Voy. la vignette en tète du chapitre
'2. Muséum of classical antiquities, a quarteiiy journal of ancieut art, V. II, par/. I; 31 march. 1852.
l'O.MI'I.IA
(le 1(1 (hiiihlc IhJlc. La li'oisiriiic coinposilioii, placée à gaiichc près (ruiie <;raii(l(' fciirlro oiiNiaiil s\\\' le, \ysl(3, vA (Iciiuunvc à sa place; elle i(^pn's(Mil(' lincchus rdini/iiciir (les Indes, CDhmré de /idcr/ifiiilcs Iciutiil des l/n/rs(>s,(l('s ()()ii(li('rs cl des hiinhoiirs. Suv h; (l(!vaiil ('lail assis un captif l(\s mains (Micliaîiiécs. Les picmicrs plans ainsi (jiie la partie droilii on! jnainhMianI disparu (;l on ne voit |)Iiis (|tie Bacclnis et Tiin de ses suivants. Os trois lahleaiix, ainsi (pie ])liisi(;nrs auli'es trouvés dans la même maison, avaient été mis en j)lace tout Faits, cl il est encore facile de le recoiniaîlic. Les autres peintures qui ornaient cette salle étaient six jolis sujets représentant des Amours dansant , coucliés à table ou jouant avec des masques. Ces dillerentes compositions, toutes allusives au culte de Bacchus, sont un argument de plus à l'appui de l'opinion que nous avons émise sur la destination de celte salle. On y trouva un long banc, une sorte de lectisternium, orné de plaques d'argent, mais malheureusement en mauvais état.
V(ir \-iABiTA.T
I,a!ivrinthe.
A la gauche du tablinumest le corridor ou fauces 14, qui présente une disposition tout exceptionnelle, contenant un escalier de huit marches conduisant au niveau du péristyle qui entoure le xyste. Sur cet escalier où l'on trouva un squelette, on voit encore le tuyau de plomb bien conservé qui portait l'eau aux fontaines du jardin. Les parois du corridor présentent sur leurs panneaux rouges de jolies peintures, telles qa un aigle et un paon près de masques tragiques. Gravissant l'escalier, on se trouve dans le péristyle e f g h , dont deux côtés e f et f g étaient couverts d'un portique soutenu par des piliers sur lesquels étaient peints des feuillages et des vases; sur l'enduit rouge du pilier d'angle est tracé
MAISONS KT UOITKU l'S.
g-rossici'ciiieiil à la pointe iiii lal)\ rinllic de 0"',()9 de diamètre, duiiL nous donnons ici \c fac .v/z/z/Vc réduit.
La première partie du p()rli(jue e /* est divisée par un petit mur en deux espèces de cabinets 17 et 18 ouvrant par des ieiiètre!^ sur le xyste ; au fond du premier on voit sur enduit jaune une peinture fort endommagée qui représentait Venus e( IWinotir. C'est au fond du second (pie se trouvait la peinture aujourd'hui au musée cpii a fait connaître le nom du propriétaire de la maison ; on voit une tablette de cire avec tous les instruments nécessaires à l'écriture, le style, la (heca calaniaria ou éciitoire, le roseau, cahifiius ^ entin l'adiesse d'une lettre avec ces mots :
M. Lucretiu Flani. Marlis decurioni Pompei. « A M. Lucretius, Flainine de Mars, décurioii de Poinp»'i. h
Peinture.
Au fond de cette partie du portique est, à gauche, un espace découvert et sans ornement 19 , qui pai'aît avoir été une sorte de cour contenant l'escalier qui conduisait à l'étage supérieur.
A la suite de cette cour existe ici, comme nous l'avons vu dans plusieurs habitations, un second atrium j k l m moins riche, avec toutes ses dépendances, et ayant du servir à l'habitation des esclaves. A gauche est le corridor ou fauces 20, et au milieu le fablinum 21. tous deux ouvrant sur Vatriuni. Celui-ci, large de 5'", 45 sur 6,li et pavé en opus signinum, avait au centre un petit compluvium , et à gauche deux espèces de niches carrées 22 et 23, profondes de 0"',90 et larges, l'une de 1"\90. l'autre de 2"\20. Il serait assez difficile d'en préciser la destination. Sur le mur qui leur fait face était une grande peinture dont il ne l'esté que la partie inférieure.
