‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 203 sur 293 · Panofka croit y voir Phocus et Antiope, fille de Nycteus · texte numérisé non relu

Panofka croit y voir Phocus et Antiope, fille de Nycteus

.{',4 l'O.MPIJA.

j()li() inosMifiiic foi'inaiil i\vs cînrcaiix hexagones hiaiics encadrés de noir. L(' souhasscincnl (\v<^ murailles pn-sentc, sur fond noii', plusieurs (hriiiilcs 111(1 riiics coiic/k'cs sur des nionslrcs; di; jcinies Tvlaiiioiis poses sur mi j;(Mi()ii scinhiciil soutenir la plinllK^ ; au-dessus sni- fond l)leu, sont pIusieiH's ligures isolées, un hcniKip/irodilc , (k's bacchantes el des A'crciilcs sur (1rs hippocduipcs. Le sujel principal , Marsijds et Olympe^ (|ui ornait le Tond de la pièce, est j)ies(|ue entièi-enient détruit.

\j\rcvs élail surmonté d'un étage assez recomjaissable à j'épotiue de sa découveite en J8,'M); on crut y voir alors un logeinent d'esclaves; il nous semble (]ue c'était plutôt le (jynécée; sa position paraît l'in- (li(|uer.

A gauche de l'exèdre est un vaste triclinium K qui, étant entièrement ouvert, dut être un Iriclinium d'été; il n'a pas moins de 10'", 80 sur 5'",^0. Le soubassement ollVe sur fond noir de charmantes figures assises au milieu d'iris. Au fond de la salle, une peinture assez médiocre l'eprésentant le Jugement de Paris est placée au-dessus d'une grande Chimère qui semble jouer avec un cor de chasse. Dans une autre composition on voit/Yi//6' s armant en présence d'Hélène,

A droite du tricliniuni est une porte 30 donnant issue par le posticum, et à gauche une chambre à coucher 31, peu large et assez profonde, précédée d'une sorte de procœton 32 ouvert de toute sa largeur sur le péristyle. Les murs de la chambre sont rouges au-dessus d'un socle noir; de gracieuses arabesques les décorent, et dans le fond est un joli tableau représentant une femme assise avec un Amour debout appuyé contre ses genoux ^

Dans cette habitation on a trouvé quatorze vases d'argent, dont plusieurs d'un poids considérable; quatre de ces vases , en forme de calices à deux anses, enrichis de bas-reliefs et de dorures, paraissent avoir eu une destination religieuse; les autres sont des coupes, de petits vases cannelés, une passoire, un petit seau à anse, etc.

La maison contiguë est nommée la

Maison du centaure, n'' \k (Pu. 51). L'habitation désignée sous ce nom fut découverte en 1829-1830; elle se compose de deux maisons distinctes, mais réunies entre elles. Après avoir franchi \e prothyrum de

1. Hkrc. et Pomp., II, pi. 03. On veut y voir Pliryné et l'Amour.

MAISONS l'T BOUTKJUHS. 345

la plus petite, on trouve un (Urimn loscan. dans le mur duquel étaient à droite deux portes, dont une coinmuni(iuait avec la seconde liahilalion, en descendant 3 degrés, et dont Tautre, murée dès l'antiquité, ne paraît avoir été indiciuéc {\ue pour la symétiie. A droite du prol/njnwi est une chambre à coucher ornée de deux corniches en stuc, séparées par des refends peints à l'imitation de marbre ; le pavé est en opus sifjniiiuiv, incru^sté de petits cubes de marbre blanc régulièrement disposés. L'alcôve, pavée de la même manière, est exhaussée de 0"',20. A côté est un petit cabinet voûté qui fut sans doute une garde-robe. On trouva dans la chambre un cotfre-fort, arca\ de bois garni de métal qui avait du primitivement être posé, suivant l'usage, dans Vatrium sur un massif de pierre qui existe encore contj-e le trumeau séparant les deux premières chambres de gauche. Probablement aux preniières menaces du volcan, les habitants l'avaient transporté dans cette pièce qu'ils pouvaient fermer et où ils comptaient le reprendre à leur retour. Il contenait treize cuillers d'argent, six petites et sept plus grandes, dont plusieurs avaient pour manche un pied-de-chèvre. De l'autre côté du prothymm est une grande chambre également ornée de stucs, qui présente sur ses panneaux alternativement rouges et jaunes, des animaux fantastiques^ des cygnes^, un char traîné par des lionnes et une femme nue debout sur un piédestal; ces deux chambres avaient de petites fenêtres sur la rue. Le côté gauclie de Vatrium est occupé par de petites chambres, dans l'une desquelles est l'estrade pour le lit. Au fond, à la gauche du tablinanij, est une grande pièce très-simplement décorée, qu'un renfoncement carré qui dut servir d'armoire désigne comme un archivium^ et à droite est le corridor qui, ainsi que le tablinum^ communiquait au péristyle. Celui-ci avait un portique très-étroit soutenu par huit colonnes, réunies par un pluteus ou mur d'appui creusé pour recevoir des fleurs. Un de ses angles avait été fortifié par un piher de briques construit probablement à la suite du tremblement de terre de 63. A gauche est une petite chambre à coucher, puis dans une espèce d'ala un escalier et l'entrée des communs qui avaient une sortie sur la rue du Faune. Au fond du péristyle est Vœcus^ où des restes de peinture représentent une femme

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