‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 170 sur 293 · IM)MI»I<:IA · texte numérisé non relu

IM)MI»I<:IA

suspnnsiinr Ciildurionini , prnn(MI;iil de cirniIfM' l\ l.'i vapniir hrùlaiile, qui pouvail s(î ivpaiidrc» L\i;al('in(Mil d.iiis r(''paiss(îiir (h; la, inmaille par un esj)ac(Mii(Mil in(''iia,i;('' à ccl ciïcl, ainsi (\\\v, nous Tavoiis di'jà vu aux hains publics.

A coIl* (In sii(l(ih>iiiim es! la pièce 1/| dcl)laycc le M) septembre Ml'U et (pie iMa/ois ap|)elle rofliciiic des bains; bien qu'elle soit trèspetite, on y trouve une table en j)i(M're, une sorte de cave, un fourneau pour chaulVer Teau, trois pi(3destaux (pii ])orLaient des vases de bronze, enfin les traces d'un escalier de i)ois qui conduisait h l'étage supérieur aujourd'hui détruit. Les bains étaient alimentés par un réservoir que formait la salle J5, qui est voisine et sans issue. Revenant au péristyle, on trouve à gauche, à l'extrémité du portique, un passage, fnuces 16, qui conduisait à un jardin d8, élevé au même niveau que l'aire du péristyle et duquel on descendait par vingt larges degrés à une terrasse AA, longue de /|8 mètres et large de 4'", 22^ que Mazois croit avoir été couverte d'une treille, mais dans laquelle je pense qu'on doit plutôt reconnaître un jeu de paume ou de boules, un sphœris- / on' Il m.

Sous le corridor 16 est l'entrée d'une assez grande salle 17 qui dut être une garde-robe, à en juger par les débris d'armoires, de tablettes et d'étolTes qui s'y trouvaient, et par l'absence de toute décoration ; elle était éclairée par trois fenêtres sur le jardin. Après une petite chambre 19 dont la fenêtre ouvrait sous le portique, une antichambre ou procœton 20 , très-richement peinte , accompagnée d'un petit cabinet, loge de Vesddi\e cubicularisj, du valet de chambre, précède une chambre à coucher 21 qui paraît avoir été la principale de l'habitation. Cette pièce, terminée en hémicycle, était éclairée par trois fenêtres dont la vue s'étendait à la fois à l'est , au sud et à l'ouest ; chaque fenêtre était surmontée d'une plus petite, de forme carrée \

1. On est frappé de l'analogie de la disposition de cette chambre avec celle de la bibliothèque de Pline à sa villa de Laurentuni :

« Dans l'angle est une chambre courbée dans le fond qui par ses fenêtres suit tout le parcours du soleil. Dans le mur est ménagée en guise de bibliothèque une armoire qui contient les livres qu'on ne lit pas une fois mais que l'on doit relire souvent. »

« Adncctilin' nngnlo c.nhioilinn in apsida ciovaluin, t/uod a.nibitiiin solis feneslris onmihiis sequilur. Parieti ejus in bibliolliecœ speciem armariiim inserlum est quod non hgemloa libros, sed Icclitandos capit. «

Pmnr i.f JKINE, L, TT, lelhc 17.

MAISONS i;t norriniKS. 295

Coiilr»^ la nimaillo de la partie rerlaii.uiilairo sont iiik» îiIcùvc et ini massif creux en maçonnerie aiitretbis revêtu de marbre, une sort^' de toilette où l'on a trouvé divers flacons, p/iinhr, r[ vases remplis de cosmétiques'. L'alcove était fermée par des rideaux, cortinœ, retenus par des anneaux de bronze dont quelques-uns ont encore été recueillis sur place '. La pièce 22 a pu servir d'olTice . si. comme tout porte à le croire, la salle 23 fut un (n'clinium d"été. ouvrant sur la galerie 24. qui règne en partie au-dessus de plusieurs salles que nous décrirons plus tard.

Le cabinet 25 est une espèce de loge pour un esclave préposé sans doute à la garde d'un escalier descendant à la partie inférieure de f habitation. et permettant ainsi, à l'aide des portiques qui entourent le xyste, d'arriver à couvert à la porte dérobée, le posficum ouvrant sur la campagne. On voit encore quelques restes du plafond plat qui couvrait cet escalier. Quant à la pièce voisine 26. elle est tellement ruinée, qtfil est impossible d'en deviner la destination.

