‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 230 sur 293 · FiORELLi, Gioniale degli scavi, 1805, p · texte numérisé non relu

FiORELLi, Gioniale degli scavi, 1805, p

ii(\-ui (](' inai'bi'c. pai'nil à M. b'ioiM^Ili îivoir v\r !(» magasin dos denrées et (les coincslihles (jiie l(^ propriétaire faisait vendre par son dispensalor, une rcll(f junuma ' .

On trouve dans l'ani^le la porte) d'une j)ièce qui a perdu tous ses oriKMnenls, mais (jui a conservé sa voûte; à la naissance de celle-ci était uiKî mouliu"(i coloriée en blanc et en hicu dont il ne reste qu'un léger fragment. Sm* une murailh) sont des vestiges d'arcliitecturc peinte sur fond noii*; au milieu du pavé était une mosaïque qui a été enlevée; c(*tle pièce avait une large baie ouverte sur le lablinum.

Revenons au prol/n/rum; nous voyons à sa gauche une boutique communi(iuant avec Valrhun et ayant été occupée par l'esclave qui était à la fois le dispensalor et Vostiarius. A gauche de V atrium est une porte conduisant à la cuisine éclairée par deux fenêtres sur la rue; viennent ensuite une petite chambre assez bien décorée où deux trous percés dans la muraille ont fait reconnaître que des fouilles avaient été tentées, et un cabinet renfermant un escalier en partie de bois aujourd'hui détruit. Ce cabinet avait, ainsi que l'escalier et son palier supérieur, des panneaux noirs avec quelques peintures parmi lesquelles on remarque un coq devant un plat et un écureuil rongeant un fruit,

A gauche du tablinum et communiquant avec lui et avec Vatrium est un cabinet de forme irrégulière qui pouvait servir aux audiences données par le maître de la maison à ses clients. Le tablinum, exhaussé d'un degré de marbre et assez petit, est pavé d'une mosaïque blanche ayant au milieu un panneau formé de six morceaux carrés de jaune antique et encadré d'une bande de marbre gris et d'un enlacement en mosaïque. A la muraille de gauche, près de la porte du cabinet, est peint sur fond jaune un lion poursuivant une gazelle. Au-dessus était un autre lion bien dessiné et d'assez grande proportion dont toute la partie antérieure est détruite.

Au-dessous de la large fenêtre de la pièce droite est peint en camaïeu vert un hippocampe portant un Amour. Le fond du tablinum est entièrement ouvert et indiqué seulement par un degré de marbre que l'on monte pour entrer dans un petit xyste élégamment décoré qui rem-

i. DePenus, provisions de bouclie. Varp.o, De linguâ latinâ,\\ 102. Fiorelli, Giornale degli scavi, 1865, p. 10.

MAISONS FT nOL'TIQUES. 447

place le péristyle. On y voit sur la muraille de droite une femme de grandeur naturelle tenant un bassin reinj)li d'oii jaillit un jet d'eau. Sur ce mur font saillie deux piliers ollrant sur fond rouge de grands autels jaunes et au-dessus des femmes nues debout; l'une de celles-ci est assez conservée et bien dessinée.

Le fond du xyste olTre un paysage où l'on reconnaît, à droite un loriot et une cigogne , et à gauche un sphinx colorié portant un bassin de marbre sur sa tète. Au centre de celte muraille est une fontaine de

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Fontaine de mosaïque.

mosaïque qui peut rivaliser avec celles des deux maisons de la rue de Mercure; par suite de cette absence de symétrie, qui semble en quelque sorte systématique à Pompéi, elle n'est dans l'axe ni de la porte, ni du compluvium , ni du tablinum. C'est une grande niche d'une entière conservation couverte de mosaïques et de coquillages; le soubassement, qui sur les piédroits est en marbre, est à l'intérieur de la niche formé de petites pierres brutes; il est surmonté d'une embouchure de bronze trèsaplatie d'où l'eau tombait dans le bassin semi-circulaire comme la niche, mais avançant un peu devant elle et se terminant carrément. Au-dessus du soubassement est une double ligne composée de coquillages (bucardes et tritonies) , puis une large frise de mosaïque où l'on voit Neptune debout appuyé sur son trident, au milieu d'oiseaux aquatiques et de poissons d'une grosseur disproportionnée. Une nouvelle rangée des mêmes

4IS POMPKIA.

co(iiiillîig(\s si'jKire celte frise du fiil-dt^-foiii- où est représentée Amphi- Irifc coiicIkm» dans imo (•oihiii(\ A la façade de la fontaine, au-dessus du s()ul)ass(M]i(Mil (1(^ marbre sont deux niascjues de mosaï((ue, et plus haut doux génies tenant, rnn ini (iphisfrr, pavillon carré qui flottait aux mâts des navires, Pauti'e une couronne et une palme. ImiOii le tout est couronné par un fronton encadré de coquillages et dont le tympan présente un Tri((»î le corps terminé par des cm'oulements très-compli(}ués.