Le prothyrum 24 ouvrait sur la ruelle aboutissant à la rue de
i'()Mi>i;i.\
rOdc'Dii; il csl ll.'iii(|ii('' (le deux cliaiiihics '25 cl ^(i (|iii ne consci'vciil plus rien (\o. Iciii' (h'cor.ilioii , non |)Iiis (iiTunc Iroisirnie clianihrc *27 \()isiii(* (In hihliiiuni.
\{c\v\\iu\\ an |)<''risl\ l(> , nons Ironvons an fond de, cclni-ci niu^ pièce i]!(S, profonde do .*)'",()() vA iai'^c; (h; G niôlros. I)(!ii\ peintures, représ(*nlaiil Adrcissc et Apollon et /hiphiir , ont ('ilé enlevées, el on n'y voit pins (|ne Irois tèhîs de lidcr/uinlcs forl endoinmaj^jées. \a) pavé est, coiniiK^ celui dn péiMslyle, en oy;//.v siffuiimin semé de pelils morceaux d(^ marhre hianc. I.a, position de colle salle semblerait indifpier ini (l'cns : mais, oulre {\\\(\ par son pou (félendue elle n'eût ^uère été en rapj)oi"l avec la grandeur de riiabitalion. nous trouvons pi'ès de là une salle |)lus vaste que nous ci-oyons avoir ét('' le v(M-ilable r/'c?/.s' ,• la pièce 2(S dut être, selon nous, une bibliothèque et un cabinet de repos et d'étude.
Sur les piliers du portique qui font face à cette salle étaient deux peintures qui ont été enlevées; au pied de l'un d'eux est l'ouverture d'une citerne fermée par une dalle ronde de marbre blanc.
Fontaine.
La chambre voisine 29 a un pavé en opus signinum orné de plaques de marbre; ce dut être un cubiculum, et le cabinet sans ornements 30 fut une garde-robe , au fond de laquelle étaient des latrines.
Dans l'angle g du portique sont l'entrée d'un escalier 31 descendant à la cave qui n'est point déblayée, et à côté celle d'une grande
MAISONS \.v HorrioiKs.
Mn
pièce 32 pavée en mosaï(iU(\ iWiM dans celNî-ci (|iio .M. l\ilk(Mirr cioil reconnaître le (rich'ninni: mais |)()ur les raisons (|iio nous avons exposées plus haut, nous pensons (|irelle fut philùl V(pcus ou e.vi'drc. Cette salle était ornée de Génies et de li(u<-h<inl(>s.
Enlin, au centre du péristyle est le \yste en terrasse don! j'ai déjà parlé; au ibnd est une jolie fontaine 33 , coinj)osée d'une niche en mosaïque et en co([uillages , dans le bas de laquelle sont peints des roseaux et deux dauphins et où se trouve une charmante statuette de Silène en marbre blanc, presque semblable à ceHe de la villa Albani. Ses cheveux, sa barbe, la peau qui le couvre, portent des ti'aces de peinture rouge ; l'outre sur laquelle il s'appuie est colorée en noir et jetait de l'eau formant cascade sur cinq degrés de marbre blanc, et se rendant ensuite par un canal de même matière dans un bassin circulaire de 2 mètres de diamètre, profond de 0"\70. Au centre de celui-ci est une colonne portant une petite vasque de jaune antique d'où s'élançait un jet d'eau. Par suite de l'irrégularité qui règne dans tout le plan
Faunes.
de l'habitation, la fontaine, le petit canal, le bassin, ne sont point dans l'axe de Vatrium et n'ont pas même un axe commun. La niche de la fontaine est accompagnée de deux cippes de marbre blanc surmontés d' hennés à deux faces; le premier 34 oiTre les têtes de Bacchus et d'Ariane; le second 35 celle d'un Faune et d'une Bacchante, Sur les
:\[n\ roMi'iMA.
