FiORELLi, Giornale degli scavi, 18G1, pi. V
PoMPKIA.
sirine (l(Mni-r()l()imp on saillie sous le |)()rti(|no. Celui-ci présente à oaiiche iiiK* siiii;iiliri'e enclave VA |)rise sur Varcd; les trois colonnes (jui la foi'iiMMil sont ri'imies par un pliilciis (\u\ dc'passe la li-oisièmc et vont pros(iU(> huIltM' conli-i^ le j)ili('r I. En un mol, par son plan comme par sa décoration, ce péristyle est un exemple de plus de ce mépris de la symétrie que nous avons déjà eu tant de fois l'occasion de signaler à Pompéi. Les colonnes, comme les piliers, ont leurs cannelures pleines, et sont peintes vu jaune dans leur tiers inférieur; au-dessus elles sont blanches avec des cannelures creuses. Les piliers 1/i et 15 et les colonnes
Péristvle de la Maison d'Holconius.
46 et J7 qui s'élèvent entre eux renfermaient des tuyaux qui, sortant au sommet de la partie jaune du fût, jetaient l'eau dans un caniveau qui fait le tour de l'area.
Au pied de la colonne de gauche 16, est dans le sol la clef de bronze d'un robinet d'où part en se dirigeant vers le bassin J9 un tuyau de plomb que, dans Varea, fermait une autre clef également visible.
Un peu en avant de la colonne 17 et hors de tout axe est une fontaine composée de quatre petits degrés de marbre surmontés d'une statuette d'Amour, haute de 0'",67, d'un travail médiocre et dont les cheveux sont à peine dégrossis; le bout des pieds manque; l'Amour tient dans la main gauche une espèce de fiole qui jetait l'eau amenée par un tuyau
.MAISONS KT BOL'TIOrES. 4(,:i
dont l'entrée est visible au milieu du d(js de la figure et qui traversait le bras qui n'avait été attaché au coips qu'après avoir été creusé. Le derrière de la tète manque et paraît n'avoir jamais existé. De cette circonstance nous croyons pouvoir conclure, comme nous l'avons fait à l'occasion de la fontaine de la Maison du balcon, que cette statuette était destinée à figurer dans une niche. Peut-être, au lieu d'être en pierre comme à la maison de Lucretius, cette niche n'était-elle qu'en bois; peut-être étaitce une sorte de berceau, arcella, qui a été détruit. Si on n'admettait pas cette hypothèse, comment expliquer la présence de ce tuyau entrant au milieu du dos et que tout le monde pouvait voir en circulant sous le péristyle?
Au centre de Wirea est un bassin de marbre rectangulaire, long de i'",56, large de i'^'jùô et profond de l'",25, encadré par une bordure de marbre blanc, large de 0'",30. Ses parois présentent à une profondeur d'environ 0'",60 des clous à crochet dont l'emploi est difTicile à expliquer; ils servaient probablement à suspendre dans l'eau des breuvages ou des poissons qu'on voulait mettre au frais. Au milieu s'élève une colonne cannelée portant une table ronde également de marbre blanc, tout unie, large de O'",9o et percée d'un ti'ou de jet d'eau garni de bronze.
Enfin, dans Varea, vers l'un des angles du bassin est une table ronde de marbre blanc 20, un monopodium , porté par un pied cannelé.
M. Fiorelli a cru reconnaître les traces d'un second ordre de colonnes, et dans ce cas le portique eût été à deux étages.
Beaucoup d'objets ont été trouvés dans le péristyle; parmi eux était une amphore portant cette inscription peinte en noir :
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