‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 256 sur 293 · C. CORNELIO RVFO · texte numérisé non relu

C. CORNELIO RVFO

Ce Cornélius Rufus fui probablement un des ancêtres du propriétaire plutôt (|ue le propriélairc lui-même.

Le tablinutn est entièrement ouvert sur le })érislyle comme sur V atrium. Sa muraille de gauche, hors d'aplomb comme plusieurs auli'es do cotte habitation, a été retenue par des tirants en fer. Sur cette muraille ainsi que sur celle qui fait face sont deux peintures aujourd'hui méconnaissables. On a recueilli dans cette pièce une plaque de serrure en bronze, un bouton de porte, une monnaie de grand module trèsoxydée et indéchiffrable, et enfin une cassolette à parfums, petite boîte de bronze avec un couvercle à charnières et percé au milieu.

La pièce à droite du tahlinum était une chambre à coucher ainsi que l'indique l'entaille pour le lit; le pavé est un remarquable assemblage de beaux marbres parmi lesquels domine le jaune antique.

La pièce à gauche du tahlinum, qui est plus grande et que nous supposons avoir été le triclinium, conserve deux peintures dont les sujets sont reconnaissables, d'un côté Paris assis près d' Hélène ^ de l'autre Anchise déjà chargé de ses pénates conseillant la fuite à Enée. On a recueilli dans cette salle sept jolis bracelets de bronze et une lampe et une tasse de terre cuite.

Le péristyle est fort beau et entouré de 18 colonnes , 1 par côté en largeur et 7 en profondeur, en comptant deux fois les colonnes d'angle; ces colonnes doriques et sans bases ont le premier tiers de leur fut polygonal, et leur partie supérieure cannelée. A gauche, entre la seconde et la troisième colonne, est un puteal; au fond de Varea est un petit bassin de marbre qui avait son jet d'eau comme celui de V atrium.

Cette habitation généralement fort ruinée, dont presque tous les stucs et les peintures sont tombés et qui probablement avait été déjà fouillée à en juger par le très-petit nombre d'objets qu'on y a trouvés, paraît avoir communiqué par un escalier aujourd'hui détruit avec des salles

et des boutiques placées à un plan inférieur et ayant leurs portes sur la rue du temple d'Isis, en face du temple lui-même.

Ainsi que nous l'avons dit, le coté de la rue des Ilolconius opposé aux maisons que nous venons de décrire est occupé en entier par les

Nouveaux bains (Pl. Y), pagelSJ.

Devant eux, presque au coin de la rue de Slabia, est une base de marbre (Pl. 157), sur laquelle on lit cette inscription :

iM. HOLCOMO M. F. BVFO

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