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MA ISONS IT inir I ini'KS. 334
tées vers la droite. Nous avons déjà eu, et nous aurons plus d'une fois encoi'e occasion de signaler cesirréi:;ulai"ilés de planai singulières, prescjue toujours si peu motivées et en (juehiue sorte systénKiti(|ues à Ponipéi.
Au coin de l'habitation (jue nous venons de décrire est la lontaine (Pl. l\o) dont le cippe porte une tète de Mercure ([ui a donne le nom à la rue. Sur un mur en lace est peint ce Dieu paraissant s'enfm'r en emportant une bourse. Près de là furent tiouvés cinq sciuelettes entourés de monnaies, de bracelets et de bagues.
De Tautre coté de la ruelle de Mercui'e se trouve la *[3oiTiQLi': DL' PARFLMKir», u" 23 (Pl. 14) fouilléc cu 1835. Sur les piliers qui décoraient l'entrée de cette bouticfue étaient deux trèscurieuses peintures qui malheureusement n'existent plus. L'une représentait un sacrificateur conduisant à f autel un taureau^ dont on di — tingue encore la tète; l'autre, (quatre hommes portant une caisse énorme autour de laquelle étaient pendus quelques vases. Au-dessus, plusieurs personnages étaient occupés à parfumer un cadavre qui allait être brùl''. Ces deux enseignes indiquaient, selon toute apparence, un nnjcopulium, une boutique où se vendaient les aromates employés dans les sacriOces et dans les funérailles.
A côté de cette boutique est une maison à l'entrée de la(|uelle on voit peint à gauche sur un pilier Mercure artc tous ses attributs: à ses pieds est un globe autour duquel se replie un serpent. Sur le pilier de droite sont représentées une corne d'abondance et une patère. D'autres peintures ornaient cette maison, mais elles ont disparu.
Après plusieurs autres habitations on trouve la
Maison d'Adoms blessé {Adone ferito), ou de la Toilette d'Hermaphrodite n'' 25 (Pl. 45), qui doit ces deux noms aux peintures qui la décorent. Elle n'a point de boutiques sur la rue et son prothijrum est flanqué de deux chambres ouvrant sur Y atrium ; dans celle de gauche était un escalier. Du même côté, après deux petites chambres est une ala garnie de banquettes en maçonnerie. Le côté droit de l'atrium n"a pas de chambres et son ala est remplacée par les fauces. Le tablinum ouvre à la fois par devant sur Vatriuni, h gauche sur une grande pièce qui semble avoir été une sorte d'exèdre tenant lieu de la seconde ala^ et au fond enfin sur le péristyle. Celui-ci n"a de colonnes que de deux côtés ; elles sont au nombre de huit réunies par un pluteus qu'interrompt
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scuk'iiu'iil rcmhoiiclmrc (riiiic citciiic. I.cs dcii\ ;nili-es cCAés du Varea, coiileiiaiil imc |)('lilc [)isciiie, sont h di-oile el au fond foi-inos par des iniiiaillcs. (Test sui- œWv, i\r. dioile (iiTcsl représenté Adonis expirant (Idiis les hnis de W'niis. Plusieurs Aiuoiu's assisleni à cj^tle scène de douleur ; Tuu (\ssuie s(\s larmes avec sa main ; un autre tient mi llambeau renversé ; un troisième soutient le blessé, dont un Amour bande la blessure, tandis (ju'un dernier exprime dans un bassin d'or une éponge qui a servi a la laver, dette peinture, de proportion colossale, est une des j)lus importantes (|ui s()i(;nt soi'lies des ruines de l^ompéi. Aux côtés de cette composition, en avant de deux colonnes feintes, sont des groupes également peints, Marsjjas cl Ohjmpe et Achille el Cliiron\ Dans un grand panneau à droite est représenté un enfant endormi sur le bord d'un bassin dans un bocage peuplé d'innombj'ables oiseaux. A gauche du péristyle est un tablinuni dans lequel se trouve une magnifique peinture découverte le 22 août 1836, représentant la Toilette d'Hermaphrodite^ h laquelle assiste une homme barbu que sa longue robe semble désigner comme un philosophe dont la présence est assez difficile à expliquer. Une autre figure nue foit effacée, peinte au fond de la même pièce, semble représenter aussi un Hermaphrodite. Enfin, dans une petite pièce voisine de celle-ci, on voit un Faune et une Nymphe, Dans l'angle gauche au fond du péristyle est un corridor régnant derrière le triclinium et servant de poslicum ; mais par une remarquable servitude imposée à la maison voisine, qui peut-être du reste appartenait au même propriétaire, ce n'était qu'en traversant celle-ci que les habitants de la maison d'Adonis pouvaient utiliser ce passage pour sortir sur la rue de la Fullonica.