horils (lu hassiii soiil dispost'cs mio foiihî de jx'lilos sculptures (|iii oui été laisst'es en place; elles sont sans i-appuii de pi'opoiiion entre elles et d'un UK'iite tivs-iné';al ; ce sont un canard .')(>, un cliarnianl Faune 37 portant la main à sa tète, deux ihis 0(S et f\:) . un autre l"'aune o9, non moins pr('cieu\ (|ue le premier, terminé en gaine, tenant do la main droite la syiinx et de la gauclie une petite corbeille contenant un chevreau, et contre l(H|uel se dresse une chèvre qui semble réclamer son petit; deux lapins !\{) et !\\ , une petite vaclie /|»S, et un eli(nal couché encore plus p(jtil /j^|. Sur le devant, près du lablifuini, sont deux cippes /iT) (>l !\(] semblables aux [)r(^niiers. avec (k's //c/////'.v doubles de Jidcc/ius indien et de liacchanlcs. Kn avant de cliacim d'eux sont autant de petits groupes hl et Ù8 représentant des Amours montés sur des dauphins que saisissent des poulpes gigantesques. Au centi'e est un groupe médiocre 49 et de petite proportion, trouvé le 21 avril 1847, représentant un jeune Faune tirant mie épine du pied de Pan; enfin, devant celui-ci était un troisième lapin 50 mangeant une grappe de raisiné
Les deux côtés du xyste adossés au portique du péristyle sont garnis d'une espèce de banquette creuse en ciment , sur laquelle on posait sans doute des vases à fleurs , et où se trouve la continuation du tuyau de plomb que nous avons vu sur l'escalier du corridor l/j. Ce tuyau se divise en deux branches garnies chacune d'un robinet de bronze, et qui conduisaient l'eau à la fontaine et au jet du bassin.
Voici, outre ceux que nous avons déjà indiqués, quels sont les principaux objets trouvés dans celte maison : dans le prothynim , trois petits vases de terre cuite , une anse de vase en bronze , une moitié de gond, un verrou et une coupe de verre ; dans la chambre 7 , plusieurs vases de verre, une lanterne fermée par des lames de tôle , dix têtes de clou ayant servi d'ornement à une porte , et une romaine ou statère ayant pour poids une tète de Mercure ; dans la chambre h , une bague d'or avec une pierre bleue, un flacon, plusieurs gonds de bronze, une petite romaine avec son poids et son plateau, plusieurs sceaux, cinq bagues, une tirelire carrée, plusieurs tasses de terre rouge dont une contenait de l'orge calcinée, un manche de couteau en os, deux haches
1. Cette petite sculpture a maintenant disparu, volée sans doute par quelque voyageur peu j scrupuleux. Ces vols seront toujours le plus grand obstacle à l'accomplissement du désir si sou- ] vent exprimé de voir laisser les objets trouvés au lieu même de leur découverte.
MAISONS FT ROUÏIOUKS. .{«H
et deux couteaux de fer, plusieurs vases de verre et plusieurs morceaux de couleur bleue; dans la chambre 5, un candélabre, haut de plus d'un mètre, terminé par un chapiteau ioni([ue (|ue surmonter un plateau en forme de patère destiné à recevoir la lampe; dans Vala 9, trois pentures de bronze et une patère de môme métal avec une tét(i de Méduse dans le centre, entourée d'un cercle d'argent; enfin, dans Vœcns »^2, trois petites amphores. On lisait sur la première cette inscription, peinte en lettres noires :
LIQVAMEN OPTIMVM.
Sur la seconde :
TYSCOLA.
ON
OFFICINA SGAV.
Sur la troisième enfin étaient quelques lettres grecques inintelligibles.
Mentionnons encore quelques objets découverts le 22 mai 4847, dans des fouilles faites devant la reine d'Espagne Christine : un petit Terme de bronze provenant de quelque meuble, un petit Amour de marbre à cheval sur un dauphin semblable à un autre groupe trouvé quelques jours auparavant, une statuette de Pallas et un petit autel en terre cuite , enfin quantité d'olives carbonisées dans un plat et dans une sorte d'écuelle^
Presque en face de la maison de Lucretius, s'ouvre le Vicolo del Panatico ; en y entrant on trouve à gauche des murs percés de portes donnant accès à des boutiques et arrière-boutiques (Pl. 122) fouillées de .1866 à 1868.
La première porte à droite de la rue est celle d'une * Buanderie (Pl. 123). Cet établissement, moins important que plusieurs autres que nous aurons occasion de décrire, n'est composé que d'un petit nombre de pièces, mais communique par un corridor avec une maison fouillée en 1867. Dans celle-ci les bords du compluvium n'existent plus; mais, tout ruiné qu'est le fond de ce bassin, on voit encore qu'il était composé de morceaux de marbre réguliers et de différentes formes et encadré de mosaïque. Cette habitation modeste et de peu d'étendue n'offre rien autre de remarquable.