Homère. Iliad., L. X\ m, v
4. Giornale degli scavi, 1862, pi. VJI. — Ed. Brizio, Giornale degli scavi, nuova série, p. 31.
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lierre, étendu à Icrie au piiîd d'un arhrc; il est revêtu de la siuidyx, t>urte de tuni(|U(î transparente vX il a pei'du une de ses ehaussurcs; il s'ap[)uie sur son bras gauche dont la main laisse échapper une large coupe (lu'un Amour cherche à lui ravir; d'autres Amours s'clîorccnl d(î soulever la massue, et (pialre autres (encore, montés sur un autel, portent le carquois du demi-dieu. A l'arrière-plan sont assis, à droite Bacchus accompaj^né de ses suivants, et à gauche V^énus avec deux de ses nymphes, ou, comme le suppose Fiorelli, Omphale et deux jeunes Lydiemies.
La peinture de gauche représente Neptune et Apollon présidant à la construction des murailles de Troie \
Ces trois sujets principaux, peints sur fond rouge, sont accompagnés de belles architectures sur fond blanc; celles de la muraille du fond sont sm'tout d'une grande richesse et contiennent deux figures, à gauche Apollon avec la lyre et le plectre, à droite Calliope tenant un long papyrus déroulé. Au-dessus de chacune de ces espèces de petits temples est un paysage en camaïeu jaune.
Le reste de la salle offre des panneaux également jaunes ayant au milieu les autres Muses jouant de divers instruments ou tenant des masques ; deux seulement, debout et drapées, n'ont point d'attributs. La frise de la salle est formée d'un fond noir sur lequel courent de superbes rinceaux où se jouent des animaux et des figures.
Immédiatement après l'exèdre, se présente, dans Vatrium^ l'entrée d'un corridor où est une petite niche qui dut servir à poser une lampe ; il conduit à une grande cuisine d'où part un autre corridor aboutissant à une seconde porte sur la rue du Lupanar. La cuisine conserve son fourneau, une auge en partie doublée de plomb, un laraire avec la peinture ordinaire des serpents, un four et enfin les débris d'un moulin à moitié enterré et qui semble avoir servi d'évier. Une salle toute nue et voisine du four fut probablement un bûcher.
Rentrant dans V atrium, on trouve à gauche après le corridor un grand triclinium ayant une large fenêtre ouverte sur le péristyle, un triclinium fenestratum. Les murs de cette salle sont 'blancs et divisés par des bandes rouges et jaunes. Les peintures qui les décoraient sont
1. Giornale degli scavi , 1802, fl. VI. Homère^ Iliade, L. XXI, v. 447.
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en assez mauvais état; elles représentaient dcvs caiidélahrcs, des architectures, des quadrupèdes, des animaux , des dauphins, des masques, des Tritons, des Bacchantes et trois sujets pj-iiîcipau\. A i;auch(M'st hi Toilette d'//ermap/n'i)(h'fe entouré de six nymplies dans diverses attitudes; la seconde peinture qui a été enlevée pour le musée représente /w^cc debout accompagné de Mnesthée, du fidèle Achale et du jeune Ascagne éploré; il présente sa cuisse au chirurgien lapis, qui, à l'aide d'une pince, s'etTorce d'en extraire le 1er d'une flèche ([u'il vient de l'ecevoir en combattant les Latins; dans le fond on voit Vénus apportant à son fils le diclame qui doit cicatriser sa blessure V
Dans la troisième peinture, qui est fort effacée, on voit une jeune fille vêtue de vert, ayant des anneaux ronds aux bras et aux jambes et dont le mouvement semble indiquer l'horreur ou une immense douleur; une autre femme, plus âgée, couverte d'un long manteau blanc et couronnée de lauriers, la montre à un héros nu. armé d'un javelot et de l'épée courte nommée parazonhim ; dans le fond est le char du guerrier-, Fiorelli croit voir dans cette composition la reine Amata et Lavinie s' efforçant de détourner Turnus de combattre £'/iee\Dans le triclinium, que décoraient ces peintures, furent trouvés quatre vases de bronze, vvaq fiole de verre, un vase à huile, un olearium en terre cuite et quelques clous et fragments de barres de fer.
Par les fauces situées à gauche de la pièce remplaçant le tablinum, on entre dans un péiistyle incomplet, peu orné, ayant de deux côtés seulement des portiques soutenus par des colonnes octogones de briques revêtues de stuc, et des deux autres une simple muraille k laquelle étaient appliquées quelques constructions. Les colonnes des portiques étaient réunies par un pluteus dans lequel étaient engagés deux puteals en terre cuite dont il ne reste plus qu'un seul. Dans Varea sont quatre colonnes de plus petite dimension et peintes en vert qui portèrent une treille.
-Ce péristyle, depuis longtemps fouillé, avait été regardé à l'époque de sa découverte comme faisant partie de la maison des princes de Russie. Le côté droit n'avait pas été déblayé afin de conserver plusieurs toits , les plus intacts qui eussent encore été découverts à Pompéi ;
1. Giornale degli scavi, !8()2, PI. VUI. Virgile, Enei<L, L. XTI, v. 38.*;.
'2. Ibid., PL IX.