IV MA ROGAT
PoMP. Am. Hist., I, 116.
2. Nous avons vu que la maison de ce P. Proculus a été découverte en 18G8. V. page 419.
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oiU à peu près disparu; il ne reste lien du IJacchus, el dans la peinture de gauche on distinji;ue à peine (juekiucs traces d'un homme et d'une lennn(\
V\\ peu au deh\ de hi ruelle est h droite la
Maison nn i.\ Fontaink dk i/Amoiiu, n" 55 (Pl. 77), fouillée en 1850. Sur Tini de ses piliers est répétée l'image que nous avons déjà vue deux fois dans la même rue. On entre dans celle petite maison par une bouti({ue et une arrière-boutique derrière laquelle est une petite cour avec une ala à gauche contenant une jari'e pleine de chaux. Dans la cour sont un puits, un escalier et un petit bassin carré pavé en morceaux de marbre et en ojms signimun et entouré d'une caisse à fleurs. A droite au fond du bassin, sur un petit piédestal en forme de tronc d'arbre, était un Amour également en marbre qui a été porté au musée. Cette figure était placée en avant d'une niche peu profonde dans laquelle est peinte la figure d'une nymphe derrière la vasque d'une fontaine. A gauche de la niche est représenté en camaïeu Hercule armé des flèches et de la massue.
Au delà de la cour est un très-petit jardin dont le mur de fond était orné de peintures presque effacées maintenant, représentant dans le haut une chasse, dans le bas plusieurs grues et un trapézophore ou pied de table en forme de sphinx presque semblable à celui de marbre trouvé dans la maison du Faune. A gauche du jardin nous avions encore vu naguère dans une petite chambre une fort jolie Léda remarquable par le nimbe qui entourait sa tête, et dans une autre Apollon appuyé sur sa lyre et VAigle de Jupiter tenant dans son bec le bonnet phrygien qu'il vient d'enlever à Ganymède endormi; ce dernier sujet est seul reconnaissable aujourd'hui, bien que très-effacé lui-même.
En face de cette maison est celle des Princes de Russie que nous avons décrite (page 450) en même temps que celle de Siricus avec laquelle elle communique.
Revenant un peu sur nos pas, nous entrerons dans la petite rue à laquelle nous avons donné le nom de ruelle de la Fontaine-du-Bœuf, Cette ruelle, qui se replie à angle droit à la moitié de sa longueur, présente une particularité bien inexplicable. Lorsqu'on y arrive par la rue de Stabia, on voit qu'elle admettait les chars, car le pavé est sillonné d'ornières, mais vers le milieu de cette première branche, la circulation
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est interrompue par une borne placée an milieu de la chaussée et les ornières n'existent plus jusqu'au coude, où se trouve une seconde borne après laquelle les ornières i*eparaissent dans toute la partie parallèle à la rue de Stabia. Il est certain que le passage dut être libre autrefois dans toute la longueur de la ruelle; elle est trop étroite pour que les chars aient pu y tourner, ils n'ont donc tracé les ornières que lorsqu'ils la traversaient tout entière, et c'est quand, pour une cause restée inconnue, la partie comprise entre les deux bornes leur fut interdite, que celle-ci fut repavée à neuf, ainsi que le prouve l'absence d'ornières. Au coude se trouve une fontaine composée d'un bassin carré, comme à l'ordinaire, dans lequel Feau était jetée par une tète de bœuf traversée encore par le tuyau de plomb qui l'amenait.
A l'extrémité de la ruelle on se trouve dans la Via délia casina deirAquila qui la coupe à angle droit. Cette rue dans sa partie comprise entre la ruelle et la rue de Stabia a été fouillée en 1858, mais les maisons qui la bordent n'ont été déblayées que plus récemment. De nombreuses inscriptions sont peintes en rouge et en noir sur tous les piliers de cette rue, principalement au côté qui se présente à droite au voyageur venant de la ruelle.
Sur le pilier à droite de la porte de la maison qui fait l'angle des deux rues, est celle-ci qui reproduit le nom d'un des personnages dont nous avons décrit l'iiabitation ^ .
GAVIVM RVFVM.