Sur le mur qui sépare la maison d'Adonis de celle qui lui est contiguë sont plusieurs inscriptions; deux seulement peuvent être déchiffrées, et encore la première est-elle incomplète :
CASELLIVM AliD
« N'" invoque Casellius, (^dile. »
SAMELLIVM AED.
FABIVS ROGAT.
« Fabius invoque Samellius, édile. »
1. Ces deux sujets, placés également en pendants, ont été trouvés dans les fouilles de Résina en 1730, Herc. et Pomp., II, 3 et 4.
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*iMusoN d'Invcius kt Io. n" 'l'i [Vi..l\()). Découverle en ISoO, elle prit le nom de l'une des peintures qui y ont été trouvées. En tête de son cowpluriiim est une belle table de marbre l)lanc dont les pieds se tenninenl par des p;riiïos. Le péristyle était soutenu ])ar des colonnes de tuf d'un style très-sévère.
* Maison dki.l'Augknïeriv , n" 23 (Pl. /i7). Celte maison doit son nom à un riche dépôt de vases d'argent qui y fut découvert. Elle avait deux entrées ouvrant chacune sur un atrium ditférent; le plus petit de ceux-ci était précédé par un prothyrum très-large, dont le frontispice à l'intérieur était porté par deux colonnes corinthiennes, moins espacées que les quatre semblables qui soutiennent le toit de V atrium tétrastyle *. qui est du même genre que celui connu depuis longtemps de la maison de Championnet. Celui-ci donnait entrée à une petite pièce voûtée contenant un puits et un amas assez considérable de chaux réduite en poudre très-fine, ainsi qu'à un corridor voûté conduisant au péristyle et à un escalier montant au premier étage. Deux portes réunissaient cet atrium à Vatrium principal ; celui-ci était toscan ; son portique était garni de chéneaux en terre cuite ornés de têtes de lion se détachant sur un fond jaune avec des Amours et des rinceaux en blanc; plusieurs fragments ont été retrouvés. Dans le tablinum^ dont le pavé en mosaïque est défoncé, sont peintes deux femmes ailées tenant, l'une un préféricule et un plateau, et l'autre une cassette. Le péristyle est vaste et élevé; il entoure de trois côtés un xyste au fond duquel est un grand laraire , et dont le centre est occupé par un grand bassin de 4 mètres de long sur j'",20 de large reporté vers la droite. Dans deux pièces ouvrant sur le péristyle se trouvent encore quelques peintures, un cerf poursuivi par un lion, et quatre médaillons contenant deux têtes dliomme et deux têtes de femme.
Maison d'Apollon, \t 20 (Pl. 18). Cette maison est située au pied des murailles à l'extrémité de la rue de Mercure; on commença à la découvrir en 1811 ; on reprit les fouilles en 1835, mais elles ne furent achevées qu'en 1840. Elle doit son nom aux nombreuses peintures qu'on y a trouvées représentant Apollon , et surtout à une charmante statuette de bronze d'Apollon Hermaphrodite jouant d'une lyre