Immiuliatement à coté de la O/.sy/ delForso est la * Maison dk Cvpuashs Punirs (Pi,. 1«51), découvei'te en 1808 V On a connu le nom de son propriétaire par un sceau cpu" a été trouvé le JG mars dans une des chambres de Y atrium. Ce sceau rectangulaire long de 0'",052 et large de ()'",0i porte ces lettres D. CAP. PHI. son manche est formé d'un anneau soudé au revers ayant lui-même une sorte de chaton avec ces lettres en creux MPA.

L'entrée de la maison était primitivement accompagnée de deux boutiques occupées par le propriétaire lui-même; mais au moment de la destruction de la ville, il n'y en avait plus qu'une seule, celle de droite qui communiquait avec V atrium; la seconde avait été partagée en deux moitiés, l'une ouvrant snr la rue et convertie en latrines publiques, l'autre ayant son entrée au côté gauche du protinjrum et ayant été , soit une cuisine, comme le suppose E. Brizio, soit plutôt, à notre avis, une loge de portier.

Le plan de cette maison, déjà irrégulier, l'a été rendu plus encore par des constructions ajoutées. Après un long prothyrum aux murailles peintes en rouge, on se trouve dans V atrium autour duquel règne un soubassement rouge où sont peints des grillons et des paysages. Au milieu du beau comphivium de marbre blanc est un piédouche cannelé de jaune antique qui dut porter une table du centre de laquelle sortait un jet d'eau.

Le côté droit de Vatrium est formé d'une grande muraille sans aucune ouverture; le côté gauche est envahi par deux grandes chambres bâties après coup , détruisant toute symétrie et séparées par une sorte d'a/a sur laquelle toutes deux ont leur entrée.

1 . V. la description de cette maison par M. E. Brizio, dans le Giornale degli scavi, nuova série, 1868, p. 90.

MAISONS KT HOUTIOUHS. 419

La première de ces pièces est éclairée par une fenôlre ouvei'te sur Vatriiini; ses murailles de sluc hiaiic sont décorées de candélabres peints en couleur d'or. La seconde chambre a Irois porles, l'une sur Vala, Tautre sur Vdlrifii)} et la troisièm(3 sur une ^l'ande pièce cpn' fut un fnclinium éclairé par une fenêtre sur le xyste. dette pièce, la mieux conservée de la maison, garde encore un fragment de la corniche coloriée où sa voûte prenait naissance, et sur ses murailles à panneaux jaunes, rouges et blancs des figures de femmes paraissant représenter l'/iVc et ï Hiver ; les deux autres saisons sont effacées.

Une seconde porte du iriclinium est ouverte sur les fauccs qui conduisent au xyste situé à gauche et au fond ducjuel sont déposés quatre dolia, ainsi qu'à plusieurs chambres qui lui font face,

*La maison mitoyenne (Pl. 13*2) a été également fouillée en 1868; elle n'ofTre rien de remarquable \

Un groupe de deux maisons communiquant entre elles et s'étendant sur la rue de Stabia, depuis la rue des Augustals, presque jusqu'à la Via del Panai i co j, a reçu le nom de

Maison de Paquids Proculus (Pl. 13o). Ces habitations ont été fouillées en 1868.

La première maison, située au coin de la rue des Augustals, juste en face des fouilles faites devant Pie IX , porte sur la rue de Stabia le n*" 38. Sur le mur de gauche de son prothyrum fort large et sans ornements, comme tout le reste de cette habitation, on put lire en lettres rouges cette inscription qui n'existe plus, mais qui fit connaître en partie le nom du propriétaire :

PROCULE FRONTONI TVO OFFICIVM COMMODA.

(( Proculus, rends service à ton ami Fronton 2. »

Mais deux Proculus figuraient déjà dans les inscriptions pompéiennes, P. Paquius Proculus^ et A. Postumius Proculus; duquel s'agissait-il ici? c'est ce que décida un mot gravé à la pointe sur une colonne de Y atrium, le nom de PAQMA , fille de Paquius. Il est

1. E. Brizio, Giornale degli scavi, nuova série, 18G8, p. 91.

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