses propriétaires.

Plus voisine du volcan ([uo toutes les autres , cette maison dut être détruite la première, aussi aucune no paraît avoir fourni un pareil nombre de victimes; elle est une des plus vastes qui soient sorties des fouilles, et on mome temps une dos plus intéressantes par le nombre do ses dépendances et sa distribution toute particulière.

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Plan de la Maison de Diomède.

Elle est divisée en deux parties situées à un niveau différent; aussi indiquerons-nous sur notre plan, par des lettres et par une teinte moins foncée, les bâtiments qui se trouvent sur le sol le moins élevé, distinguant par une teinte foncée et par des chiffres ceux qui occupent la position supérieure. Ces derniers, qui composent la partie consacrée à l'habitation, couvrent un terrain exhaussé d'environ 1"',60 au-dessus du pavé de la rue des Tombeaux; on y monte par un perron de sept marches 1, que surmontait unç sorte de porche formé d'un toit à fronton soutenu par deux colonnes dont les fûts sont encore en place.

Après avoir franchi le seuil et une espèce de petit vestibule ou prothijrum '2 que l'on a tait de foi'me triangulaire pom' raccorder le

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péristyle 3 avec l'ali^^ncinent de la rue, on se liouvf; dans celui-ci cpii , par une disposition indi(iuée pai- N'ilruve comme pro|)re aux maisons de campagne, ne se trouve pas relégué, comme à l'ordinaire, dans la partie la |)lus reculée de j'habitation '.

Entrée de la Maison de Diomède.

Le péristyle était entouré de 14 colonnes d'ordre dorique revêtues de stuc, lisses et peintes en rouge par le bas, blanches et cannelées dans les deux tiers supérieurs. Le chapiteau était orné de quelques filets rouges. On voit encore dans la muraille les trous des chevrons du toit qui couvrait les portiques et venait s'appuyer sur les colonnes. Autour de Varea d était un caniveau, d'où les eaux s'écoulaient dans une citerne placée au-dessous et dans laquelle on pouvait puiser par deux margelles cannelées 5 placées entre les colonnes ; l'une était en travertin et l'autre en marbre, et toutes deux étaient peintes en rouge ; on y voit encore les traces du frottement de la corde. Sous le portique, à droite de la porte d'entrée , est un escalier 6 descendant aux bâtiments que nous appellerions aujourd'hui les communs, et à un corridor 7 qui conduisait au jardin situé, comme je l'ai dit, à un niveau inférieur d'environ 3 mètres. A côté de la porte de l'escalier était un laraire dans lequel on trouva une Minerve ; sous le portique oriental du péristyle existe l'entrée 8 de plusieurs pièces formant un charmant petit bain qui, fouillé en 1772, avant la découverte des thermes publics, avait déjà

1. «On a coutume à la ville de placer Vatrium près de l'entrée, mais dans les maisons de

campagne le péristyle se présente le premier, et Vatrium vient ensuite entouré de portiques

ouverts sur les palestres et les allées où Ton se promène. »

VlTRLVE, L. VI, c. 8.

PO-MPI-I A

(loiiiié (les rcMiseigiieinciils bien |)récieu\. D'abord se présente une petite (•OUI- lrian<i;ulair(; 9, entourée de deux côtés d'un i)orti(|ue soutenu par six coloiiiics oclogoiies à chapiteaux tr(3S-siniples, et présentant à l'une de ses (^xlréniilés un piîlil lourncaii destiné sans doute à la préparation de (|ucl(iuc boisson chaude à l'usa i^e (l(\s baigneurs. On y trouva un chaudron,

Bain de Diomède.

une poêle à deux anses encore noircie par la fumée, un gril et plusieurs pots de terre. Dans l'angle à côté du fourneau est un petit cabinet de toilette.

Au troisième côté adossé à la muraille qui longe la rue des Tombeaux, est un bassin de 2'", 17 de largeur, 2"\85 de longueur et i'",iO de profondeur, revêtu de stuc, et dont le rebord, pluteus^ est couvert de dalles de marbre. On y descendait par trois marches pratiquées dans l'un des angles. L'eau s'écoulait à volonté sur la voie publique. Cette baignoire, baptisteriiwij, destinée au bain froid en commun, recevait l'eau d'un mascaron dont on voit encore la trace; elle était abritée par un toit à double versant soutenu d'un côté par la muraille, de l'autre par deux colonnes. La cour et le portique étaient pavés en mosaïque blanche et noire. La muraille au-dessus du bassin était ornée de peintures représentant sur fond bleu divers poissons et mollusques; on y reconnaissait entre autres la sèche, seppia, et le poisson à long bec que les Napolitains nomment joe^ce 6:jDac?a. Les panneaux à droite et à gauche de celui-ci offraient des arbres et des oiseaux sur fond jaune. Ces peintures que ]Mazois a pu dessiner sont aujour-

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(l'hui ]')resque elïacées , et il en est de nw\no, de presffiie tontes celles c{iii décoraient les diverses pièces de cette splendide denienre; heureusement elles nous ont été conservées par la gravure S et quelques-uns des sujets qui occupaient des milieux de panneaux sont lui musée de Naples.

La salle 10 était Vdjjodi/lcriuin ou spalialoriuiii , où Ton cjuitlait ses vêtements; on y trouva sur la cendre l'empreinte d'un panier. Le fn'gi- (Jan'um il et le tepidarium 12 ne contenaient point de baignoires, mais servaient seulement, par la température graduée qu'on y entretenait, à empêcher la transition trop brusque de l'air libre et froid à la chaleur étouffante de l'étuve ou sudatorium. Ils étaient pavés en mosaïque, et ornés de corniches en stuc et d'élégantes peintures.

C'était aussi dans le tepidarium qu'ainsi que nous l'avons déjà dit, le baigneur, au sortir de l'étuve, s'asseyait sur des bancs de bois pour se soumettre aux massages, aux frictions et aux autres opérations en usage. Dans cette petite salle, la fenêtre haute de 1"',25 et large de l'^.lS était fermée par un châssis mobile en bois carbonisé auquel tenaient encore des fragments de vitres; chaque carreau avait 0'",27 en carré". Cette salle fouillée le 14 novembre 1772 recevait la chaleur de l'étuve par une ouverture ronde revêtue de stuc, et d'un diamètre de 0'",22 ^ ; on croit qu'elle pouvait être fermée par un carreau.

L'étuve 13 était une salle oblongue, pavée en mosaïque, terminée par un hémicycle dont le cul-de-four est formé d'une coquille de stuc et orné de petits bas-reliefs coloriés, représentant des animaux et des îlgures. Au fond de la niche est une fenêtre de 0™,65 sur 0'",75; une seconde fenêtre de même grandeur est percée au-dessus de la niche. Cette étuve servait à volonté, soit pour les bains de vapeur, soit pour les bains d'eau chaude , ainsi que le prouve une baignoire en stuc autrefois revêtue de marbre. Le sol. reposant sur des piliers de briques.

1. Ces peintures ont été publiées pour la première fois à jNaples en 17U0, sous le titre de GU ornati délie pareti ed i pavimenti delV antica Pompei , incisi in rame. En 1808 parut dans la même ville un atlas in-folio de cent planches; enfin ces deux ouvrages ont été mis à contribution en 1840 par les éditeurs français d'Herculanum et Pompéi. T. I, pi. G3 à 98. Paris, F. Didot.

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