Continuant le tour du péristyle . nous trouvons un escalier 27 conduisant à rétage supérieur, où dut exister l'habitation des femmes, le gynécée. A côté, après un cabinet destiné sans doute à l'esclave atriensis, est une salle de réception 28. une sorte de tablinum , ouvrant à la fois sur le péristyle et sur la galerie 2i. Cette salle était, comme le péristyle lui-même . entièrement peinte en rouge avec quelques ornements d'architecture et plusieurs sujets qui ont été emportés au musée; on y trouva les fragments d^m vase d'argent orné de figures. A gauche sont deux petites pièces 29 et 30. dont la première seule communique avec le tahUnum ; ^lazois a cru y reconnaître un cabinet d'étude et une bibliothèque ^ Deux autres cabinets 31 et 32 occupaient les extrémités de la galerie; le dernier seul est conservé, et leur destination est inconnue. Enfm. en avant de cette même galerie, et flanquée de deux larges terrasses 3i, existait une vaste salle 33 longue de 12™,60 et

1. On sait que les anciens avaient poussé très-loin l'art de ces préparations de toilette; Ovide leur avait même consacré un poëme intitulé les Cosmétiques , dont malheureusement il ne nous reste que les cent premiers vei"s.

2. Le 13 février 1784, le roi de Suède Gustave III, voya^reant sous le nom de comte de Hague, visita Pompéi, et dîna dans la chambre à coucher de la villa de Diomède.

3. «( Un buste peint sur la muraille de Tune de ces pièces, dit Dyer, confirme cette supposition, car il est connu que les anciens aimaient à garder sous leurs yeux les portraits des hommes éminents et spécialement à placer ceux des hommes de lettres dans leui-^ bibliothèques, »

PoMPEii, p. 488.

2% POMPHIA.

Iai'';(Mlo î)"',l(), (jui semhic iivoir vAv, un (l(î ces salons, nn do cos (/riis cnipi iiiil(''s ;hi\ (Irocs, an\(|noIs on donnait lo nom de cjjzicèncs ot, (|ni sor\ai(Mil à la lois dr li(!u de récoplion oL de sallo à inan<^(îr \ Une lai'ge baie, ouvrant prescjnc jnsipTan sol, |)(;rnieltail de jotiii" de la vue du jardin el du délieicux panorama qu'oiïrait aux l'cgards le merveilleux golfe de Naphîs.

L'es|)a('e .'^5, (|ui fait suite au lahlinurn sui" le péristyle, dut être inie sort(» d\//(( garnie de bancs où h^s clients attendaient les audiences particulières (jue le pati'on donnait dans le cabinet voisin »U), disposition que nous avons déjà indicpiée dans la maison de Salluste. On trouva dans Vdia le squelette d'un chien, dans le cabinet trois médaillons de marbre sculptés des deux côtés, cinq masques et une ta])le ronde d'albâtre ayant servi de fontaine, du milieu de laquelle l'eau jaillissait et s'écliappait autour par dix têtes de lion. En face est une pièce 37 qui dut être une cliambre d'esclave, peut-être celle de celui qui était préposé à la garde et à l'entretien du péristyle ; 38 et 39 sont également des chambres à coucher; dans la première, la place du lit de deux esclaves était indiquée par une double alcôve^ ; la seconde, plus grande, était sans doute réservée à quelque serviteur d'un rang plus élevé, tel que l'intendant, le Rei domesticœ procurator. Le plancher en est enfoncé.

A la suite , et la dernière autour du péristyle , est une salle 40 , dont le plancher est également détruit, et la porte condamnée, et qui dut servir de logement au portier; elle communiquait avec les communs dans lesquels nous allons descendre par l'escalier 6. A l'entrée de cet escalier fut trouvée une charmante lampe de bronze ayant la forme d'un limaçon sortant de sa coquille ^

1. " On fait encore de grandes salles d'une autre manière que celles que l'on voit en Italie, et

que les Grecs appelaient cyzicènes. Ces salles sont toujours tournées au septentrion ; on fait aussi en

sorte qu'elles aient vue sur les jardins et que leurs portes soient dans le milieu. Ces salles doivent

être assez larges pour contenir deux tables à trois lits opposées l'une à l'autre, avec la place

nécessaire pour le service. Elles ont, à droite et à gauche, des fenêtres qui ouvrent comme des

portes, afin que de dessus les lits on puisse voir les jardins. »

VlTRlJVE. L. VI. c. 3.

<( Vœcus de Pompéi est tourné à l'ouest et non au nord ; mais Vitruve lui-même dit quelques

lignes plus loin- qu'il faut bien se plier aux exigences des localités.

2. Cette salle est aujourd'hui occupée par un escalier conduisant à une chambre destinée aux gardiens.

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